Lincoln Nautilus, Ford Escape 2020 et le printemps

Crédit photo : Éric Descarries

Décidément, j’aurai été gâté par Lincoln cette année. Voici donc le troisième produit de Lincoln que je conduis depuis les derniers mois! Cette fois, il s’agit du tout nouveau VUM Nautilus de la prestigieuse marque américaine. Nouveau? Hmmm! Regardons cela de près. En vérité, le Nautilus n’est pas si nouveau que cela. Il s’agit plutôt de la version réviséée et rebaptisée du populaire MKX de la marque. C’est que Lincoln est à se défaire de sa nomenclature pas toujours facile à définir qui n’impliquait que des lettres. Donc, partie est le MKX devenu Nautilus, parti sera le MKC qui deviendra sous peu le Corsair (un ancien nom de modèle d’Edsel!…et de petite voiture berline de Ford Europe), partie la MKS remplacée par la Continental…il ne restera plus que la MKT (qui est surtout destinée aux opérateurs de limousines qui la connaissent maintenant sous le nom de Town car) et…il restera la MKZ…

Revenons au MKX devenu Nautilus. Le nom peut nous paraître un choix un peu bizarre, il reste qu’il soit bien parti avec des ventes plus encourageantes que celles des MKX. Et en plus du changement de nom, ce VUM (Véhicule Utilitaire Multisegment) a subi certaines transformations qui valent la peine d’être mentionnées. Évidemment, le Nautilus adopte désormais la calandre typique de Lincoln selon le thème qui nous fut dévoilé la première fois avec le prototype de la Continental. Les phares ont aussi été redessinés et ils sont livrables en version DEL. Si vous ne vous en rendez pas compte, le capot et les ailes ont également été refaits. De l’arrière, on verra des feux tout nouveaux et un bouclier inférieur révisé. Les jantes, elles, semblent extrapolées de celles du Navigator. La coquille du véhicule (que l’on apparente facilement à celle de la Ford Edge), elle n’a pas changé.

  • Le nouveau Nautilus reprend la coque de l’ancien MKX mais avec une allure différente représentant l’avant maintenant familier de Lincoln. (Photo Éric Descarries)
  • L’arrière est plus reconnaissable mais les détails de finition sont tout nouveaux. (Photo Éric Descarries)

L’intérieur, lui, est un peu moins surprenant. Cependant, il demeure aussi vaste que dans le passé. Si le tableau de bord a été reconduit, son instrumentation, elle, est toute nouvelle ayant adopté la forme numérique avec encore plus d’information. J’ai découvert, dans le manuel d’instruction, que le Nautilus pouvait venir avec l’affichage à tête haute de la vitesse en réflexion à l’intérieur du pare-brise ce que le véhicule d’essai fourni par La Compagnie Automobile Lincoln du Canada ne semblait pas avoir.

Quant à l’écran central servant à la fois à la radio, au GPS, aux commandes et à la caméra de marche arrière, il m’a paru un peu petit surtout pour la caméra de recul. En passant, vous savez peut-être que pour choisir la vitesse, il faut appuyer sur un des boutons au tableau de bord. Le constructeur y a changé la disposition car dans le passé, il y avait un bouton presque identique tout au haut pour mettre en marche le véhicule. Cette commande a été déplacée tout en bas avec un dessin différent pour éviter toute confusion. Quant au volant (chauffant), il a sa part de commandes aux branches mais il m’a semblé moins chargé que dans le passé.

  • Le tableau de bord ressemble de près à celui du MKX mais avec une instrumentation différente. (Photo Éric Descarries)
  • Détails du tableau de bord et ses commandes. (Photo Éric Descarries)

Vu que c’est un produit Lincoln, les sièges sont vraiment confortables tant pour les baquets d’avant que la banquette d’arrière. Évidemment, les sièges d’avant, chauffants et ventilés ont une multitude de fonctions qui sont ajustables par les commandes au côté ou par l’écran du centre. Les places arrière sont généreuses et si l’on rabat les dossiers, on obtient un très vaste compartiment de chargement à l’arrière, compartiment auquel on peut accéder par la télécommande, le bouton sous la poignée ou encore en passant le pied sous le pare-chocs, une idée sublime de Ford qui a rapidement été reprise de la concurrence. Ah oui! Il ne faut que j’oublie de parler de la stéréophonie Revel qui émet un son merveilleux dans cet habitacle très silencieux. Ajoutez à cela les connexions AppleCarPlay et Android Auto standard.

  • Les places arrière sont plus qu’accueillantes. (Photo Éric Descarries)
  • L’espace du coffre peut accepter plusieurs valises. (Photo Éric Descarries)

Question mécanique, il y a du changement. En fait, c’est le même changement que l’on note sous le Ford Edge (le Nautilus et l’Edge sont tous deux construits au Canada) sauf que les Nautilus vendus au Canada sont tous à traction intégrale. Le moteur de base du Nautilus Select est le quatre cylindres turbocompressé de 2,0 litres dont il a été question dans le texte sur l’Edge d’il y a quelques semaines dans ce blogue. Dans le cas du modèle Reserve qui me fut confié, le moteur était le deuxième choix et la seule option disponible avec le Nautilus soit le V6 turbcompressé de 2,7 litres qui fait 335 chevaux et 380 li-pi de couple.

Il vient avec la boîte automatique à huit rapports et, encore une fois, la traction intégrale. En passant, le pont arrière se déconnectera automatiquement (le Nautilus est, de base, à traction avant) en vitesse de croisière pour une meilleure économie de carburant. Le Nautilus d’essai de La Compagnie Automobile Lincoln du Canada (une division de Ford) avait, bien entendu, des freins à disque et la direction assistée et des jantes de 21 pouces qui, pour l’hiver, étaient des Nokian Hakkapelliitta 9 SUV très bruyants (trop bruyants pour une Lincoln !). Mais ils sont efficaces dans la neige et sur la glace.

