Road trips en Cadillac XT4 et Mustang GT

Crédit photo : Éric Descarries

Je me fais un point d’honneur de publier ce petit blogue chaque semaine…sans faute (et sans fautes, si possible) mais parfois, il faut savoir s’arrêter et reprendre son souffle. C’est donc ce que j’ai fait depuis quelques jours. Je n’ai donc pas publié de blogue la semaine dernière mais j’ai quand même conservé derrière la tête l’idée de vous transmettre mes impressions de conduite. Et pour écrire des impressions de conduite, il faut…conduire !

Il y a quelques semaines, je devais prendre le volant d’un tout nouveau VUS de General Motors mais vu qu’un autre conducteur a eu la malchance d’en modifier le pare-chocs, le représentant de la compagnie m’a proposé de prendre un autre véhicule. Dans ce cas, ce fut un petit Cadillac XT4 de cette année, un véhicule qui n’a pas changé depuis son lancement en 2018 mais dont mon dernier reportage date déjà du printemps de 2019. Vu que le XT4 serait, selon Philippe-André Bisson des relations de presse de GM du Canada, le deuxième vendeur de la gamme Cadillac après le XT5 (avec quand même plus de 3000 par année depuis 2019-2020), j’ai pensé qu’il valait la peine d’en reparler.

Le plus «petit» VUS (ou VUM) de Cadillac, le XT4 connaît un certain succès sur le marché.

Évidemment, le «petit» XT4 n’a pas changé depuis son lancement en octobre 2018. D’ailleurs, rien ne semble presser. Les clients de ce petit VUS l’aiment tel qu’il est. Techniquement, le XT4 repose sur la plateforme E2 de GM (la même qui se retrouve adaptée sous les Chevrolet Malibu). C’est donc, de base, une voiture à traction avant mais, dans le cas qui nous intéresse, le XT4 Sport qui m’a été confié était à traction intégrale. Pour faire une longue histoire courte, spécifions qu’il n’y a qu’un moteur disponible dans l’XT4 soit un quatre cylindres turbocompressé (unique à la marque Cadillac) de 237 chevaux avec 258 li-pi de couple et une seule boîte automatique à neuf rapports. Je dois ajouter ici que ce véhicule était chaussé de pneus P235/60 R18 à flancs plus hauts ce qui aura contribué au confort du véhicule en voyage.

Même de l’arrière, on reconnaît facilement le style de Cadillac dans le XT4.

Je pourrais vous rappeler tout ce que j’ai écrit dans le passé sur ce véhicule (vous pouvez le lire en faisant des recherches dans ce blogue) mais j’aimerais plutôt préciser que j’ai utilisé ce Cadillac pour un voyage de plus de six heures à l’aller dans la région de l’Abitibi (plus précisément chez mon fils).

La route pour s’y rendre est plutôt simple. J’ai donc pris l’autoroute 15 vers le nord. Celle-ci devient la route 117 après Sainte-Agathe. Un peu passé la région de Mont-Tremblant, elle devient une sorte de route secondaire à une voie. Pas toujours parfaite, elle passe au travers quelques petites villes pour se rendre à la plus importante agglomération de Mont-Laurier. Quelque quarante kilomètres plus au nord, on en arrive à un superbe parc provincial, celui de la Vérendrye. Il faut compter presque deux heures pour le traverser (avec un peu de chance, on ne sera pas retardé par des travaux routiers) alors que la qualité du revêtement varie de très bonne à quelque «raboteuse» par moment. On peut s’y arrêter plusieurs fois à des pauses bien aménagées avec vue tout simplement superbe! Rendu à Val d’Or, il faut passer de la 117 à la 111 si l’on veut se rendre à Amos.

Le tableau de bord du XT4 ne sera jamais élégant à mes yeux mais son instrumentation et ses commandes y sont faciles à lire et utiliser.

Même si l’on est un mordu et un inconditionnel des autos plus sportives ou exotiques, il faut tenir compte de la condition de ces routes lorsqu’il s’agit d’une aussi longue distance (plus de 550 kilomètres). Et c’est ici que le Cadillac XT4 peut s’avérer un compagnon de route agréable. Au départ, je vous le dis tout de suite, le XT4 n’est pas aussi sportif que son appellation Sport veuille bien l’indiquer. Ses accélérations ne vous colleront pas à votre dossier de siège, le petit VUS n’étant capable d’atteindre le cap des 100 km/h qu’en quelque huit secondes. Toutefois, quand vient le temps de doubler un véhicule (surtout un des multiples gros camions qui grimpent aussi vers l’Abitibi), le petit moulin se combine très bien à toute l’agilité de la boîte à neuf rapports et dépasser devient une manœuvre plus rassurante. La seule ombre au tableau, j’ai un peu de misère à entendre le son «rauque» d’un quatre cylindres dans un produit Cadillac…En ce qui a trait aux pneus mentionnés plus haut, des Continental ProContact, leurs flancs plus hauts que ceux des pneus qui équipent une bonne partie des petits VUS concurrentiels de l’XT4 le rendent tellement plus confortable. Pour une fois, je n’ai pas eu à subir les contrecoups des imperfections de la route comme je m’en suis si souvent plaint avec d’autres VUS «sport»! Évidemment, la «tenue de route» dite sportive risque d’en souffrir mais, vraiment, qui va se procurer un XT4 pour le «brasser» sur des routes sinueuses?

