Un retour sur Bahrein

Crédit photo : Formula1.com

Une première course pour la F1 en 2021

Une semaine après le premier Grand Prix de la saison à Bahrein, il est temps de faire un retour sur ce début de saison qui nous a fait vivre de belles émotions. La lutte entre Mercedes et Red Bull, la descente aux enfers de Haas, le renouveau de Ferrari, la naissance difficile d’Aston Martin et les espoirs de McLaren font partie de l’histoire de cette première manche de vingt-trois.

Le retour de Red Bull

On s’en doutait après les essais d’avant-saison mais le premier weekend de course aura confirmé que Red Bull a rattrapé, et même un peu devancé, Mercedes. Les changements mineurs aux règles aérodynamiques ont clairement défavorisé les voitures au piqué moins prononcé (low-rake) et les deux écuries les plus pénalisées sont Mercedes et Aston Martin, qui ont adopté un profil de plancher moins incliné dans les dernières années. Cet avantage par rapport aux autres écuries est donc maintenant disparu, presque comme par magie.

Le résultat de tout ça, c’est que nous avons eu droit à une course stratégique où Hamilton et Verstappen se sont échangé la tête de la course au gré des arrêts aux puits. En fin de course, les deux protagonistes ont donné des frissons aux amateurs alors que Verstappen rattrapait petit à petit le multiple champion du monde, sur des pneus moins usés. Le moment du dépassement venu, le pilote Red Bull a débordé les limites de la piste et a été sommé de redonner immédiatement la position de tête à Hamilton avec quelques tours à faire. Mais le brio de Hamilton dans la défense de sa ligne de course, jumelé à une moins bonne adhérence des pneus de Verstappen, a permis au Britannique de monter sur la plus haute marche du podium. Fort. Très fort.

Les meilleurs des autres

Derrière eux, avec près de 30 secondes de recul, le pauvre Bottas était incapable de suivre la cadence. Vrai, il a été victime d’un mauvais arrêt aux puits. Malgré tout, il n’aurait pas pu se mêler à la bataille de fin d’épreuve. Lando Norris finit 4e et confirme le retour à l’avant-plan de McLaren (Ricciardo a terminé 7e, malgré une monoplace endommagée). Encore une fois, Perez a su démontrer son grand talent dans des circonstances difficiles. Un problème électronique durant le tour de chauffe l’a obligé à partir des puits. Il a malgré tout profité de sa nouvelle monture Red Bull pour se faufiler jusqu’au 5e rang, à seulement 5 secondes de Norris. Fort. Très fort.

Ferrari, avec un moteur nettement plus performant que celui de l’année dernière, a placé ses deux jeunes pilotes (Leclerc et Sainz) dans le Top 8 et il semble bien que ces 4 écuries (Mercedes, Red Bull, McLaren et Ferrari) formeront le coeur de la première moitié du plateau cette saison.

Rien de facile chez Aston Martin

Le canadien Lance Stroll, a encore une fois fait une course honnête, sans éclat. Pas un mauvais pilote mais pas un pilote exceptionnel non plus. Sa monture souffre du même manque de stabilité à l’arrière que les Mercedes et il n’est pas du tout acquis que ce problème sera facile à régler dans les prochains mois. Quant à Vettel, maintenant chez Aston Martin pour tenter de relancer sa carrière, après une mauvaise qualification, il a connu une aussi mauvaise course. Bloquant souvent les roues au freinage, il a été brouillon à plusieurs occasions et termine au 15e rang. Seul Mick Schumacher, dans une Haas anémique, a terminé derrière lui au classement de la course parmi les pilotes ayant vu le fil d’arrivée.

En fond de grille

Chez Alpine, le nouveau nom de Renault, on semble manquer de performance pure. Ocon n’a pas pu faire mieux que 13e et Alonso, après s’être assez bien battu pour obtenir quelques points, a vu sa course se terminer plus tôt que prévu après seulement 32 tours. Russell, chez Williams, a encore une fois tiré de sa voiture plus que ce qu’elle peut donner. Il est incompréhensible que ce pilote soit encore dans une écurie si peu performante après avoir prouvé maintes et maintes fois qu’il peut faire plus, beaucoup plus.

Pour Haas, qui a déjà confirmé qu’elle faisait l’impasse sur le développement de la voiture 2021, il faudra simplement survivre jusqu’à la saison prochaine, en essayant de ne pas nuire aux autres pilotes. Avec deux secondes et plus de retard au chrono, qui deviendront probablement 4 ou 5 secondes en fin de saison, ce sera tout un défi de motivation pour Mick Schumacher. Quant à Nikita Mazepin, qui s’est sorti lui-même de la course au troisième virage, on ne peut qu’espérer qu’il fasse de même à chaque course, pour éviter d’être une chicane mobile dangereuse pour les autres voitures. Oui, c’est méchant. Mais c’est la triste réalité.C’est donc parti pour la saison 2021. Et c’est très bien parti! On se donne rendez-vous pour le Grand Prix d’Émilie-Romagne, sur le mythique circuit d’Imola en Italie. Du grand bonheur.

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Christian Gingras
Chroniqueur / Photographe
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