(Daytona, Floride) Après deux journées de route au volant d’une rutilante Chrysler Pacifica « rouge cerise » du millésime 2026, nous sommes arrivés à notre destination mercredi tôt en soirée. Cette année, nous sommes vraiment choyés car nous sommes à seulement 15 minutes, en voiture, du Daytona International Speedway.
Pour 360Nitro.tv, il s’agit de la seconde visite au « World Racing Headquater » en trois ans. Notre excursion en terre Floridienne a débuté en force jeudi matin, avec une visite au « NASCAR Racing Experience » pour un trois tours sur l’ovale de 2.5 milles.
Mais avant ,,,

Avant de vous entretenir sur notre incroyable expérience du jeudi matin, revenons sur les deux jours de route qui nous ont permis d’arriver en Floride. Pour être certains de pouvoir partir tôt mardi matin et atteindre notre objectif de faire un premier arrêt à Harrisonburg en Virginie, nous avons récupéré notre superbe bolide le dimanche, après que Sylvain Fournier eut loué une lentille additionnelle pour son appareil photo.
Comme en 2024, nous avons entrepris d’entrer au pays de l’oncle Sam et du monsieur orange via les douanes des Mille-Îles, pour passer au travers de Syracuse via la 81. Incluant l’état de New York, nous avons traversé un total de huit états (New York, Pennsylvanie, Maryland, Virginie Occidentale, Virginie, Caroline du Nord, Caroline du Sud et Géorgie pour arriver en Floride. Le tout pour un total d’environ 2500 km.
Pour ceux qui sont inquiets de se faire prendre en photo par les douaniers américains, de faire prendre vos empreintes ou encore d’avoir une fouille avec des gants de latex, rien de tout cela ne s’est produit contrairement à la peur que nos médias semblent vouloir nous transmettre. Notre premier arrêt sommeil s’est effectué à Harrisonburg en Virginie. Cependant, notre nuit s’est avérée de courte durée puisque nous avons repris la route à six heures du matin.
Le buc-ees
Je ne suis pas encore rendu au sujet principal de ma chronique mais soyez patients, ça s’en vient. Fallait que je vous entretienne sur la folie de la démesure américaine. Bon, certains diront que c’est peut-être le Canada qui manque d’ambition mais n’empêche qu’ici, on tombe dans la démesure totale. Plusieurs personnes m’ont parlé de la dernière des stations-services/dépanneurs/etc Buc-ees. Comme c’était à 5 minutes de notre hôtel, nous avons décidé d’aller y faire le plein d’essence. Premier constat « Des pompes à gaz en veux-tu, en v’la », c’est à perte de vue, ça n’a aucun sens. Si vous attendez pour mettre du « fuel » dans votre bolide, c’est que soit toute la région va faire le plein là, ou soit c’est la fin des temps. Ensuite, une fois rendu à l’intérieur, c’est immense, que dis-je gigantesque, que dis-je garganstueste. A ma droite, il y avait une pléiade d’articles de toutes sortes avec l’écureuil qui sert d’effigie et de mascotte. À gauche, toutes sortes de nourriture et, bien entendu, il ne faut pas oublier le « jerky » fabriqué sur place. En termes de dimension, on peut se situer entre un « Walmart » de taille moyenne et une grande épicerie de quartier. Si vous vous déplacez dans l’est des États-Unis en véhicule à moteur (nous n’avons pas remarqué s’il y avait des stations de recharge pour bolides électriques, mais à voir le nombre de pompes, c’est à croire que cette entreprise vise un tout autre marché), vous devez vous y arrêter que vous ayez besoin d’essence ou non.
Nascar Racing Expérience
Il y a deux ans, pour des raisons qui m’échappent, je n’avais pas mis à notre horaire le « NASCAR racing experience » lors de notre visite à Daytona. Cette année, je ne voulais surtout pas manquer mon tour et j’ai pris les moyens nécessaires pour vivre cette expérience qu’on réalise une seule fois dans une vie.
J’aimerais avant de vous décrire mon voyage dans le merveilleux monde du NASCAR, remercier en mon nom et celui de Sylvain Fournier, Sébastien Couture qui nous a permis de vivre ce « trip » incroyable. Nous étions donc cédulés à 8h00 jeudi matin et, pour une des rares fois dans ma vie, je suis arrivé plus qu’à l’heure puisque j’avais au moins un bon 30 minutes d’avance.
Une fois sur place, nous nous sommes rendus à la remorque du « Racing Experience » arborant fièrement les couleurs de la voiture 43 du légendaire « Richard Petty ». Une fois inscrits, en signant les différents documents d’usage, on nous a offert l’extra « Photo » et l’extra « Vidéo » auxquelles nous n’avons malheureusement pu résister. Sérieusement, cela peut sembler cher à première vue, mais cela valait chaque centime dépensé. Ensuite, on nous a placés en attente avec un numéro dans le cou indiquant à quel rang nous allions passer. Ensuite, vient l’essai des casques, comme à chaque fois que j’essaie un chapeau ou un casque, je dois passer par plusieurs tentatives puisqu’il semble que j’aie une tête de plus grande dimension que la moyenne.
Finalement, le moment tant attendu arrive, ma voiture et mon pilote privé, arborant fièrement un casque aux couleurs de l’armée américaine, est prêt à me faire vivre un vieux rêve. Avant d’entrer dans la bagnole, on m’ajoute un « Hans device » et ensuite je pénètre à l’intérieur du bolide. J’ajouterais même avec une certaine élégance. Ensuite, vient le 3 tours de piste le plus heureux de toute ma vie. Le premier virage a été difficile cependant, quand j’ai compris le truc, je peux affirmer que j’avais le sourire fendu jusqu’aux lèvres ! Les trois passages de la ligne de départ/arrivée ont passé énormément vite. L’option de trois était amplement suffisante. Quand on regarde une vidéo avec une vue à l’intérieur d’un bolide, on ne réalise pas réellement à qu’elle vitesse ça peut rouler. La réalité est tout autre, ça va vite sans bon sens. En sortant de la voiture, avec le même charisme qu’en entrant, je n’ai pu m’empêcher d’exprimer ma joie à un cameraman en utilisant un bon vieux juron québécois.
Par la suite, nous sommez allés réclamer notre photo et à notre grande surprise, c’était un superbe montage sur un superbe cadre de bois. Avoir su, j’aurais utilisé mon plus beau sourire et levé mon pouce en l’air, mais nono comme je suis, je ne l’ai pas fait,
Ça coûte combien le « Racing Expérience » ?
Pour vous mettre l’eau à la bouche, voici les différentes options disponibles pour vivre l’expérience NASCAR à l’intérieur même d’un bolide de course. Je vous ai mis un approximatif en dollars canadiens.
Formules “Ride Along” (passager)
- 3 tours: 193,99 $US (264 $CA)
- 6 tours: 299,99 $US (409 $CA)
Formules “Racing Experience” (vous conduisez – temps de piste)
- 5 minutes: 436,99 $US (596 $CA)
- 8 minutes: 604,99 $US (824 $CA)
- 16 minutes: 1 149,99 $US (1 567 $CA)
- 24 minutes: 1 693,99 $US (2 307 $CA)
- 32 minutes: 2 238,49 $US (3 049 $CA)
- 40 minutes: 2 782,99 $US (3 790 $CA)
- 48 minutes: 3 327,99 $US (4 533 $CA)
Formule “Advanced Experience”
- Advanced Experience : 4 499,99 $US (6 129 $CA)
Un retour sur les duels et la qualification en CUP