Les places arrière sont quand même relativement généreuses.

Malgré que j’aie déjà critiqué le design du tableau de bord de ce Cadillac, je n’en ai eu aucune difficulté à la consulter ni à manipuler ses commandes. Notons que la plupart d’entre elles sont dédoublées sur le volant ce à quoi je me suis habitué rapidement.  Les sièges (ventilés) se sont avérés plus confortables qu’anticipés sur une (très) longue distance. Étant seul avec ma femme dans le véhicule, nous avons utilisé tout l’espace cargo disponible du petit Cadillac avec les dossiers des sièges d’arrière rabattus pour nos bagages. De la place, il y en avait.  Quant à la visibilité, je n’y ai pas trouvé de difficulté.

Le Cadillac XT4 offre malgré ses dimensions réduites un bon espace de chargement.

En condition urbaine, le gabarit du XT4 est appréciable puisqu’il se gare facilement un peu partout. Puis, sa conduite en ville est plutôt agréable. Encore une fois, les pneus à flancs élevés ont eu leur rôle à jouer en atténuant le choc des imperfections des rues. De plus, la traction intégrale en sera certainement agréable en conditions hivernales!

Le seul moteur au catalogue est un quatre cylindres turbocompressé de 2,0 litres dédié à la marque Cadillac.

Évidemment, la consommation a toute son importance lorsqu’on considère l’achat d’un tel VUS (ou VUM, si vous préférez). Dans mon cas, avec un aller-retour de plus de 1200 km et des déplacements urbains de retour à Laval,  j’ai réussi à boucler le «road trip» avec une moyenne de 8,3 l/100 km. Malheureusement, l’essence super serait préférable mais le moteur fonctionne très bien malgré tout avec de l’essence régulière. Le prix de base de ce Cadillac était de 43 798 $ mais avec des options comme la peinture rouge spéciale de 1 395 $, l’ensemble Son et Soleil (stéréo Bose et toit vitré ouvrant) de 3195 $, l’ensemble de Confort et Accommodation de 2685 $ en plus de la taxe spéciale de 100 $ pour le climatiseur, ce prix grimpe à 51 073 $ auquel il faut ajouter les frais de transport et préparation de 2200 $, la facture totalise alors 53 373 $ (plus les taxes de vente, bien sûr !).

Le Cadillac XT4 AWD Sport a toute une panoplie de concurrents auxquels il doit se mesurer. Parmi ceux-ci, je vois les Volvo XC40, BMW X1, Mercedes-Benz GLA, Lexus UX, Acura RDX, Audi A3 et, bien entendu, Lincoln Corsair. Malgré tout, la marque se débrouille très bien sur le marché. Un véhicule «intéressant» à conduire? Pas nécessairement. Mais ce n’en est certainement pas un obstacle à être un véhicule confortable, agréable et prévisible pour de longs voyages, pour des «road trips»…ou encore pour vos déplacements les plus ordinaires.

Wasaga Beach en Mustang

Comme bien des Québécois, je m’ennuie fortement des plages de la Côte Est américaine. Chaque année, depuis des décennies, j’aime me diriger vers Ogunquit (Maine) ou Wildwood (New Jersey) pour profiter du soleil sur le sable. Et combien de fois ai-je eu l’opportunité d’y aller en Mustang cabriolet, un véhicule tout approprié pour ce genre d’excursion. Hélas, en ce temps de pandémie, les frontières américaines nous sont fermées. Il faut alors trouver certains endroits aussi attirants au Canada…et pas trop loin…

Les belles plages locales ne sont pas nombreuses chez nous. L’année dernière, j’ai découvert celles des Sandbanks sur le bord du fleuve Saint-Laurent en Ontario à quelque quatre heures de route de Laval. Mais, cette année, l’endroit était surpeuplé et il nous a fallu changer de direction. Grâce à la perspicacité de ma fille, nous avons opté pour Wasaga Beach à environ une heure de route au nord de Toronto. J’avais déjà vu la région lors d’un programme de constructeur automobile. Mais je n’avais jamais pensé y demeurer une semaine.

J’ai eu le plaisir de conduire de nouveau cette Mustang GT California Special pour mes vacances en Ontario.

