La Toyota Sienna AWD

Crédit photo : Éric Descarries

Un début d’année 2019 et la Toyota Sienna SE AWD

Ça y est, on reparti et cette fois, c’est pour 2019. Je n’ai pas manqué de sujets en 2018 et je m’imagine que ce sera pareil en 2019 même si les derniers chiffres de vente publiés par les constructeurs peuvent nous inciter à penser le contraire.

En effet, non seulement ces chiffres nous apprennent que les ventes ont chuté dans la catégorie des voitures (alors que celles des camionnettes grimpent en flèche) mais aussi, ils semblent nous annoncer une récession possible. En fait, ce n’est pas moi qui en est arrivé à cette déduction mais plutôt quelques-unes des publications spécialisées que je reçois régulièrement au bureau.

Néanmoins, je ne serais pas surpris qu’une telle récession nous arrive. Je me demande jusqu’à quel point les consommateurs seront-ils capables d’acheter (ou de louer) autant de nouvelles voitures. De plus en plus d’articles de journaux et de magazines nous indiquent que les Canadiens de classe moyenne ont plus de dettes que d’épargne. Mais alors, comment font-ils pour joindre les deux bouts?

D’autre part, selon un article paru dans le site Internet de Jalopnik, il est question de véhicules de plus en plus élaborés (l’auteur a utilisé le terme «premium» pour illustrer son histoire) proposés par les constructeurs. Évidemment, tout ce que nous retrouvons sur le marché est équipé d’une incroyable liste d’accessoires et d’options. On ne trouve plus (ou presque) de véhicules avec des glaces latérales que l’on ouvre manuellement avec une poignée ou de camionnettes de travail avec un intérieur très simple incluant des carpettes de caoutchouc et une banquette de vinyle ! Désormais, même les outils de travail sont luxueux!

En ce qui me concerne, je me demande vraiment pourquoi les consommateurs boudent maintenant les fourgonnettes, les «minivan», comme on les appelait autrefois. J’ai toujours pensé qu’une fourgonnette (qui n’a plus rien de «mini» de nos jours) était le véhicule le plus polyvalent que l’on puisse acheter! Imaginez, de l’espace pour sept ou huit personnes, un espace de chargement modulable qui, en bout de ligne, peut accepter des objets gros et encombrants ou difficiles à transporter. Et tout cela en demeurant un véhicule facile à manœuvrer avec une mécanique populaire qui ne demande que peu d’entretien.

Ce qui m’amène au véhicule qui me fut prêté par Toyota pour la période des Fêtes, la fourgonnette Sienna LE AWD, exactement le genre de moyen de transport utilisé par certains politiciens pour leurs déplacements officiels à Québec!

Légèrement redessinée l’année dernière (surtout de l’avant avec une calandre inférieure qui ne fait pas l’unanimité), la Sienna conserve la même grande caisse avec les portes latérales à commande électrique capable d’accepter sept passagers à son bord.

La calandre de la Sienna 2019 ne fait peut-être pas l’unanimité, il reste que le véhicule est plus polyvalent que bien des VUS. Vu de l’arrière, la Sienna a peu changé au cours des dernières années sauf pour des feux plus modernes.

Je vous laisse analyser le design de la grande Sienna selon les photos publiées ici. Je vais plutôt m’attarder à l’intérieur qui, à mes yeux, est l’exploitation idéale du volumineux espace qui vient avec une telle voiture. Tout d’abord, je dois vous dire que le tableau de bord récemment redessiné est de beaucoup plus agréable non seulement à regarder mais aussi à consulter que celui de l’ancien modèle. Toutes les commandes sont à une bonne portée et le système d’info-divertissement Entune m’a paru plus convivial que jamais avec des données et des informations qui m’ont été très utiles durant les deux semaines d’essai.

Les occupants des sièges d’avant ont droit à beaucoup d’espace et à un confort respectable pour de longues distances. Dans le cas de la SE, ils sont chauffants (quoique celui du conducteur prenait beaucoup de temps à monter en température). Malheureusement, le volant, lui, ne l’était pas, un petit accessoire généralement apprécié durant les journées de grand froid du Québec. Mais il contenait des commandes utiles comme celles de la radio ce qui limite les distractions pour le conducteur.

Le tableau de bord est plutôt sobre mais bien aménagé.

