En attendant le vrai printemps !

Crédit photo : Luc Marin

Le printemps (de l’ancien français prins, premier, et temps) est enfin arrivé! Du moins il essaie. Oui ça sent le printemps, OK c’est surtout l’odeur de putréfaction des restants de l’an passé qui est omniprésente, mais autant profiter du fait qu’une mauvaise odeur soit vue et surtout sentie d’une façon positive.

C’est le temps de penser aux semailles pour certains, au temps des sucres pour d’autres et à la venue de la saison des amours pour une partie de la faune et sûrement aussi pour quelques êtres humains (j’hésite toujours entre saison des amours et périodes de rut pour décrire cette période, mais bon le premier fait un peu plus propre, quoique…).

L’hibernation des équipes de courses tire à sa fin, l’odeur d’huile et d’essence prise entre les quatre murs des garages va enfin pouvoir s’évader de sa prison hivernale pour commencer à entrevoir la possibilité de s’évaporer vers des circuits plus favorables, et enfin pouvoir exercer leurs véritables buts dans la vie, soit de donner un irremplaçable parfum de compétition aux soirées de course.

J’ai souvent comparé dans ma tête les équipes de course à un groupe de musiciens. Il règle la mélodie du moteur en s’appuyant sur le rythme de l’expérience dans la recherche d’harmonie mécanique en ayant comme résultante un concerto pour connaisseur aguerri seulement, un puissant chant dont mes oreilles s’ennuient profondément.

De leur côté certains promoteurs gardent espoir de débuter la saison dans les temps malgré les quelques fuites d’hiver qui recouvrent encore les circuits. Le décompte est débuté, le ménage du printemps enclenché, sortir la piste de son sommeil hivernal, redonner au circuit son odeur d’action mêlée à celle de la fébrilité des amateurs des temps passés qui vont dans quelques semaines être supplantés par une saison nouvelle, que oui! Elle est sur le point de débuter.

Pour ma part je tergiverse encore sur ce que sera ma saison 2019. Découvrir le circuit de St-Guillaume 2.0 en fait partie avec ses nouveaux propriétaires une nouvelle ère semble s’annoncer. Pour Drummondville un peu moins certain, une question de principe et de fidélité au site sur lequel vous faites la lecture de cette chronique présentement.

Des visites vont s’imposer au plus présent des circuits de course de terre battue au Québec soit l’Autodrome Granby avec ses épreuves tous les vendredis, dur de résister. Le RPM Speedway ne sera pas à négliger avec les énormes rénos et changements annoncés récemment par les promoteurs. Cela devrait redonner un peu de modernité au site, un relooking à ne pas manquer, et je dois l’avouer le circuit de St-Marcel demeure à ce jour le circuit le plus inspirant pour le photographe amateur que je suis (eh oui pour ceux qui l’ignore je fais un peu de photo d’action de sport motorisé dans mes temps libres).

Sur quel sujet mon esprit débridé jettera son dévolu non censuré? Eh bien le w16 a déjà commencé à m’inspirer des idées de vaudeville avec les méthodes d’implantation québécoise, mais le plus surprenant c’est l’impossibilité d’avoir un penchant autant du côté positif que négatif, heureusement que l’indécision pour mes neurones est un peu comme de l’herbe à chat pour les félins, elle booste mes synapses, jusqu’à en faire éclater quelques-unes.

Il y a aussi l’avenir des sports motorisés avec les fermetures de site passées et celles à venir me fascinent parfois un peu trop négativement. Je pourrais vous en énumérer encore une trop longue liste, mais je vais vous laisser languir… jusqu’à ma prochaine chronique (oui j’ai un petit côté sado intellectuel instable émotivement, mais je crois que c’est ce qui me rend différent sur bien des aspects et je l’espère un peu intéressant dans mes délires littéraires).

Et vous, quel aspect aura votre saison?

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Luc Marin
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