Tyler Reddick cumule cinq victoires en dix courses. Si on lui avait posé la question : quel est ton objectif en 2026 en termes de visites dans le cercle des vainqueurs? Il aurait peut-être répondu 5 mais sûrement en 10 épreuves.
Voici donc mon analyse de la CUP pour les 10 premières courses de 2026.
Une domination qui s’écrit en majuscules

À Daytona, il a esquivé deux accrochages dans les derniers tours comme si de rien n’était. À Atlanta, une piste qu’il affectionne particulièrement, il a remporté la pole et la course. Et puis cette démonstration au Texas où Reddick a tout simplement été dominant.
Après Phoenix où Ryan Blaney a su faire la différence, après Las Vegas où Denny Hamlin a rappelé qu’il existe encore, Reddick est revenu à Darlington et il a gagné. À Kansas, il a remporté sa cinquième victoire en neuf courses seulement. Le dernier pilote à avoir réussi l’exploit est Dale Earnhardt en 1987 gravés.
Phoenix et Darlington : quand la stratégie rencontre l’audace
Ryan Blaney, à Phoenix, a fait preuve de sang-froid. Ty Gibbs menait la course, mais Blaney a su trouver les bonnes trajectoires quand il le fallait.
À Darlington, on pensait que Brad Keselowski semblait irrattrapable après avoir remporté les deux étapes. Mais voilà… Reddick a tout simplement été plus rapide. Il y a des courses où tu peux analyser tous les paramètres possibles et imaginables. À Darlington ce jour-là, c’était simple : Reddick avait une meilleure voiture.
Surprises et révélations
Chase Elliott a montré à Martinsville pourquoi on parle de lui depuis des années en remportant sa 22e victoire en carrière. Ce pilote a quelque chose qui plaît aux amateurs puisque depuis plusieurs années il est leur favori.

Ty Gibbs, à Bristol, a décroché sa première victoire en Cup. Le premier pilote depuis Kurt Busch en 2002 à remporter sa première victoire sur cet ovale. Bristol, c’est un lieu qui forge les champions ou qui les brise.
Et puis il y a Carson Hocevar à Talladega. Personne ne l’attendait. Dans le chaos habituel de la piste de l’Alabama, Hocevar a glissé à travers la meute et a terminé devant 0,114 secondes sur Chris Buescher. Sa première victoire en carrière.
Denny Hamlin a 61 victoires en Cup. Dixième pilote le plus victorieux de l’histoire. Il a remporté Las Vegas. À son âge, avec tout ce qu’il a traversé, il continue de montrer que le talent ne s’use que si on ne s’en sert pas. Il est 110 points en retard sur Reddick. Mais c’est Denny Hamlin.
État des forces : les dix pilotes dominants jusqu’à maintenant
- Tyler Reddick : Cinq victoires, oui, mais c’est surtout sa constance qui impressionne. Il termine régulièrement devant tout le monde. Il a terminé dans le top 10 pratiquement à chaque course. Il a appris à gérer la pression, la fatigue, les déceptions. C’est ça qui fait les grands champions. Il n’est pas juste bon en ce moment. Il est supérieur.
- Denny Hamlin : Une victoire qui compte beaucoup. Mais ce qui vraiment change la donne, c’est qu’il termine régulièrement dans les dix premiers. À Vegas, à Martinsville, mais aussi à Chicago et à Phoenix encore. Les jeunes peuvent courir vite, mais Hamlin sait comment gagner.
- Ryan Blaney : Une seule victoire, mais regardez son historique sur les dix courses. Il ne lui manque que la régularité de Reddick et Hamlin mais, quand il se montre, il se montre vraiment.
- Chase Elliott : Pas de victoire depuis Martinsville, mais il possède une constance qui rassure. Il ne fait pas d’erreurs importantes. Il court intelligemment. Chez Hendrick, on sait que les voitures sont rapides et Elliott semble être celui qui maîtrise le mieux son bolide dans cette équipe pour l’instant.
- Ty Gibbs : Pour moi, il est celui à surveiller. Il commence à se sentir plus à sa place que dans les saisons précédentes. Sa première victoire à Bristol montre qu’il a le potentiel pour. À 22 ans, l’apprentissage est terminé.
- Kyle Larson : Attendez une seconde. Larson n’a pas encore remporté de victoire cette saison même s’il termine constamment dans le top 10. Il est régulièrement dans les batailles pour la tête. C’est un pilote qu’on ne doit jamais oublier. Les victoires viendront.
- Chris Buescher : Lui aussi est là, tranquillement, à finir ses courses. Une deuxième place de prestige à Talladega. Des tops 10 réguliers. Pas flashy, pas spectaculaire, mais solide.
- Christopher Bell : Il a dominé à Phoenix avec 176 tours menés. Mais c’est la stratégie qui l’a eu. Il termine quand même régulièrement dans le haut du classement. Il devrait être beaucoup plus haut au classement.
- Carson Hocevar : Talladega, c’était une victoire surprise. Mais on ne peut pas négliger un pilote qui a traversé le chaos et qui a su être au bon endroit au bon moment. Une victoire qui lui donnera confiance. Imaginez Hocevar avec une voiture d’une équipe de pointe. Pourquoi pas dans la 48 en 2027?
- Brad Keselowski : Les deux étapes à Darlington. Les gens oublient facilement ça. Brad a montré qu’il sait où aller quand il faut. Il sait bien utiliser le matériel mis à sa disposition.

Chez les fabricants : la domination de Toyota
Toyota monopolise les victoires. Sept victoires en dix courses. C’est impressionnant. Chevrolet en a deux, Ford une seule. La domination de Toyota est quelque peu embarrassante pour les autres équipes. Il est certain qu’après 10 courses le vent peut changer mais ça va prendre plus qu’un petit nordet.
En conclusion

Il en a coulé de l’eau sous les ponts depuis février. Dix courses, c’est un échantillon intéressant mais pas définitif. Reddick domine, c’est clair. Mais NASCAR, c’est comme la vie : personne n’a jamais dit que ce qui commence bien finira bien.
Il reste 26 courses avant le Chase. Beaucoup d’occasions de tout changer. De tout réécrire. Reddick a les cartes en main, mais les autres ont encore des as à jouer.
Que les dieux bénissent les rois de la course !