Mardi soir, la séance de qualification a couronné Kyle Busch qui a signé le meilleur tour avec 183,651 mi/h, s’offrant ainsi sa toute première pole pour le « Great American Race ». À ses côtés, sur la première ligne, Chase Briscoe s’est encore invité à l’avant-scène, à quelques millièmes de vitesse seulement, verrouillant la deuxième position sur la grille. Les deux hommes étaient les seuls à être “blindés” en première ligne avant les Duels, le reste du peloton devait se replacer jeudi soir selon l’ordre d’arrivée des courses qualificatives.
Jeudi soir, avait lieu les « America 250 Florida Duels », deux sprints de 150 milles qui ont distribué les positions de départ et, surtout, les derniers billets disponibles pour la course. Dans le premier duel, ça s’est joué en prolongation, au terme d’une fin de course agitée : Joey Logano a su tirer profit du jeu d’alliances et d’un dernier incident pour aller chercher la victoire, pendant que Ryan Blaney et Austin Dillon complétaient le top 3. Derrière, l’histoire de la soirée, c’est aussi Casey Mears qui s’est accroché et a décroché la place disponible en se frayant un chemin quand ça s’est mis à brasser fort dans les derniers tours.

Dans le second duel, changement de ton : aucune neutralisation, mais pas moins intense. Chase Elliott a pris le contrôle dans les derniers tours et a résisté jusqu’au fil d’arrivée à Carson Hocevar qu’il a battu pour 0,065 seconde. Elliott s’offre la victoire et place Chevrolet en évidence, alors que Kyle Larson, Michael McDowell et Christopher Bell suivaient. À noter enfin un rebondissement alors qu’Anthony Alfredo, initialement le meilleur des « non-chartés » à l’arrivée, a vu son résultat annulé après inspection, ce qui a permis à B.J. McLeod dans la liste des participants au Daytona 500.
Top 10 (qualifications Daytona 500)
- Kyle Busch (No 8, Chevrolet)
- Chase Briscoe (No 19, Toyota)
- Joey Logano (No 22, Ford)
- Chase Elliott (No 9, Chevrolet)
- Ryan Blaney (No 12, Ford)
- Carson Hocevar (No 77, Chevrolet)
- Austin Dillon (No 3, Chevrolet)
- Kyle Larson (No 5, Chevrolet)
- Brad Keselowski (No 6, Ford)
- Michael McDowell (No 71, Chevrolet)
En conclusion
Le mauvais temps qui semblait vouloir se pointer le bout du nez pour dimanche semble maintenant vouloir se retirer. Merci à dame nature de nous permettre d’assister à cet évènement prestigieux à la date à laquelle il doit se tenir. Déjà hâte à la suite du « Speedweek »
Que les dieux bénissent les rois de course !







