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Essais routiers

Subaru Ascent, Ford et VW et le Salon du Hobby

Enfin, le Subaru Tribeca est remplacé. Il laisse sa place au tout nouvel Ascent (attention, ne pas confondre avec Accent), un vrai VUS (ou VUM, c’est selon) à sept, voire huit passagers. Vu d’abord dans les grands salons de l’automobile l’année dernière, l’Ascent ressemble vraiment à la gamme Subaru ce qui lui a valu déjà certaines remarques négatives du genre : «un Outback sur stéroïdes» et autres mentions du genre. Mais il n’en est rien.

En ce qui a trait au design, tout est une question de goût. Toutefois, regardez-y bien à deux fois. Même si, je le répète, l’Ascent arbore des airs de ressemblance avec d’autres membres de la famille Subaru, il a un look bien à lui qui, heureusement, n’a rien à voir avec les Tribeca du passé! En fait, l’Ascent ressemble plus à un croisement de VUS et de fourgonnette. Et, non, vous n’avez pas rêvé, il est gros! Presque 197 pouces (environ 500 cm) de long, il pèse dans les 4500 livres. On voit donc que Subaru s’attaque sérieusement à un des plus importants segments du marché, celui des VUS intermédiaires incluant les Ford Explorer, Mazda CX-9, Toyota Highlander et Chevrolet Traverse de ce monde.

Malgré ses ressemblances avec les autres produits Subaru, le nouvel Ascent a une personnalité bien à lui!

(Photo Éric Descarries)

Même de l’arrière, l’Ascent affiche des caractéristiques qui lui sont propres.

(Photo Éric Descarries)

Avant de parler de ses éléments mécaniques et techniques, jetons un coup d’œil à l’intérieur. Le tableau de bord semble divisé en compartiments. D’abord, l’instrumentation est bien placée devant le conducteur et entre les deux grands cadrans se trouve un centre d’information combiné au système EyeSight (dont les caméras sont placées autour du rétroviseur intérieur) qui avertira le chauffeur de toute manœuvre ou situation qui pourrait être dangereuse. Il y a aussi quelques commandes du tableau de bord qui sont dédoublées aux branches du volant de la voiture. Mais celui-ci ne semble pas surchargé. Au centre du tableau de bord se trouve l’inévitable écran qui sert à la radio, la navigation et la caméra de marche arrière. Son image est claire alors que le système de navigation (qui demande un peu d’acclimatation) devient facile à opérer avec l’usage. Sur le dessus de la planche de bord se trouve une autre petite niche. Celle-ci donne des informations sur l’auto au conducteur incluant la consommation, la boussole et ainsi de suite.

La console centrale n’est pas trop large mais on y trouve un levier de vitesses traditionnel et les deux porte-gobelets. En ce qui a trait aux sièges ajustables à l’avant, ils sont larges et accueillants sans mentionner qu’ils sont aussi confortables. Les passagers du centre (qui peut inclure deux sièges capitaine ou une banquette à trois places) seront également bien à l’aise avec beaucoup d’espace pour les jambes grâce à des sièges qui s’ajustent d’avant ou d’arrière. Curieusement, la banquette de la troisième rangée (à trois places!) m’est apparue beaucoup plus confortable que celle de bien des concurrents. Et on y accède quand même facilement. Ce n’est pas aussi confortable qu’à l’avant mais c’est mieux que je le pensais. Toutefois, si les dossiers sont en place, il ne reste plus beaucoup d’espace de rangement. Vous aurez compris alors que lorsqu’on les rabat, on obtient un sérieux compartiment cargo. Il faut s’asseoir dans l’Ascent pour y découvrir les nombreuses petites attentions apportées aux détails.

Le tableau de bord semble divisé en «niches» spécialisées.

(Photo Éric Descarries)

Les places du centre sont généreuses grâce aux sièges ajustables.

(Photo Éric Descarries)

La troisième rangée m’a paru plus confortable que celle des concurrents.

(Photo Éric Descarries)

Il faut vraiment abaisser le dossier de la troisième banquette pour obtenir le véritable espace caverneux de l’Ascent.

(Photo Éric Descarries)

Sous la voiture

Ce que l’on ne voit pas, c’est toute cette mécanique cachée sous la voiture. Évidemment, le nouvel Ascent repose sur la toute récente Plateforme Globale déjà utilisée sous les Impreza et Crosstrek. Et le moteur est tout nouveau. Il s’agit d’un quatre cylindres à plat turbocompressé de 2,4 litres de 260 chevaux et 277 li-pi de couple. Et c’est le seul moteur disponible dans cette grande caisse, le six à plat ne faisant pas partie des options au catalogue! La seule boîte disponible est une automatique à variation continue qui est combinée à une traction intégrale ou, si vous aimez mieux, à quatre roues motrices dont une partie légèrement supérieure du couple passe par les roues avant alors que les roues arrière peuvent se voir confier plus de motricité si celles d’avant se mettent à patiner. Mais elles ont toujours leur part du rôle à jouer.

C’est une nouvelle génération de moteurs qui apparaît chez Subaru.

