Deux importantes courses à venir pour Jimmie Johnson !

Crédit photo : Sean Gardner / Getty Images

Il n’y a pas eu de course de la série Monster Energy le week-end dernier ce qui a donné un petit répit à plusieurs pilotes dont le sept fois champion Jimmie Johnson (Chevrolet Camaro no 48) qui, comme certains autres pilotes dont Ryan Newman (Ford Mustang no 6), Daniel Suarez (Mustang no 41) et Clint Bowyer (Ford Mustang no 14) voudraient bien être inclus dans la grande finale de la saison. En effet, il ne reste plus que deux courses, celle de Darlington le week-end prochain et celle d’Indianapolis dans deux semaines pour être parmi les seize pilotes ayant droit de participer au Finales du Championnat de 2019. Et Johnson est actuellement au 18e rang derrière les pilotes mentionnés plus haut!

Heureusement, durant le week-end dernier, il y a eu une bonne course en Xfinity à Road America gagnée, celle-là par Christopher Bell (Toyota Supra no 20) alors qu’au Canadian Tire Motorsport Park, le vétéran Brett Moffitt (Chevrolet Silverado no 24) a eu raison de tous les autres pilotes incluant notre ami Alex Tagliani (Toyota Tundra no 51) qui a terminé (encore une fois) deuxième. Le pilote canadien régulier de la série Stewart Friesen (Chevrolet Silverado no 52) y terminait septième et notre autre compatriote québécois Raphael Lessard (Tundra no 54) s’y illustrait avec une dixième place à l’arrivée. Néanmoins, cette épreuve en circuit routier, le Chevrolet Silverado 250, ne fut pas des plus excitantes, comme elle le fut dans le passé. Il n’y aura eu que trois neutralisations (drapeaux jaunes) dont deux pour signaler la fin d’un segment.

De retour à la Coupe Monster Energy, il est certain que tous les yeux seront tournés vers Jimmie Johnson lors de prochaines courses. Pour participer à la finale, il n’a pas le choix, il devra gagner l’une de ces deux épreuves. Selon Johnson, la situation serait un «incendie nécessitant trois alarmes» ! Pour plusieurs, le problème réside dans le fait que Johnson ne travaille plus avec son chef d’équipe fétiche, Chad Knaus. Il y a quelques semaines, le chef d’équipe qui le dirigeait depuis le début de l’année, Kevin Meendering fut remplacé par Cliff Daniels, son chef ingénieur de 2015 à 2018. Résultat? Aucun changement. Johnson se trouvant trop souvent dans le milieu du peloton devient une cible parfaite (quoique accidentelle) lorsqu’il y a des collisions de multiples véhicules.

Johnson avoue que la situation lui est difficile à supporter. Il se considère comme un homme dont les relations sont solides et longues comme le prouvent ses unions avec sa femme et ses compagnons de travail. Toutefois, le moment était venu de rompre avec son ancienne équipe et il dit se résigner aux décisions prises par tous les membres de cette équipe. En fait, il dit même en avoir fait partie!

Malgré ses 83 victoires dans le passé, Johnson en est rendu à autant de courses sans victoire, la dernière remontant au 4 juin 2017 à Dover. Son contrat avec Hendrick devrait se continuer en 2020 mais il n’a que six top-5 à son dossier dans les deux dernières saisons. Dans une récente entrevue avec le vétéran journaliste Bob Pockrass (USA Today), il a affirmé toujours «l’avoir» et qu’il n’a jamais travaillé aussi fort de sa vie pour demeurer à son maximum.

Toutefois, son attitude en piste et hors-piste peuvent nous porter à penser qu’il a perdu un peu de son calme légendaire. Si vous avez entendu parler de son (inhabituelle) perte de contrôle en s’engueulant avec Dave Blaney après un accrochage à Watkins Glen, vous comprendrez vous aussi que Johnson devient de plus en plus frustré!

Les deux prochaines courses seront donc à suivre de près. Il faut dire que dans l’équipe Hendrick, la nouvelle «coqueluche», c’est Chase Elliott (Camaro no 9) alors que les jeunes (très jeunes comparativement à Johnson), William Byron (Camaro no 24) et Alex Bowman (Camaro no 88) commencent à s’afficher. Qui plus est, pour une raison qui est de plus en plus difficile à expliquer, les Camaro ZL-1 ne réussissent pas à s’imposer en Coupe. Tout un défi à remonter pour Jimmie Johnson ! Souhaitons-lui Bonne Chance!

Éric Descarries
Chroniqueur
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