Phoenix, du «short track» à son meilleur !

Crédit photo : Chris Graythen/Getty Images

Il aura fallu quelques tours avant que «l’action» prenne vraiment son envol pour le United 500 de la série de la Coupe NASCAR à la petite piste de Phoenix en Arizona mais la fin de l’épreuve en valait l’attente.

Ceux qui croyaient que Kyle Larson (Camaro no 5) allait faire une bouchée de tous les autres pilotes ont certes été déçus de le voir se faire bousculer à la toute fin de la course malgré le fait qu’il ait dominé la majeure partie de l’épreuve. Souvenez-vous que ce n’est jamais fini tant que le drapeau à damier n’est pas tombé. Cela veut dire qu’en NASCAR, il faut s’attendre à une neutralisation de la course avec à peine quelques tours à faire. Et c’est ce qui est arrivé  deux fois plutôt qu’une à la piste courte…(permettez-moi d’utiliser le terme «short track»…me semble que ce terme est si spécifique à NASCAR qu’il devrait être permis en français comme le mot «hot dog» en cuisine rapide…euh! «fast food»…)…donc à la «short track» d’un mille (1,6 kilomètre) de Phoenix.

Un peu plus et on assistait à une victoire du vétéran Kevin Harvick (Mustang no 4) qui maîtrise cette piste depuis des années. Lui non plus n’avait prévu cette neutralisation après avoir pris les commandes vers la fin de la course. La dernière relance lui fut catastrophique malgré son choix (très justifié) de quatre pneus neufs avant la relance.

Mais la piste de Phoenix a cette particularité d’une première courbe «déformée» qui permet des dépassements comme nulle part ailleurs! Et c’est de là qu’est apparu William Byron (Camaro no 24) qui n’était certes pas la vedette de cette épreuve jusqu’à ce moment-là. Byron, maintenant surnommé «Willy B.» (les Américains aiment donner des surnoms à leurs pilotes préférés) a donc passé le fil d’arrivé le premier, sa deuxième victoire de suite cette année. Moins en vedette que certains de ses coéquipiers (surtout Larson et Elliott de la Camaro no 9), Byron est un fin renard qui sait attendre avant de porter son coup (comme l’ancien tuteur de cette auto, Jeff Gordon savait le faire).  Et la piste de Phoenix lui a permis de s’illustrer. Au moins, cette épreuve de la Coupe NASCAR sur «short track» a été moins ennuyante que celle de la semaine dernière à Vegas. Maintenant que la visite de NASCAR dans l’ouest est terminée, nos héros se dirigent vers la légendaire piste d’un mille et demi d’Atlanta. Je ne m’attends pas à ce que le gagnant soit une surprise (la saison 2022 nous a offert tellement de surprises que je ne crois pas que ça se répète en 2023…) mais je suis persuadé qu’il y a aura de l’action…comme on est en droit de s’attendre à Atlanta!

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