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Essais routiers

Hyundai Santa Fe, GM et miniatures

Ouf! Une semaine un peu plus tranquille…pour une fois. Exactement le temps de revenir à mes miniatures durant mes temps morts (ce que je n’ai pas souvent). Mais cela, j’y reviendrai. Mais avant, jetons un coup d’œil sur le tout nouveau VUS Santa Fe de Hyundai.

Décidément, le constructeur sud-coréen Hyundai a le vent dans les voiles. Vous l’avez certainement remarqué puisqu’il est de plus en plus décidé à nous prêter toutes ses nouveautés pour qu’on puisse les évaluer…ce qui explique pourquoi il a si souvent été question de produits Hyundai dans ce blogue. Cette fois, c’est du VUS compact Santa Fe complètement redessiné dont il s’agit (le suffixe Sport est disparu alors que le Santa Fe XL à sept passagers est reconduit pour le moment. Il sera redessiné plus tard et fort possiblement renommé). Encore une fois, je vous laisse le soin de critiquer ou d’admirer les lignes de ce véhicule selon les photos publiées ici.

Le nouveau design du VUS Santa Fe de Hyundai est certes plus agressif.

Légèrement plus long, le Santa Fe affiche également une lunette arrière plus verticale qui est non seulement plus belle à voir mais qui, également, accorde un peu plus d’espace au compartiment cargo.

En ce qui me concerne, je suis agréablement surpris par la direction que les designers de Hyundai ont prise avec ce VUS (et avec plusieurs autres produits de la marque). La calandre (typique aux produits Hyundai) peut sembler massive mais sa grille est composée de polygones qui en atténuent les dimensions. J’aime bien l’emploi de phares très étroits. On voit aussi que l’empattement a été légèrement allongé (deux pouces de plus que celui du Santa Fe Sport de 2018) qui donne une plus belle apparence au véhicule. Et les lignes plus prononcées lui donnent un look que l’on prend plus au sérieux qu’auparavant. La glace arrière est moins «bulbeuse» ce qui accorde plus d’espace au cargo.

L’intérieur, lui, gagne un peu plus d’espace grâce à l’empattement allongé. Le tableau de bord a été redessiné et, Dieu merci, il affiche un design plus sobre mais en même temps plus agréable à l’œil que dans le passé. Toutes les commandes sont bien placées et très faciles à manipuler. Remarquez que je n’ai pas toujours aimé les écrans de navigation/radio/caméra de recul placés comme une mini-télé à écran plat sur la planche de bord mais dans le cas de ce Hyundai, l’effet est plutôt joli. L’instrumentation devant le conducteur est facile à lire (il y a même un avertissement sonore et visuel entre les deux cadrans incitant le conducteur à vérifier le siège arrière au cas où il aurait oublié quelque chose…ou quelqu’un avant de quitter le véhicule) mais mon véhicule d’essai était aussi équipé de l’affichage reflété dans le pare-brise (HUD ou Head Up Display), un accessoire que j’ai toujours apprécié car je le trouve sécuritaire!

Le volant n’est pas trop chargé de commandes dédoublées et la console centrale avec son bras de vitesses traditionnel est bien aménagée incluant un petit compartiment de rangement pratique. Les sièges avant chauffants (le volant l’était aussi sur notre modèle d’essai haut de gamme) sont relativement confortables ainsi que ceux d’arrière. Des passagers de grandeur régulière profiteront de beaucoup d’espace pour les jambes à l’arrière surtout que les sièges peuvent se déplacer sur glissière. Le coffre, lui, est très grand! Et il sera encore plus profond si l’on couche les dossiers des sièges d’arrière! En fait, ce Hyundai a tout ce qu’il faut pour se mesurer à la concurrence…ou presque.

Le tableau de bord a été agréablement redessiné et ses lignes sont moins torturées qu’auparavant!

Les places arrière sont plus généreuses grâce à des sièges sur glissières qui peuvent s’ajuster.

Décidément, il y a encore plus d’espace de chargement à l’intérieur du nouveau Santa Fe. Notez le petit compartiment au plancher. Utile pour y cacher certains objets que l’on ne veut pas montrer!

Côté mécanique, la version de base de ce Santa Fe est disponible avec un quatre cylindres atmosphérique de 2,4 litres mais celui qui me fut confié l’était du quatre cylindres turbocompressé de 2,0 litres qui, lui, fait 235 chevaux et 260 li-pi de couple. C’est un peu le même moteur qui était livrable sur la version antérieure de cette camionnette mais avec cinq chevaux de moins. Toutefois, vu que le nouveau Santa Fe est un peu moins lourd, cette «perte» de puissance ne devrait pas paraître. La toute nouvelle boîte automatique du véhicule est une exclusivité Hyundai à huit rapports et bien entendu, j’avais affaire avec un véhicule à traction intégrale (le Santa Fe est aussi disponible avec la traction avant seulement).

Il est question d’un quatre cylindres turbodiesel à venir d’ici 2020…Notons que la direction est assistée par moteur électrique et que la suspension arrière a été revue pour une meilleure tenue de route. Pour cet essai, le Sante Fe avait toujours ses pneus Continental toutes saisons d’usine qui, malgré tout, se sont avérés efficaces dans la neige (quoiqu’elle ne fut pas trop profonde). J’imagine que sa motricité sera plus convaincante avec des pneus d’hiver appropriés (en passant, avez-vous les vôtres sur votre véhicule?).