Au centre, il y avait les deux sièges baquets (les Sienna à traction peuvent avoir une banquette ce qui ajoute une place au compartiment des passagers) facilement atteignables et surtout facilement déplaçables sur leurs rails afin de permettre un accès facile, très facile aux trois places arrière qui, soit dit en passant, sont plus confortables que prévues. Il reste alors un peu d’espace pour le cargo qui, heureusement, est très profond. Toutefois, lorsqu’on y range les sièges d’arrière, on obtient un immense espace de chargement qui devient encore plus caverneux si l’on replie ou mieux encore, si l’on retire les sièges du centre. J’y ai alors mesuré que l’on pouvait transporter des feuilles de contreplaqué de 4 X 8 pieds à plat entre les ailes avec le hayon arrière (à commande électrique) refermé!

Les places du centre sont facilement atteintes.

Il y a plus d’espace tout à l’arrière dans une Sienna que dans la plupart des VUS! Encore une fois, même avec la dernière banquette en place, on obtient un bon espace de chargement tout à l’arrière. Repliez les sièges de l’arrière et regardez tout l’espace acquis! Imaginez si vous en retirez les baquets du centre!

Sur la route…

Évidemment, la Sienna demeure un véhicule relativement volumineux. Mais sa conduite y est très facile. La fourgonnette se gare très bien dans les stationnements. On n’y voit pas si facilement l’extrémité avant mais c’est certes moins difficile qu’avec un VUS! D’ailleurs, pas besoin d’insister sur la grande visibilité que le véhicule procure à tous ses passagers, on le voit sur les photos.

Mon véhicule d’essai étant équipé des Blizzak d’hiver, il est demeuré silencieux et très maniable. Grâce à son centre de gravité plus bas, la Sienna m’a paru avoir une tenue de route plus rassurante que celle d’un VUS courant. Les accélérations de son moteur V6 de 3,5 litres et 296 chevaux avec la boîte auto à huit rapports tournaient autour des huit secondes avec des reprises encore plus convaincantes. (En passant, la Sienna AWD a une capacité de remorquage maximale de 3500 livres). Le simple fait de disposer de la traction intégrale a rendu la fourgonnette plus rassurante à conduire en hiver.

En effet, lorsque les roues avant se mettent à patiner, celles d’arrière entrent en action ce qui apprécié pour se sortir de la neige ou pour négocier les virages sur la glace. Le freinage est nettement suffisant pour un véhicule de ce gabarit (et de cet usage) alors que la direction avec assistance électrique peut sembler un peu tendre mais elle demeure précise. Évidemment, il n’est pas question ici d’une tenue de route sportive (la Sienna n’est pas un «sports car»…pas plus qu’un VUS régulier d’ailleurs) mais elle est également rassurante. En fait, la Sienna affiche ici des caractéristiques semblables à celles d’un VUS intermédiaire…mais avec plus d’espace intérieur.

Le vénérable V6 de 3,5 litres de Toyota anime la Sienna. Notez l’accès facile à toutes les ouvertures pour l’entretien régulier.

En ce qui a trait à la consommation, mes deux semaines de voyagement se sont déroulées d’abord sur autoroute puis en conditions urbaines. Alors que l’ordinateur de bord indiquait une moyenne de 13,1 l./100 km, mes calculs à la pompe se sont chiffrés à 13,75 l./100 km. ce qui n’est pas très loin des données de l’ordi. Le prix de base d’une Sienna SE AWD est de 45 405 $ mais mon véhicule d’essai avait pour 5 815 $ d’options (incluant la radio satellite, le système de navigation (intégrés au programme Entune) , les écrans de télé pour passagers d’arrière et j’en passe), un peu plus d’une centaine de dollars de taxes (incluant la toujours aussi ridicule taxe d’accise de 100 $ pour la climatisation) et les inévitables frais de transport et préparation de 1 815 $ ce qui se totalisait en une facture finale de 53 162$.

Ce prix rejoint facilement celui des VUS intermédiaires le moindrement luxueux. Toutefois, j’estime que la fourgonnette a tellement plus à offrir que des VUS «concurrentiels» surtout au niveau de l’espace intérieur. Et c’est là que je me pose la question : pourquoi les consommateurs boudent-ils les fourgonnettes au profit des VUS ? Un véhicule comme la Sienna SE AWD a tellement plus à offrir.

À suivre…

…et à venir, le Salon de l’Auto de Detroit et celui de Montréal! Tous deux durant la même semaine!

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Éric Descarries
Chroniqueur
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