Réal Lafrance le pilote le plus méticuleux que j’ai connu – Lucien Beauregard

Crédit photo : Patleck

«Réal Lafrance le pilote le plus méticuleux que j’ai connu!» – Lucien Beauregard

 

Lucien Beauregard une passion inaltérée!

À l’heure du confinement en raison de la pandémie de la COVID-19, j’ai contacté Lucien Beauregard membre de l’équipe Plante Racing. Que de chemin parcouru, une source de fierté pour ce dernier qui n’a pas ménagé son implication aux courses. Un bagage d’expérience de maturité et avec le besoin de s’amuser qui incarne une inspiration la plus profonde. M. Beauregard se livre avec simplicité.

 

Lucien Beauregard et les courses

 

«Je suis dans l’équipe de Réjean Plante depuis leur venue en ACT et depuis le début de l’aventure en modifié et sportsman sur terre battue. Maintenant je m’occupe des pneus avec Maxime, je suis aussi l’interprète, mais les jeunes commencent à être bons.

Je suis aux courses depuis pas mal de temps, je dirai même très très longtemps avec mon père Roland qui était un des grands chums du regretté Frank Hodge. J’avais 10 ans à l’époque où j’ai commencé à jouer sur ces bêtes qu’est un modifié. Par la suite j’ai été un fidèle de l’équipe de Réal Lafrance 11 MOD, toujours un bon ami, qui a malheureusement pris sa retraite.

J’étais là quand l’estrade est tombée à la vieille piste de Drummondville. Nous venions de descendre avec ma mère Lucienne Cabana (petite cousine Jean-Paul Cabana) quelques minutes avant, à l’époque les enfants et les dames n’avaient pas le droit d’aller dans les puits.

Des courses de stockcars j’en ai vues beaucoup beaucoup. Je ne suis pas tombé dedans quand j’étais p’tit mais bien proche lol. Aujourd’hui je vais aux courses avec ma conjointe Nathalie qui fait partie entière de Plante Racing».

Questions :


Avez-vous déjà coursé ?
Malheureusement non!

Anecdotes ?
«Il y a un membre dans notre équipe présente, qui a une barbichette et le running gag dans l’équipe est que si une des deux voitures gagnent soit une qualification ou une finale, on lui coupe. L’an passé s’est venu à une voiture près qu’on le fasse. Cette année on y ajoutera les times trial».

Quel pilote fait des miracles sur les pistes avec le peu d’équipement depuis que vous êtes aux courses?
«Si on recule dans le temps, c’était Gene Tétreault, un vieux MR qui venait aux courses, pas d’équipe qui venait du Vermont et coursait à Granby».

Quelle a été la plus belle rivalité?
«Aux USA Jack Johnson/ Harry Peak, ici Real Lafrance/ Luke Plante».

Qui a été le pilote le plus talentueux?
«Peut pas faire autrement, Réal Lafrance».

Parler moi un peu plus de Réal Lafrance?

«Réal était… je le décris comme le pilote le plus méticuleux que j’ai connu. Rien n’était laissé au hasard, la voiture était vérifiée de A à Z, tout était vérifié. Nous étions dans le garage du lundi au mercredi de 19 h jusqu’à 23 h et parfois plus. Le vendredi c’était au garage à 14 h et départ à 16 h, c’était une vraie horloge. Si nous avions entré la voiture de l’avant dans le garage et on gagnait, elle était stationnée comme ça durant longtemps, si nous avions une mauvaise soirée, on la stationnait du reculons. Lol. Aux courses, personne ne pouvait parler avec les membres des autres équipes, il nous disait, «Ici on est à la guerre». C’était cependant une personne super généreuse, si tu étais mal pris il était là».

Est-ce que les courses sont meilleures aujourd’hui?
«Oui, puisque la nouvelle techno est là et les voitures plus performantes».

Ce que vous aimez moins voir aux courses?
«Tous les règlements maisons et les faiseurs de slidejob. On s’est déjà fait dire quand vous faites faire ça, le pilote n’a qu’à lever les pieds, comme il n’y a pas de miroir c’est pas évident de se faire grimper. Il y en a un qui nous a fait ça à Plattsbugh, à Maxime Plante en sortant de la 4 et a tenté de grimper Maxime dans le mur en se laissant déporter. Il nous a même coupé le pneu avant gauche, pour ne pas le nommer Jessie Mueler, mal lui en a pris, il a complètement détruit le devant de sa voiture».

Que faites-vous pendant la période de confinement?
«J’aimerais bien être avec mon chum Réjean Plante pour jouer après les voitures, mais non ce n’est pas le temps alors ma conjointe et moi travaillons dehors pour préparer le terrain, l’été c’est impossible 2 à 3 soirs de garage. Jeudi, soirée des dames lol ce qui veut dire souper resto avec Sylvie conjointe de Réjean et nous. Vendredi let’s go racing et ce, jusqu’au dimanche, nous couchons aux pistes de course, on est rendu vieux, lol».

Est-ce que vous pensez que le convid-19 va avoir un impact sur les courses?
«Oui je pense que pour un certain temps les gens vont y penser, je les imagine dans les estrades, pour nous dans les puits c’est différent, on a de l’espace».

Merci à M Beauregard pour cette entrevue, j’ai découvert un homme généreux qui se livre avec facilité.

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Steve Brillant
Chroniqueur / Photographe
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