Subaru Forester et Jeep à Moab !

Crédit photo : Éric Descarries

Pas besoin de vous le dire, vous l’aurez certainement constaté, les Québécois aiment les produits Subaru. Et plus encore, je crois qu’ils ont un penchant encore plus prononcé pour le petit VUS Forester. Pour bien des gens, il s’agit là d’une véritable camionnette. Il n’est pas rare d’entendre un propriétaire de Forester parler de son VUS compact comme étant son «p’tit truck». Pas certain, moi, que ce soit une camionnette. Qu’importe, le constructeur japonais l’a complètement redessiné pour 2019 et j’ai eu la chance de le conduire pour toute une semaine.

Au départ, question design, on ne peut pas dire qu’il y a eu une révolution. On reconnaîtra facilement le Forester malgré une révision complet. Et encore une fois, je ne trouve pas qu’il ressemble à une camionnette. Cela ne veut surtout pas dire que le dessin est vilain, loin de là. Le petit VUS compact est bien conçu mais on saura l’identifier facilement à la gamme Subaru. Rien d’excitant de ce côté mais une belle exécution malgré tout.

Le Subaru Forester a fait peau neuve… J’aime bien les nouveaux feux arrière.

Ce que l’on ne voit pas, ce sont toutes les améliorations qui se cachent sous la nouvelle robe du Forester. Au départ, il faut souligner que cet utilitaire repose sur la toute dernière plateforme de Subaru qui est légèrement plus longue et plus large que l’ancienne (ce qui donnera légèrement plus d’espace intérieur). Puis, pour propulser le nouveau VUS, quoi de mieux qu’un nouveau moteur, ce quatre cylindres à plat de Subaru avec injection directe de 2,5 litres qui développe désormais 182 chevaux et 176 li-pi de couple (12 chevaux et 2 li-pi de plus que l’ancien moteur) récemment introduit dans la lignée Subaru. Toute cette puissance passe par une boîte automatique à variation continue (CVT, mais il n’y a plus de boîte manuelle au catalogue) et, bien entendu, la traction intégrale avec la fonction X-Mode pour les excursions hors-route.

Un peu sale, peut-être (il a vraiment servi!), mais tout nouveau ce quatre cylindres à plat de 2,5 litres de Subaru.

L’intérieur est bien exécuté, comme on est en droit de s’attendre d’un constructeur d’origine nippone, avec un tableau de bord très stylisé mais avec des commandes facilement atteignables. Les deux grands cadrans face au conducteur sont de lecture facile et il y a un centre d’information pratique entre les deux. Les commandes du centre du tableau de bord sont aussi faciles à manipuler et l’écran est très lisible. Il y a un petit écran au centre de la partie supérieure de la planche de bord qui sert de centre d’information alors qu’au haut du pare-brise, près du rétroviseur, il y a les caméras du système EyeSight qui aideront au régulateur de vitesse adaptatif, à l’avertisseur de dérive des voies et ainsi de suite. Le Subaru d’essai qui m’a été confié avait le système DriverFocus qui utilise la reconnaissance faciale devant avertir le conducteur s’il ne porte plus attention à la route (il m’a averti si souvent que je me demande s’il ne serait pas trop sensible). À la console centrale, on retrouve d’autres commandes dont celle de la fonction X-Mode mentionnée plus haut. Incidemment, j’ai bien apprécié les sièges avant et le volant chauffant durant mon essai en pleine saison froide!

Le tableau de bord peut sembler élaboré, il est facilement manipulable.

Cinq personnes peuvent facilement prendre place à bord du Forester dans un certain confort vu que l’habitacle est légèrement plus grand grâce à la plateforme plus longue. Il y a quand même un espace de chargement utile alors que la visibilité y est bonne tout le tour. Le hayon arrière de la version de luxe qui me fut confiée était à commande électrique, même pour le fermer.

Grâce à la nouvelle plateforme de Subaru, il y a un peu plus d’espace pour les passagers d’arrière du Forester. L’espace cargo est nettement suffisant.

Sur la route…

Vous ne vous attendez quand même pas à ce que je vous parle des grandes performances du Forester…quand même. Mais, je dois être honnête, même si elles ne sont pas spectaculaires, elles sont suffisantes pour donner des accélérations et des reprises relativement convaincantes pour suivre et même dépasser la majorité des véhicules sur la route. Mais passer de 0 à 100 km/h en quelque neuf secondes n’est pas nécessairement «digne de mention». Toutefois, le moteur est moins bruyant qu’il était alors que la boîte de vitesses CVT m’a paru mieux adaptée aux attentes des conducteurs moyens qui aiment bien «sentir» une sorte de passages des rapports. Elle permet même de passer et de rétrograder les rapports avec l’aide de palettes au volant. Et c’est plus convaincant que prévu!

Le seul défaut d’importance que j’ai trouvé en conduite urbaine, c’est la fonction Stop-Start qui arrête le moteur au bout de quelques secondes à un feu rouge. Lorsqu’elle relance le moteur, quand le conducteur relâche la pédale de freins, celle-ci provoque un soubresaut très palpable et il vaut mieux garder son pied au frein car l’auto pourrait avancer subitement (je dis «pourrait» car je ne l’ai pas laissée faire)!