  • Malheureusement, on ne voit pas l’étonnant petit V6 turbocompressé de 2,7 du Lincoln. (Photo Éric Descarries)
  • Pour l’hiver, Lincoln avait équipé ce Nautilus d’excellents pneus Nokian qui, malheureusement, se sont avérés relativement bruyants. (Photo Éric Descarries)

Sur la route

Évidemment, rien ne vaut une ballade derrière le volant pour apprécier un tel véhicule. Au départ, on apprécie le son atténué de la mécanique de ce Lincoln. Ce qui surprend, toutefois, c’est la puissance et la «vivacité» du V6 de 2,7 litres. Il est capable de lancer l’imposant véhicule à 100 km/h en moins de sept secondes et les reprises sont impressionnantes. D’autre part, la boîte automatique fonctionne toute en douceur. On n’y sent presque rien, surtout aucun changement! À noter que la suspension de cette camionnette est ajustable (il faut faire un peu de recherche dans le livre de l’utilisateur) et on peut choisir entre Confort, Normal et Sport pour la fermeté. Dans le passé, j’ai vertement critiqué la fonction Confort que je trouvais beaucoup trop «molle». Mais il semble que Ford, le constructeur, se soit rendu compte du même phénomène et qu’il y ait eu un ajustement. La fonction Confort est toute indiquée pour nos «belles rues» de Laval et Montréal alors que la fonction Normal soit le parfait compromis. La fonction Sport ajoute de la fermeté mais…c’est un Lincoln après tout! En passant, la résistance de la direction s’accorde avec ces fonctions. Et encore une fois, c’est en position Normal qu’elle est la plus agréable. Le freinage est étonnant sur ce véhicule. Il est très convaincant même sur pavé froid. Quant à la traction intégrale, elle est utile surtout en période hivernale. Mais, elle peut aider à la conduite sur pavé mouillé en été ce qui serait un atout sécuritaire.

En ce qui a trait à la consommation, elle pourrait être plus raisonnable surtout avec les récentes augmentations. Il faut cependant dire que la majorité de mes déplacements se sont faits en situations urbaines ce qui n’a pas aidé. Mes calculs à la pompe se sont chiffrés à 14,5 l/100 km alors que compteur au tableau de bord indiquait 12,3. Quant au prix, soulignons que celui de base pour les Nautilus AWD est de 55 350 $ au Canada. Ajoutons les (toujours aussi ridicule) 100 $ pour la taxe d’accise pour le climatiseur, les 700 $ pour la peinture spéciale à trois couches, les 3000 $ pour le V6 , 350 $ pour les carpettes au compartiment cargo, 1100 $ pour la caméra 360 degrés, 2500 $ pour l’aide à la conduite, 5500 $ pour l’ensemble Ultimate, 450 $ pour les carpettes intérieures 500 $ pour l’ensemble de remorquage et 1600 $ pour le siège ajustable à 22 fonctions. Finalement, il y a les 2000 $ pour le transport et la préparation et on en arrive à 73 150 $…plus taxes.

Le Nautilus a tellement plus à offrir que bien de ses concurrents à un prix concurrentiel. C’est à se demander pourquoi il ne serait pas le meilleur vendeur de son segment. Y a-t-il encore des gens qui boudent les «voitures américaines» (surtout qu’il est bâti au Canada) seulement parce que ce sont des…«américaines»? Au moins, ce Nautilus est le plus important «vendeur» des Lincoln…

Le nouvel Escape

Difficile de passer à côté de cette nouvelle. Ford vient de dévoiler la version redessinée de son populaire petit VUS Escape. Disons qu’il était temps. Il affiche donc un style un peu plus sportif que dans le passé, un style qui pourra se mesurer à certains concurrents alors que le joueur principal de ce segment, le RAV4 passe, lui, à une allure plus «camion»… Reste à voir si les consommateurs adopteront le moteur à trois cylindres qui arrive dans cette caisse. La version Hybrid ne nous arrivera que plus tard…

Le petit VUS Escape est complètement refait pour 2020.

Le printemps est arrivé, les fous sont lancés…

Ça paraît-ti? Les routes sont déglacées (mais elles ne sont pas propres…) et cela incite plusieurs conducteurs à rouler plus vite et même prendre des chances. D’autre part, plusieurs lignes blanches des routes sont effacées et certains en profitent pour se donner des libertés. Prenons, par exemple, les ridicules lignes du boulevard Saint-Martin à Laval. Les ingénieurs de la ville ont essayé de modifier le flot de la circulation de cet important boulevard en incluant des pistes cyclables à côté de…pistes cyclables déjà existantes (et où on ne voit presque jamais de cyclistes…) et depuis, c’est la confusion totale.

Ajoutez à cela des lignes à moitié effacées (se serait-on servi de peintures de moindre qualité ou de produits trop écologiques qui s’effacent trop rapidement?) et l’on obtient des résultats dangereux comme la stupide conductrice qui m’a doublé par l’intérieur avec une Lancer noire à l’approche du tunnel ? Je devais tourner à droite en me fiant à des lignes plus ou moins effacées et, ignorant le restant des lignes hachurées de droite (pour la piste cyclable), elle a foncé ce qui aurait pu causer un accident.  Ça y est, les fous sont lancés!

Pour lire le blog d’Éric Descarries :
http://blogueericdescarries.tumblr.com/

Éric Descarries
Chroniqueur
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