La Mazda CX-3 GT

Crédit photo : Éric Descarries

Semaine plutôt tranquille dans «mon» monde de l’automobile alors que j’en ai profité pour mettre la main sur une petite voiture des plus populaires au Québec, la Mazda CX-3.

Il est vrai que, pour un gars comme moi qui aime les camionnettes, les grandes voitures, les autos de performance et de course et ainsi de suite, le fait de se retrouver derrière le volant d’une des plus petites autos sur le marché peut sembler bizarre. Mais détrompez-vous, je ne me suis pas retrouvé avec un véhicule «plate». La «petite» Mazda CX-3 est vraiment un véhicule amusant à conduire.

Dès le premier contact, on est en droit de penser que la CX-3 soit une version VUS ou VUM de la Mazda3…ce qui n’est pas nécessairement le cas. Ce n’est pas non plus le remplacement de la Mazda2 dont la carrière fut plutôt courte chez nous (quoiqu’on la connaisse toujours sous son nouveau pseudonyme de Toyota Yaris). La Mazda CX-3 a vraiment sa propre personnalité.

La Mazda CX-3 a vraiment sa propre personnalité.

Au départ, il faut dire que son look n’est pas vilain. C’est plus ou moins une CX-5 en plus petit. Évidemment, comme on peut le voir sur les photos, la CX-3 affiche aussi des airs de famille avec les autres produits Mazda.

Même de l’arrière, on ne peut s’y méprendre, la CX-3 a vraiment des airs de Mazda.

L’intérieur est également typique à Mazda avec un tableau de bord plutôt simple avec un «poste» d’instrumentation placé devant le conducteur. La version GT vient avec l’affichage de la vitesse à tête haute mais, contrairement à ce que l’on voit sur les la plupart des autres véhicules, cet affichage n’est pas reflété dans la pare-brise mais sur un petit panneau transparent qui se soulève sur le tableau de bord devant le conducteur. Bien entendu, dans le cas de la CX-3 GT qui me fut prêtée, en plein centre de ce tableau de bord se trouve un petit écran tactile de sept pouces ressemblant à une mini-télé plate qui peut servir à la radio, àla caméra de marche arrière et au système de navigation. Si vous aimez la belle musique, la GT vient avec une chaîne audio Bose avec sept haut-parleurs. La sellerie de cette petite auto considérée comme «de luxe» est, bien entendu, de cuir ce qui justifie les sièges d’avant chauffant toujours plus confortables en hiver. Il en va de même pour les places arrière. Toutefois, si les places d’avant sont confortables et accueillantes, celles d’arrière sont un peu plus resserrées. Enfin, on penserait avoir droit à un coffre plutôt acceptable avec cette version Vus ou VUM, c’est plutôt un espace cargo un peu petit auquel on a droit. Dès que l’on doit transporter un objet un peu plus encombrant, il faut vraiment abaisser le dossier des places arrière. Même que d’un premier coup d’œil, le volume de cet espace de chargement serait plus petit que celui d’une Mazda3 avec hayon!

  • Le tableau de bord de la CX-3 est simple mais efficace. Notez le petit carré transparent sur le tableau de bord devant la position du conducteur. Il se relève au démarrage pour servir de tableau d’affichage du compteur de vitesse. (Photo Éric Descarries)
  • Les places arrière de la CX-3 GT sont plutôt resserrées.Toutefois, la finition y est élégante. (Photo Éric Descarries)
  • Décidemment, ce n’est pas un coffre très vaste. (Photo Éric Descarries)

Un seul moteur est disponible dans cette petite voiture, soit un moulin à quatre cylindres SKYACTIV-G de 2,0 litres avec DACT et 16 soupapes. Celui-ci développe 148 chevaux et 146 li-pi de couple. Dans une version de base, il pourrait être livré avec une boîte manuelle à six rapports mais dans le cas de mon véhicule d’essai, il venait avec une boîte automatique à six rapports que le conducteur peut manipuler manuellement avec le levier à la console ou avec les palettes derrière le volant. La GT est livrée avec la traction intégrale I-ACTIV très utile en hiver et pratique sur pavé mouillé. Les pneus de performance 215/50 sont montés sur des jantes de 18 pouces. Quant à la direction, celle-ci, relativement précise, est assistée par moteur électrique.