(Photo Éric Descarries)

Sur la route

Dès que l’on se glisse derrière le volant, on se rend compte que l’Ascent est un gros véhicule. Mais il n’est pas énorme et inconduisible. Lorsqu’on lance le moteur, on sent une petite vibration typique aux moteurs à plat de Subaru. Toutefois, celle-ci disparaît rapidement et on ne sent plus de vibration. En fait, c’est le moteur le plus silencieux et le plus doux que je n’ai jamais testé de Subaru. Et il est bien à la hauteur de la situation malgré le poids imposant du véhicule. Passer du point mort à 100 km/H demande moins de huit secondes ce à quoi participe la boîte automatique continuellement variable (CVT) qui est aussi discrète, sinon plus, que le moteur. En vérité, on l’oublie presque toujours tant elle est transparente. Et elle peut se manier comme une manuelle !

Mentionnons ici que l’Ascent a une capacité de remorquage maximale de 5000 livres! En ce qui a trait à sa tenue de route, disons qu’elle est respectable pour un véhicule de ce gabarit. Oui, la direction est un peu tendre mais le freinage m’a paru adéquat. Notons que la voiture était équipée d’origine de pneus Falken d’origine japonaise (c’est un dérivé de Sumitomo). Sans être un véhicule de sport, l’Ascent procure des performances plus qu’acceptables. Incidemment, pour ceux qui voudront s’aventurer hors des sentiers battus, ce Subaru possède la motricité aux quatre roues X-Mode qui aide à cet exercice mais je crois que peu de propriétaire s’aventureront dans des sentiers difficiles quoique ce sont possible…jusqu’à un certain point.

Ma semaine passée au volant de ce véhicule s’est soldée par une consommation d’essence (régulière) d’une moyenne de 13,4 l./100 km (alors que l’ordinateur de bord indiquait 12,6 à l’affichage numérique) ce qui est dans la bonne moyenne pour un véhicule de ce gabarit dont le prix de base, dans sa version Limited dont il est question ici est de 48 220 $ (46 495 $ plus les 1725 $ de frais de transport). Il en existe une version de base Commodité et une version Tourisme intermédiaire en plus d’une version haut de gamme Premier dont les prix varieront.

Donc, Subaru propose enfin un véhicule capable de répondre aux amateurs de la marque qui attendaient avec impatience un VUS plus grand que leur Outback adulée. Il devrait vraiment s’imposer dans son créneau…mais j’aurais bien aimé y voir le six cylindres!

Que se passe-t-il entre Ford et VW ?

Le week-end dernier, j’ai rencontré un jeune amateur de voitures qui ne jurait que par Volkswagen. Il ne voulait rien savoir des «Américaines» comme si ces véhicules représentaient une plaie dans l’industrie. Pourtant…Mais enfin, je ne veux pas repartir cette discussion. Sauf que ce jeune homme devra faire face à une réalité. Il semble que de plus en plus de liens se tissent entre les compagnies européennes et autres (prenez Fiat et Chrysler, par exemple ou Toyota et BMW dans le cas de la Supra) et la dernière nouvelle, c’est une entente possible entre Volkswagen et Ford au niveau de la recherche afin de développer des véhicules autonomes et électriques. Quant à Ford, le géant américain pourrait fournir des plateformes de pick-up et des moteurs à Volks.

Mais il y aurait un perdant si cette entente se concrétisait. Ce serait Audi dont les récents scandales ont affaibli l’administration au moment même où VW pourrait profiter des avantages technologiques de son confrère au sein de l’organisation. Tout semble indiquer que les efforts d’Audi pour créer une voiture autonome se soient soldés par une faiblesse face à ses concurrents.

Hubert Diess, le président du groupe Volkswagen craint que l’industrie automobile allemande perde de ses avantages technologiques si elle n’effectue pas des changements radicaux. Il estime à 50% les chances que cette industrie soit parmi les élites mondiales au cours des 10 prochaines années.

Créer des autos électriques représente des dépenses astronomiques que peu de consommateurs ne pourraient comprendre et surtout ne pourraient se permettre à l’achat si les constructeurs ne trouvent pas de partenaires ou d’économie d’échelle pour les rendre plus abordables. Dans le passé, j’ai su que développer une nouvelle plateforme d’auto courante exigerait un budget dépassant les quatre et cinq MILLIARDS de dollars (et cela, c’était durant les années quatre-vingt dix). Je n’ose jamais le répéter car plusieurs gens, même des connaisseurs de l’industrie automobile, ne me croient pas. C’est pourtant la triste vérité. Pourquoi croyez-vous que des Ford et GM de ce monde s’unissent pour concevoir de nouvelles boîtes automatiques? C’est pourtant ce que les deux «concurrents» ont dû faire pour partager des frais qui dépassent notre imagination…

Le Salon du Hobby

Chaque automne et chaque printemps, je me rends au Salon du Hobby (anciennement Expo-Train) qui se tient à l’école Vanier de Duvernay pour essayer de me trouver quelques modèles réduits usagés (ou neuf) pour ma collection. Toutefois, certains amis ne sont pas contents de ne pas avoir été avertis plus tôt ayant pris des engagements qui les ont empêché de s’y rendre. Donc, voici mon message : Inscrivez-le dans votre agenda, le prochain Salon du Hobby se tiendra les 6 et 7 avril 2019 à l’école Vanier à Laval. J’y serai et j’espère y trouver des «deals» !

Avant longtemps, il faudra trouver un endroit plus grand pour le Salon du Hobby à Laval !

(Photo Éric Descarries)

Certaines maquettes sont tellement élaborées…!

(Photo Éric Descarries)

Il y a de véritables trésors à trouver parmi les anciens jouets exposés au Salon du Hobby.

(Photo Éric Descarries)

Évidemment, il y a plusieurs tables de train à cette exposition.

(Photo Éric Descarries)

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