Le shérif Joel Doiron est bien en selle !

Crédit photo : Daniel Mailhot

Le shérif Joel Doiron est bien en selle dans son rôle de directeur des courses  à Cornwall.

Dans l’article, on revient sur sa nomination, ses expériences, ses forces et des défis.

Mine de rien, Joël débutera sa 5ième saison à titre de directeur des courses au Cornwall Motor Speedway. Un poste névralgique, peu convoité, qui implique son lot d’inconvénients. Les Bob Trottier, Dennis Moquin et Scott Hanton ont assumé ce rôle avant que Joël accepte le poste en 2017.

Avant d’être pressenti pour ce poste, par la famille Lavergne, Joël comptait, dans son bagage d’expérience, une saison à titre de directeur des courses de la défunte piste de terre battue, autodrome Edelweiss. Une expérience qui lui a permis de voir l’autre côté de la médaille.

Il a œuvré en tant que policier avec la Police Provinciale de l’Ontario pendant plus de 30 années. Il a acquis ses expériences en tant que patrouilleur, superviseur d’équipes, recruteur, policier liaison pour le territoire autochtone d’Akwesasne et policier communautaire. Toutefois, son expertise acquise dans le rôle de relationniste, auprès des médias dans la police, lui sert bien aujourd’hui. De plus, son implication auprès des jeunes et des programmes anti-crime lui a valu plusieurs reconnaissances. Maintenant, retraité de la Police Provinciale de l’Ontario, il enseigne, depuis 2010, à la Cité Collégiale francophone d’Ottawa en technique policière, mais cela vous le saviez déjà.

Son implication auprès des jeunes se continue que ce soit lors des courses de Karting ou pour les nouveaux adeptes des différentes classes. De par son implication, Joël transmet aux jeunes pilotes les bonnes valeurs dans un sport de dualité. Des valeurs que lui-même a reçues de son père, ancien pilote DIRTcar, Ovide Doiron.

Depuis sa nomination, il se réjouit que plusieurs jeunes pilotes ont gagné en maturité. Il voit d’un bon œil l’arrivée de la nouvelle classe Rookie Sportsman. Une classe destinée aux nouveaux adeptes qui fera partie de la programmation du dimanche. Il suivra, de près, leur évolution et transmettra ses observations. Il veut s’assurer que le pilote ait les habiletés et la maturité nécessaire avant de rejoindre les vétérans. La sécurité est au centre de ses préoccupations.

Joël a déjà été approché pour assumer la fonction de directeur DIRTcar Northeast. Toutefois, après avoir pris connaissance des mesures contraignantes aux niveaux frontaliers et fiscaux, il a dû se résigner.  

Ancien champion 2002, dans la classe Modifié de la piste Cornwall Motor Speedway, un exploit qui est gravé dans sa mémoire. Un championnat obtenu par un seul point alors qu’il était 3e au classement. Tout s’est joué lors de la dernière finale. Il est la preuve que tout est possible avec de la patience, la détermination et la persévérance. Un rêve qui est devenu réalité rejoignant ainsi son idole, son père Ovide Doiron qui 30 ans plutôt avait fait de même. Un sentiment de fierté.

Son expérience en tant que pilote joue en sa faveur puisqu’il peut se mettre dans la peau d’un pilote. Lors d’une décision controversée, il explique ses raisons, après avoir obtenu les opinions de ses officiels.

Joël a été élevé dans le juron des courses, la piste de Cornwall étant son terrain de jeu. Malgré tout, depuis 4 saisons, il a démontré son impartialité en appelant des décisions justes et équitables. Des décisions qui parfois peuvent sembler injustes dans l’esprit du pilote ou de l’équipe. «Je n’ai pas la chance de consulter Toronto ou avoir les images du média 360nitro.tv en temps réel cependant, j’ai la chance d’avoir une équipe que je peux toujours consulter et, je n’ai pas peur de le faire et, c’est pour cela que je suis à l’aise dans mes décisions, ajoute Joël.»

Joël fait confiance aux membres de son équipe, il sait qu’ils vont agir en gardant à l’esprit la santé du sport. Son équipe est professionnelle et cherche constamment à s’améliorer.

Sa facilité de transmettre ses attentes, dans les deux langues, est un atout non négligeable lors d’une course. Les pilotes du Québec apprécient cette façon de faire et il se permet un brin d’humour, à l’occasion, lorsque ça devient tendu sur la piste.

Joël a une approche qu’il qualifie d’humaniste. L’écoute des pilotes, des amateurs et de chacun des membres du personnel est essentielle pour le bon fonctionnement d’une soirée de course. «Le rôle de tous est capital, que ce soit le vendeur de ‘hot dog’,  la billetterie jusqu’aux annonceurs, ils sont, avant tout, des passionnés de course qui ont à cœur le succès du Cornwall Motor Speedway. Il ne faut jamais perdre cela de vue ajoute Joël.»

Après avoir accepté le défi en 2017, Joël avait mentionné, dans un comité de presse de Martin Bélanger, le 23 janvier 2017: «Je vais à Cornwall, depuis que je suis tout jeune, en tant que chef d’équipe, avec mon père Ovide, mais également avec la présence de la famille Lavergne à la barre de la piste. J’ai un énorme respect pour eux, je connais également Raymond depuis l’adolescence. Tous les changements, qui ont étés apportés depuis qu’ils ont acheté la piste, démontrent qu’ils veulent garder Cornwall à un haut niveau mais également les personnes qui travaillent en arrière de la scène, à la piste».

Quoi qu’on en dise, la piste de Cornwall est une référence à bien des égards. Une fierté que Joël partage avec le personnel et la famille Lavergne.

Le rôle de directeur des courses  est souvent ingrat et peu valorisant mais Joël Doiron ‘deal’ très bien avec cela !

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Steve Brillant
Chroniqueur / Photographe
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