Même après 19 fois …

Crédit photo : Francois Richard

(Loudon, New Hampshire) J’en suis à ma dix-neuvième visite au New Hampshire, ma septième en tant que représentant média accrédité. Même après autant de présence depuis 2006, je ne réussis pas à sauter une année (sauf lors des années sombre pandémique qu’on ne parlera pas ici).

Pour la première fois depuis que je viens sur place, je suis venu seul sans aucun photographe ou ami. Il faut dire que j’ai passé ma liste d’amis et de collègue au complet, elle est complètement épuisée. L’avantage de partir seul est d’avoir aucune concession à faire sur ce que l’on veut, si j’ai le goût d’écouter du Fernand Gignac ou encore du métal industriel pour faire sauter mes haut-parleurs dans mon auto je peux le faire et ce sans aucune restriction. Je ne dénoncerai pas de collègue ici, mais lors d’un récent voyage on m’a fait enduire du Joe Dassin chanter par Pierre Lapointe. Sans rancune Christian

Le gros désavantage de couvrir un évènement du côté du pays de l’oncle Sam seul est que je dois couvrir l’entièreté des frais de voyages, c’est-à-dire l’essence et l’hôtel. À cette période de l’année, la loi de l’offre et de la demande l’emporte, les différents hôteliers du coin en profitent pour se remplir les poches en gonflant de façon exagérée les prix des chambres. Il n’y avait pas beaucoup d’option en bas de 300$ US la nuit.

Heureusement avec mes talents de recherche « googoulien », j’ai réussi à dénicher une chambre dans un majestueux « Super 6 » dans le coin de Nashua. L’hôtel fraichement rénové au goût du jour (Reste à savoir dans quel mois et qu’elle année se situe le jour en question) ne m’a coûté que 97$ canadien la nuit plus les frais. Un rapport qualité/prix imbattable avec en prime une clientèle dès plus distinguées.

Qui à la poisse ?

Sylvain Fournier a eu l’immense honneur de m’accompagner en tant que photographe dans la grande majorité de mes couvertures NASCAR aux États-Unis. D’ailleurs, c’est avec Sylvain que j’ai eu la chance de représenter dignement 360Nitro.tv à Daytona en 2024 et 2026. Cependant, et j’ignore pourquoi, deux voyages sur trois il pleut. Je me disais sans vraiment de preuve : « À chaque fois que Fournier vient avec moi il pleut citron. Il doit sûrement m’amené la poisse ».

Finalement, force est d’admettre que c’est peut-être le contraire. Sylvain n’est pas avec moi au New Hampshire et la pluie s’est mise à tomber dimanche en fin d’avant-midi. Tellement qu’au moment d’écrire ce texte, il était encore difficile de prévoir si la course sera remise ou non.

Je tiens donc ici publiquement à offrir mes excuses à Sylvain Fournier en lui confirmant que c’est moi qui apporte la poisse lors de nos couvertures du NASCAR aux pays de l’oncle Sam. Voilà c’est fait.

Revenons à cette édition 2026 du New Hampshire

Non on n’y reviendra pas toute de suite, j’ai d’autres choses à vous parler. À partir de la Capitale Nationale, vous pouvez compter facilement un 5 heures de route excluant le passage aux douances pour vous rendre à Loudon. Quand je suis parti, vendredi, la partie la plus longue de mon trajet a été de sortir de la ville de Québec qui est sens dessus-dessous tellement il y a de la construction routière partout et pas juste pour le [insérer ici un blasphème de votre choix] de tramway.

Je ne suis pas camionneur, dont je ne parcours pas plusieurs dizaines de milliers de kilomètre par année mais je suis quand même en mesure avec le nombre de voyages en voiture que j’ai fait au sud de la frontière de faire des comparaisons. Je ne dirai rien sur le troisième lien car c’est devenu presque burlesque tellement que c’en est ridicule (Que vous soyez pour ou que vous soyez contre).

Ce qui me dépasse c’est de voir que l’autoroute 20 entre Québec et Montréal soit encore à deux voies dans chaque direction. On n’est pas loin du point de saturation. Le Traffic augmente sans cesse sur cette partie de l’autoroute transcanadienne, comment se fait-il qu’elle ne soit pas encore trois voies de large ? Pourquoi, que lorsqu’on refait le pavage dans la direction « Est » en faisant dévier le traffic sur les voies de la direction « Ouest » que le gouvernement n’en profite pas pour ajouter des voies. Surtout que lorsque la circulation est déviée, ça tombe à quatre voies sur le côté qui reçoit les déviations. Le ministère des transports, n’est pas obliger d’élargir la 20 d’un seul coup, il pourrait y aller progressivement.

Il est vrai qu’au Québec tout travaux de construction coûte souvent le double ou le triple du prix d’ailleurs et dure 2 fois moins longtemps. Je me pose la question, est-ce qu’une à trois voies qui n’est pas saturée durerait plus longtemps qu’une route a deux voies saturées qui devra être refaite plus rapidement car elle usera plus vite. On parle de TGV, il serait peut-être bon aussi de donner un peu d’amour à nos routes. Si on compare avec ce qui se fait comme autoroutes au pays du gros orange, ici nous sommes vraiment dans une autre époque.

