Labbé l’emporte à CTMP

La crise mondiale a frappé la planète course de plein fouet ce printemps et la Série NASCAR Pinty’s n’y a pas fait exception. Les courses prévues jusqu’au Grand Prix de Trois-Rivières ont jusqu’ici toutes été soit annulées ou reportées. Mais la série fait des efforts pour garder l’intérêt et a lancé un événement sur iRacing, allant même jusqu’à le diffuser en direct sur TSN. C’est ainsi que le Castrol 150 virtuel a pris la place du Clarington 200 qui sent les pneus et l’essence !

Le plateau était composé de pilotes bien établis en NASCAR Pinty’s ainsi que d’invités, comme Daniel Morad et Bertrand Godin, ce dernier qui portait les couleurs de son commanditaire Groupe à l’Infini. Lacroix, Labbé, Kennington, Tagliani, Taylor, Dion-Viens, Fecteau, Simone, Guenette, les frères Lapcevich et j’en passe furent de la partie. L’épreuve est passée de 51 à 45 tours et se tenait sur chaussée sèche.

Dès la tombée du drapeau vert, Daniel Morad s’est hissé devant Alex Labbé par l’intérieur au difficile virage no 1 en descente. Cayden a mené la fratrie et s’est pointé en 3e position. Kevin Lacroix remontait déjà rapidement et il a passé Kyle Steckly, fils de Scott, propriétaire de 22 Racing, pour la 4e place en se faufilant à l’entrée du 1.

Retournons à l’avant quelques secondes pour voir Labbé scotché à l’arrière de la voiture de Morad. Plus loin derrière, Stewart Friesen entrait en collision avec Alex Tagliani, leur faisant perdre de nombreuses positions. Mais le pire était à venir. TJ Rinomato est parti en tête à queue en se faisant prendre un tour (du déjà vu!), il finissait alors dans le centre de la piste face au trafic. Treyten Lapcevich tenta d’éviter la voiture arrêtée et frappa le mur en sortie du 5B. Il perdit très peu cependant.

La première vague d’arrêts aux puits a commencé à la fin du 10e tour. Labbé est sorti de cette séquence en tête de la course. Une nouvelle impression de déjà vu s’est produite lorsque Rinomato a fait encore face à la mauvaise direction, ce qui amena Brett Taylor (vainqueur de la dernière course Pinty’s jusqu’ici) à le percuter de plein fouet, entrainant du même élan DJ Kennington dans le décor. Un jaune de compétition est alors sorti après 21 tours pour permettre à chacun de réparer sa voiture, remettre de l’essence et changer les pneus.

Morad joua de stratégie et ne changea que ses pneus de gauche tandis que Labbé a remplaçait ses quatre chaussures. Le vert fut ensuite agité avec une vingtaine de tours à faire. Steckly rasa le mur en sortant du virage 2, la voie de dégagement étant dans le simulateur dans son ancienne configuration en gazon plutôt qu’en asphalte aujourd’hui. Il ne perdit que trois positions, heureusement pour lui.

Plus loin, Lacroix fut percuté et il est parti en dérive entre les deux points de corde du virage 5 entrant en contact avec d’autres compétiteurs et ralentissant le trafic. Élie Arsenault le passera incidemment à la fin de la longue ligne droite, non sans avoir vu Jocelyn Fecteau percuter le mur avec force à la sortie du 5B.

Avec moins de 10 tours à faire, on y a vu les derniers arrêts de l’épreuve. Labbé a remis quatre pneus neufs, et Morad le suivit un tour plus tard avec seulement deux pneus. Malheureusement pour le pilote de Toronto, cette décision lui a nuit puisqu’il a perdu la tête en ratant complètement l’entrée du dernier virage en raison d’un sous-virage massif. Labbé reprit alors la tête pour ne plus la perdre. La perte de terrain de Morad a permis aux frères Lapcevich de prendre les deux dernières marches du podium. Ils ne se lâchèrent pas d’un pouce lors des deux dernières boucles et Cayden finit devant son cadet Treyten. Morad terminera en quatrième position, tandis que Kyle Steckly et Alex Guenette suivirent dans l’ordre. Kevin Lacroix, Anthony Simone, Connor James et Stewart Friesen formeront le Top 10. Accordons une mention honorable à mon ami Bertrand Godin qui y a terminé 11e.

Espérons qu’un nouvel événement semblable géré par la série NASCAR Pinty’s se tiendra bientôt. Mais soyons honnête, le manque de pistes canadiennes sur la plateforme iRacing n’aide en rien pour y amener une expérience authentique au maximum. Mais, des compromis seraient possible. Ça reste à voir !

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Mathieu Brière
Chroniqueur
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