Le seul moteur disponible sous le capot de la Mazda CX-3, ce quatre cylindres en ligne de 2,0 litres.

Sur la route

La Mazda CX-3 n’est pas une grosse voiture. En fait, elle m’est parue même comme une voiture plus petite que la Mazda3. C’est peut-être ce qui a contribué à me la faire apprécier sur la route. La CX-3 ressemble plus à une petite sportive qu’un mini-VUS. Malgré tout le modernisme qui l’entoure, la CX-3 reproduit le comportement routier de Mazda que l’on aime. Le moteur est un peu bruyant mais il n’émet pas un son désagréable. Pour les amateurs de sportives, c’est idéal. Pour vraiment apprécier le dynamisme de la CX-3, il faut exploiter la boîte auto en la manipulant manuellement (le côté positif de la boîte automatique, c’est son efficacité en circulation lourde…pas besoin de jouer avec l’embrayage tout le temps!). Néanmoins, ne vous attendez pas à des performances «étincelantes». Passer du point mort à 100 km/h peut demander quelque neuf secondes, peu importe comment l’on s’y prend. Puis, les reprises sont, pour ainsi dire, un peu laborieuses. Le moteur a beau rugir, l’auto prend une éternité à prendre de la vitesse. Mais, si l’on tient compte de ces faiblesses, il est facile de dépasser avec un peu de prudence…un peu comme un petit «sports car» britannique des années soixante…avec une caisse ressemblant à celle des VUS.

La tenue de route, toutefois, est exemplaire, comme on est en droit de s’y attendre avec un produit Mazda. Le freinage est également à la hauteur de la situation. La traction intégrale peut venir en aide en hiver mais sur terrain sec…on en oublie la présence. Incidemment, cette GT était équipée d’un avertisseur de déviation de voie (que l’on peut, heureusement, neutraliser). Lorsqu’il est en fonction, l’avertisseur sonore émet un grognement surprenant du côté où le conducteur dévie. Ce grognement, aussi utile soit-il, devient tellement agressant qu’on le neutralise rapidement…une chance que ce soit possible. D‘autre part, s’il y a toujours des critiques qui trouvent que le petit carreau transparent servant à l’affichage à tête relevée soit de construction un peu «cheap», sachez que je l’ai apprécié grandement. Je le répète, toutes les autos devraient être équipées d’un tel accessoire. Finalement, la visibilité trois-quarts arrière est un peu difficile pour le conducteur et elle demande un peu de temps pour s’y habituer.

Question consommation, j’ai obtenu une moyenne de 9,7 l/100 km (alors que le compteur au tableau de bord indiquait 9,1) ce qui n’est certes pas extraordinaire. Il faut dire que je me suis servi de cette petite voiture presque exclusivement en situation urbaine mais j’aurais aimé plus d’économie.

Si le prix de base d’une Mazda CX-3 est de 20 795 $, celui du modèle GT dont il est question ici est de 30 795 $. Recommandable cette «petite» Mazda ? Certainement! Mais il ne faut surtout pas penser qu’elle est plus spacieuse qu’une Mazda3 ordinaire! Toutefois, elle peut avoir une attitude un peu plus sportive… c’est selon!

Le printemps est arrivé!

La neige est fondue (dans la région montréalaise) et le soleil commence à se pointer le nez! Habituellement, c’est suffisant pour le commun des mortels pour lui indiquer que le printemps est revenu (toutes mes sympathies vont aux sinistrés des inondations autour de Montréal!) mais, pour un mordu de l’auto, c’est l’apparition des voitures anciennes ou spéciales qui étaient entreposées tout l’hiver) et le retour des expositions de voitures spéciales (comme le Salon de l’Auto Sport de Québec ce week-end du début de mai). Notez qu’il y aura aussi le Salon du Véhicule Électrique ce week-end aussi à la Place Bonaventure de Montréal.

Par exemple, j’ai photographié cette Ford Fairmont de la fin des années soixante-dix cette semaine dans un centre commercial. Elle semblait avoir été repeinte ce qui expliquerait pourquoi son conducteur l’avait garée loin des autres voitures. Notez qu’elle affiche toutes ses pièces d’origine et à moins que je me trompe, il devait y avoir un six cylindres en ligne sous le capot.

Pour lire le blog d’Éric Descarries :
https://blogueericdescarries.tumblr.com/

Éric Descarries
Chroniqueur
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