Sous le capot de ma voiture d’essai, un quatre cylindres turbo de 2,0 litres qui est plus à sa place dans une voiture plus légère que dans cette caisse plus lourde! (Photo Éric Descarries)

Sur la route

Toutefois, sauf pour son design, ce beau Hyundai ne m’est pas paru si spécial que cela. En d’autres mots, le constructeur sud-coréen a créé un VUS intéressant capable de se mesurer à une concurrence qui pourrait inclure, selon plusieurs documents, les Ford Edge, les Nissan Murano et autres véhicules de même gabarit mais il n’a pas révolutionné le monde. Par exemple, toujours pour reprendre l’expression préférée d’un de mes collègues, le Santa Fe turbo n’est pas un foudre de guerre. Passez de zéro à 100 km/h peut demander jusqu’à huit secondes, ce qui n’est quand même pas si mal, mais pas excitant…pour un turbo! Certaines publications estiment sa vitesse maximale à 210 km/h mais je n’ai pas tenté de la vérifier.

Les reprises sont aussi un peu laborieuses mais elles réussissent à faire des dépassements sûrs. Notons ici la plus belle qualité de ce véhicule, il est relativement silencieux. Je dis relativement car, à l’effort, on entend bien le son du moteur à quatre cylindres. Mais ce son n’est pas si envahissant et il est facilement supportable. D’ailleurs, plusieurs études prouvent que la plupart des automobilistes veulent entendre le moteur lorsqu’il est sollicité. La direction est très tendre mais elle retient suffisamment de précision pour une conduite appropriée. Toutefois, lorsque chez Hyundai on a éliminé le suffixe Sport des versions précédentes, ce fut un choix judicieux car ce VUS n’a rien, ou presque, de «sport»!

Néanmoins, ce nouveau VUS de Hyundai demeure un choix valable pour quiconque recherche un VUS compact agréable à conduire avec un espace intérieur assez vaste et surtout très pratique. Sa capacité de remorquage est de 3500 livres. En ce qui a trait à sa consommation, j’ai réussi une moyenne de 14,6 l/100 km (il a fait très froid durant mon essai même si nous étions en novembre) alors que le compteur au tableau de bord indiquait une moyenne de 12,8. Si vous en demandez le prix, sachez que la version de base débute à 28 899 $ (quatre cylindres de 2,4 litres et traction avant) alors que les finitions Luxury et Ultimate (comme celui illustrée ici) iront jusqu’à 41 899 $ et 44 999 $.

Ne vous inquiétez pas, la concurrence ne fait pas moins cher. Et question fiabilité et durabilité, la marque Hyundai se distingue de plus en plus, se plaçant parmi les marques les plus fiables et les plus satisfaisantes sur le marché. Il reste à voir comment Hyundai présentera les autres variantes de ce modèle…

La «bombe» de GM

Certains d’entre vous se sont peut-être «réveillés» un peu brusquement récemment avec la nouvelle que General Motors allait fermer sa presque légendaire usine d’Oshawa en Ontario. Si vous ne l’aviez pas vu venir…C’est tout comme l’annonce, il y a quelques mois, de Ford qui nous apprenait qu’il allait arrêter la production de la plupart de ses autos (berlines) au cours des prochaines années. Pour certains, Ford s’en allait en faillite. La compagnie ne semblait pas savoir ce qu’elle faisait. Pourtant, c’est tout à fait le contraire, chez Ford (tout comme chez Fiat Chrysler), on a compris que les automobilistes nord-américains boudaient de plus en plus les autos pour aller du côté des VUS et des camionnettes.

FCA l’a su le premier en éliminant ses Dodge Dart et Chrysler 200 suivi de Ford qui renoncera à ses Fusion, Focus (en Amérique), Taurus et j’en passe. Chez GM, la fermeture d’Oshawa s’explique par l’abandon des Chevrolet Impala, Buick Lacrosse et Cadillac XTS (toutes construites à Oshawa) alors que les Chevrolet Cruze et…Volt seront éliminées au cours des mois à venir! La Volt? Oui, oui…elle ne se vend déjà plus (GM en a déjà abandonnée la version européenne Opel Ampera en 2015, un peu avant que la marque allemande Opel passe à PSA). L’auto serait en phase terminale…Et ce n’est certes pas fini!  

Aimez-vous les miniatures ?

Ceux qui me connaissent savent que je suis mordu de miniatures de tout gabarit. Dimanche dernier, je me suis rendu au Pavillon Val-des Arbres de Laval où il y avait un petit concours de modélisme. J‘y ai aussi trouvé un rare modèle de Cord 1937 à assembler d’AMT à l’échelle 1/12 mais cela, c’est une autre histoire. Je vous propose ici quelques photos de ce concours que j’ai trouvé des plus intéressants…

Les voitures sont petites, très petites mais les détails sont tout simplement renversants.

Un modéliste avait reproduit la Plymouth Fury du film «Christine» telle qu’on pouvait la voir dès les premières images de la production.

Il faut vraiment s’arrêter pour voir tous les détails de cette souffleuse Sicard (une marque québécoise maintenant disparue) faite à partir de presque rien!

Encore une fois, si possible, agrandissez l’image afin de voir tous les fins détails de cette scène de la Deuxième Grande Guerre. Époustouflant! C’est ça, du modélisme!

Pour lire le blog d’Éric Descarries