Spiderman puissance quatre !

(Collaboration spéciale, Geoffroy Lettier US-Racing.com)

Hélio ‘Spiderman’ Castroneves remporte les 500 miles d’Indianapolis pour la quatrième fois de sa carrière, au terme d’une fin de course dantesque.

Face à Álex Palou, Hélio Castroneves a dû faire étalage de tout son métier pour résister et s’offrir une quatrième montée du grillage sur l’Indianapolis Motor Speedway, synonyme d’une victoire. Après 2001, 2002 et 2009 pour le compte de la Team Penske Spiderman frappe une quatrième fois, à 46 ans, à l’Indy 500, contrairement à ses trois premiers sacres, celui-ci intervient pour le compte de la Meyer Shank Racing.

De longues minutes durant le Brésilien partage sa joie avec les fans et tous les membres de son équipe et de sa famille. Une joie partagée par les 147 000 personnes présentes en tribune après une édition 2020 marquée par le huis-clos.

Tout d’abord je ne peux que remercier que toute cette équipe. Cet état est incroyable. J’adore Indianapolis. Ces fans me donnent une telle énergie. Depuis le début (de la quinzaine) je me sentais bien. Je savais que tout irait bien. Je n’aurai pas pu faire tout cela sans ma famille. C’est incroyable. Tom Brady a gagné le Super Bowl et nous l’Indy 500. Personne n’a jamais abandonné, tout le monde y a cru. Nous l’avons fait.

Hélio Castroneves

Hélio Castroneves rejoint Al Unser, A.J. Foyt et Rick Mears au premier rang des pilotes les plus victorieux de l’Indy 500 avec quatre succès.

Sous le drapeau à damier Hélio Castroneves devance finalement Álex Palou. Le Français Simon Pagenaud prend la troisième place. Pato O’Ward et Ed Carpenter complètent le top 5. Santino Ferrucci, Sage Karam, Rinus VeeKay, Juan Pablo Montoya et tony Kanaan intègrent le top 10.

Dès le troisième virage, Colton Herta se porte en tête de la course, puis dans le deuxième tour Rinus VeeKay se porte en tête. Le premier fait marquant intervient dès la première salve d’arrêts. Sous drapeau vert, Stefan Wilson se rate à l’entrée des stands et est à l’origine de la première neutralisation de la course. Scott Dixon et Alexander Rossi perdent gros, puisqu’ils rentrent aux stands sous drapeau jaune, en panne d’essence. Tous deux perdent un tour.

Lors de la relance Conor Daly remporte le bras de fer face à son coéquipier Rinus VeeKay et prend les commandes de la course pour la plus grande joie du public massé dans les tribunes. Les pilotes de la Ed Carpenter Racing continuent de mener le peloton, mais consomment plus que leurs rivaux.

Ainsi, ils s’arrêtent juste avant la mi-course, alors que la majorité du peloton poursuit pendant une dizaine de tours.

Graham Rahal perd toute chance de victoire au tour 119, lorsqu’un de ses mécaniciens ne sert pas sa roue arrière gauche. Il perd le contrôle de sa monoplace dans la voie d’accélération et s’en va taper le mur extérieur du virage n°2. Quant à la roue, elle poursuit sa folle chevauchée et Conor Daly la percute, endommageant son aileron avant.

Dès lors, Felix Rosenqvist et Takuma Sato tentent une stratégie à la consommation, mais ce choix s’avère perdant. Dans les dix derniers tours ils passent par les stands. La victoire se joue alors entre Hélio Castroneves, Álex Palou, Pato O’Ward, Simon Pagenaud et Ed Carpenter. Hélio Castroneves, par l’extérieur et Álex Palou à l’intérieur, s’échangent à plusieurs reprises les commandes dans les dix derniers tours.

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