Le camping au New Hampshire

Je suis allé pour la première fois me balader sur les différents terrains de camping entourant l’ovale d’un mille. J’en ai profité pour aller saluer un groupe de joyeux lurons du Lac St-Jean qui ont traversés vents et marée pour venir camper au New Hampshire. Ce n’est pas rien, ils ont parcouru plus de 9 heures de routes pour venir sur place. D’ailleurs, Jocelyn Potvin, « flagman » à l’occasion à l’autodrome de St-Félicien, est arrivé une semaine avant la course traînant fièrement derrière son RAM sa toute nouvelle roulotte.

Je serais curieux de savoir le pourcentage des spectateurs qui campent sur place par rapport aux 44000 sièges disponibles. Au niveau du camping, il y en a pour tous les goûts de la simple tente au gros véhicule récréatif en passant par la roulotte traditionnelle. Certains ont des budgets limités tandis que d’autres semblent plus inquiets de la fin du monde que de la fin de mois. Une chose est certaine, tout le monde y trouve ses comptes et ce peu importe la grosseur du portefeuille.

La journée du samedi

Premièrement, ne jamais ajusté votre réveille-matin sur votre cellulaire sans avoir préalablement mis vos lunettes. J’en sais de quoi, je me suis levé plus tard que j’aurais dû. Cependant, je n’ai rien manqué de l’action en piste. Fiou ! La journée a débuté par une pratique de la CUP qui s’est déroulée à vive allure car tout juste après était présenté les qualifications de cette même série.

Tyler Reddick au volant de la rutilante Toyota Camry arborant le numéro 45 a décroché l’honneur de mener la meute de loup vers la ligne de départ/arrivée. Josh Berry, oui vous aviez bien lu, avait l’honneur de l’accompagner sur la première ligne. Derrière eux, William Byron et Denny Hamlin les suivaient avec le couteau entre les dents.

Par la suite, les camionnettes de la série Craftman ont pris d’assaut l’ovale d’un mille pour une course de 175 tours remportée de main de maître par Layne Riggs. Pour ceux qui se posent la question, oui Layne est bien le fils de Scott qui a fait ses classes en CUP il y a quelques années. Le jeune Riggs âgé de 24 ans est considéré comme un talent prometteur. On verra bien, le temps répondra à cette question. Il y a beaucoup d’appelé et peu d’élu qui réussisse à gravir les échelons jusqu’à l’étape finale qu’est la CUP.

Finalement, les pilotes de la série Whelen ont eu l’honneur de clore la journée avec une épreuve de 100 tours interrompue par la pluie mais qui a pu être présentée dans son entièreté.

Et le dimanche

Pour ceux qui se pose la question, je me suis réveillé à l’heure désirée car j’avais enfilé ma prothèse visuelle avant d’ajuster l’heure sur mon cellulaire. La [insérer ici un blasphème de votre choix] de pluie s’invite encore au New Hampshire. Dame nature semble aimée faire suer les amateurs de courses du New Hampshire.

Les voitures ont été alignées dans la zone des puits et les spectateurs qui avait des « Pit Pass » ont pu les voir de près. Les cérémonies d’avant course ont eu lieu comme prévu après que la piste fut asséchée. Les pilotes ont pris place dans leur monture. Cependant, durant le tour de chauffe, Carson Hocevar a fait la « spin » et les officiels ont pris la décision de ramener la troupe dans la zone des puits et mettre la course en « rain delay » le temps de la faire sécher un peu.

Un petit rappel, en 2024, les caoutchoucs de pluie avait été mis sur les voitures pour finaliser l’épreuve. Ce qui avait donné place à un spectacle complètement décousu mais au combien spectaculaire et d’une certaine façon amusante. Comme il n’y avait plus de gomme sur la piste, il n’y avait plus aucune trajectoire de courses qui tenait la route.

L’épreuve a été lancée vers 15 heures. Les premiers tours de piste ressemblaient à la course de Phoenix tellement les lignes de courses étaient brouillon. Dès le premier tour, avec une piste mouillée, les spectateurs n’ont pas eu à attendre longtemps pour assister à la première neutralisation puisque la voiture 45 de Tyler Reddick est parti en dérapage à la sortie du quatrième virage et a bloqué quelques concurrents dont Denny Hamlin. Pour la première fois de l’histoire de la piste, une neutralisation survenait avant même la fin du premier tour.

Tous les yeux pointaient vers « SVG » ou encore les quelques pilotes habitués de rouler sur des pistes de terre-battue tel Bell ou Larson. Cependant, lorsque la piste est devenue sèche, les spectateurs présents sur place se sont vite aperçus que « SVG » était limité sur les circuits autres que les routiers.

La course a été ponctuée de neuf neutralisations mais elle a paru durer une éternité. Heureusement, malgré une météo incertaine, elle n’a pas été reportée au lundi. Les pneus de pluie auront permis de débuter la course a pris un peu de retard, mais elle a finalement démarré plus rapidement et a pu être présentée. La victoire est revenue à Ryan Blaney.

En conclusion

Sans exagération, le New Hampshire Motor Speedway est pratiquement devenu ma seconde maison tellement que j’y suis venu. Au fil du temps, j’ai pu amasser une collection de photos me permettant de me rappeler les bons moments que j’y ai passés. Je suis déjà prêt pour l’édition 2027.

Que les dieux bénissent les rois de la course !

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