J’aimerai aussi bien vous dire que le Forester est très à l’aise en sentier hors-route mais je n’ai pas eu l’opportunité de l’essayer dans de telles conditions (quoique j’aie déjà essayé d’anciennes versions en condition hors-route). Toutefois, je n’ai pas l’impression que le Forester serait le véhicule recherché pour de telles excursions. Cela étant dit, la fonction X-Mode peut venir en aide dans des sentiers plus accidentés car ainsi le Forester jouit d’une garde au sol de près de neuf pouces qui l’aidera à passer par-dessus plusieurs obstacles. Mais est-ce vraiment ce que l’acheteur moyen de Forester recherche? Je ne le crois pas.

Toutefois, ce même Forester peut devenir le véhicule idéal pour les régions montagneuses du Québec, surtout en hiver et surtout, encore une fois, s’il est équipé des pneus d’hiver appropriés. Par exemple, celui qui m’a été prêté avait été muni de pneus Toyo Observe GSi-5 de dernière génération. Ces pneus sont plus silencieux que les plus anciens Toyo et ils sont efficaces dans la neige et sur la glace. Cependant, j’aurais aimé qu’ils soient plus mordants dans de la neige mouillée, une condition que peu de pneus d’hiver peuvent combattre facilement.

En ce qui a trait à la consommation, mes calculs à la pompe furent très exactement les mêmes que ceux affichés par l’ordinateur de bord, soit 10,5 L/100 km ce qui n’est pas si mal pour une moyenne combinant les déplacements urbains et autoroutiers en plein hiver.

Le Subaru Forester de base débute à 27 995 $ mais le véhicule dont il est question ici était de finition Premier (une nouveauté de 2019) qui incluait toute une panoplie d’accessoires comme ceux mentionnés plus haut ce qui explique son prix de 39 945 $

En résumé, le nouveau Forester n’est pas une surprise ni une voiture de performance mais je suis persuadé qu’il continuera sa mission de charmer les automobilistes québécois tant par son rendement que par son petit aspect pratique…comme le modèle qu’il remplace!

Les Jeep Trailhawk à Moab…

Je reviens donc aux Jeep que j’ai conduits en situation hors-route dans la région de Moab au Utah il y a deux semaines (déjà). Il s’agissait alors de versions Trailhawk de Grand Cherokee, de Cherokee et de Compass que FCA Canada voulait nous faire (encore mieux) connaître mettant l’accent sur le fait qu’il n’y a pas que des Wrangler ou des Rubicon qui sont capables d’excursions hors-route dans la gamme Jeep.

Notons ici que tous ces Jeep étaient des versions d’usine incluant leurs pneus d’origine (des Goodyear Wrangler, Firestone Destination et Falken Wildpeak). Nous sommes donc partis en caravane vers un des nombreux sentiers du désert de la région de Moab, le «Seven Mile Rim» qui nous amènerait aux plateaux bien connus de Merrimac et Monitor.

Nos Jeep à Moab…dans la neige!

Seul un des Grand Cherokee (l’un avec moteur V6 de 3,6 litres, l’autre avec le célèbre V8 Hemi de 5,7 litres) était équipé de la suspension pneumatique qui peut relever légèrement la carrosserie. En ce qui a trait aux deux Cherokee, ceux-ci étaient équipés du nouveaux quatre cylindres turbocompressé de 2,0 litres tandis que le petit Compass avait, sous le capot, son quatre cylindres de 2,4 litres. Les Grand avaient leur boîtier de transfert Quadra-Drive II, les Cherokee, la version Active Drive Lock et le Compass, le boîtier Active Drive Low, le seul qui n’offre pas un rapport inférieur.

Une image inhabituelle, des Jeep dans un désert…avec de la neige!

Inutile de vous dire que tous les véhicules se sont superbement bien acquitté de leur tâche sans anicroche. Nous avons tous suivi les Wrangler modifiés des «Trailmasters» (chefs de fil et guides) sans difficulté malgré la neige qui tombait dans le désert.

Un des sentiers de Moab, vu du poste de pilotage.

Certains Jeep ne nous ont certes pas surpris vu leur conception initiale déjà élaborée. Par contre, en ce qui me concerne, c’est le Compass qui m’a le plus épaté. Malgré le fait qu’il n’eut qu’un boîtier de transfert à simple rapports, il s’est très bien débrouillé. Il est vrai que le moteur devait travailler plus fort que celui des autres Jeep mais jamais il n’a failli à la tâche.

Une imprenable pause…

Si jamais vous visitez cette superbe région de nos voisins du sud avec un Jeep (même avec le petit Renegade qui existe aussi en version Trailhawk mais que nous n’avions pas pour nos essais), n’hésitez pas à prendre certaines de ces «trails» (qui sont gratuites, en passant), surtout si vous conduisez une version Trailhawk. Informez-vous de celles qui sont appropriés pour votre véhicule qui vous surprendra par ses capacités. Évidemment, les Trailhawk ne sont pas des Rubicon…mais ce sont certes de véritables tout-terrains. Nous en avons la preuve.

Nos Jeep d’essai devant le plateau Merrimack.

(Vous pouvez voir plus de photos et des vidéos de cette excursion dans un article que j’ai écrit pour Auto 123 (https://www.auto123.com/fr/actualites/moab-excursion-jeep-editions-trailhawk/65414/)

Joyeux Noël !

Ce blogue est le dernier de l’année 2018. Tout comme vous, je l’espère, je prends un petit «break» pour le Temps des Fêtes. Mais je serai de retour au début de janvier alors qu’il sera encore question d’autos et d’aventures. Ce sera en même temps la période des grands Salons de Detroit et de Montréal…

En attendant, Joyeux Noël et Bonne Année!

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Éric Descarries
Chroniqueur
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