Je reviens à Wasaga Beach dans quelques lignes. Je tiens à préciser ici qu’on m’avait proposé un cabriolet Mustang 2,3 litres pour m’y rendre mais, à la dernière minute, j’ai dû me «contenter» de la GT CS (la 2,3 litres n’étant plus libre) dont il a déjà été question il y a quelques semaines dans ce blogue. Je vais donc mettre les détails de côté (si vous voulez en savoir plus sur la Mustang GT California Special, faites une courte recherche dans ce blogue) sauf pour mes impressions de conduite en «road trip».

Le cabriolet Mustang GT est bien à sa place à Wasaga Beach où les voitures du genre abondent !

Aller de Laval à Wasaga Beach demande un peu plus de sept heures de route (huit heures si vous êtes pris dans la circulation de la région de Toronto). Pour ce faire, de la région montréalaise, on prend l’autoroute 40 qui devient la 20 vers l’ouest et qui se transforme en 401 rendu en Ontario. Ici, vaut mieux engager le régulateur de vitesse (cruise control) car la route est «plate» ! Si la vitesse limite est de 100 km/h, personne ne roule à moins de 110 km/h sauf les milliers de camions-remorques qui y circulent (la 401 serait la route commerciale la plus utilisée au monde au niveau tonne par kilomètre car, au cas où vous ne le sauriez pas, les camions qui l’empruntent peuvent peser près de 110 000 livres chargés alors que pour le reste du continent, la limite oscillerait entre 85 000 à 90 000 livres!) vu qu’ils y sont limités par la loi à 105 km/h. On se rend alors à la route 400 qui monte au nord vers Barrie puis emprunter les quelques routes de campagne ontariennes qui mènent à Wasaga Beach.

Les vieux motels de Wasaga Beach ont un certain charme mais il faut se méfier de leur entretien!

Pour décrire l’endroit, fions-nous à mon ami et confrère Denis Duquet qui traite cette place de «Old Orchard des Ontariens». Il a parfaitement raison. La partie la plus ancienne de la place est surtout occupée par de vieux motels et de vieilles «cabins». Certains endroits sont bien entretenus mais d’autres…Enfin, si vous y réservez, tentez d’en savoir le plus possible sur l’état des lieux…Vous risquez quelques surprises surtout en plein été quand les jeunes vont y faire la fête. Il y a une partie de la plage no 2 qui inclue un petit centre commercial avec des vendeurs de «bébelles», de T-Shirts, de serviettes de plage, de crème glacée et d’autres chose du genre…très semblable au vieux Old Orchard Beach…Attention, la petite ville de Wasaga Beach n’est pas une destination gastronomique (on y trouve les Boston Pizza, Swiss Chalet, McDonald, Subway, Burger King, ces deux derniers ayant pignon sur rue à la plage). On n’y trouve pas de beaux restaurants de fruits de mer (Wasaga est sur le bord du lac Huron qui regorge de poissons mais pas de crustacés) alors qu’il y a certains établissements locaux qui pratiquent toujours la surenchère (en d’autre mot, «fourrer les clients» en augmentant les prix à l’addition comme cela nous est arrivé au Grecian Circle Family Restaurant!). Pour les achats de souvenirs et autres articles intéressants, il y a…WalMart et Canadian Tire !

Une grande partie de la plage peut y être tranquille et pittoresque !

Cependant, je dois vous dire que la plage peut y être superbe! Elle est très longue (quelque 11 kilomètres, la plus longue au monde en ce qui a trait aux plages d’eau douce). Et l’eau du lac Huron y est très claire. Un superbe endroit pour la famille ou pour y lire des livres et se reposer. C’est loin mais ce n’y est pas si mal. Notez qu’il y a d’autres plages plus loin en plus de certains petits endroits charmant à visiter.

Wasaga Beach a déjà connu ses heures de gloire durant les «belles années».

(Photo d’archive via Éric Descarries)

Quant à la Mustang, ce fut vraiment un véhicule approprié pour l’endroit (où il y avait des Show & Shine et autres activités d’automobiles de collection). Voyager à deux dans cette belle automobile est vraiment amusant surtout avec la capote abaissée. Encore une fois, la capacité de chargement du coffre m’a impressionnée, deux chaises de plage, parasol, valises souples (4) pour deux et autres accessoires font très bien dans le coffre alors que la glacière avec prise de courant et le sac à lunch prennent facilement place sur le siège arrière de l’auto. Question confort, les sièges supportent très bien les occupants d’avant alors que l’auto se conduit très facilement. Petite précaution, vaut mieux mettre le mode des échappements à «Silencieux» (c’est possible en pressant sur la commande illustrée du petit cheval au volant) pour ne pas éveiller tout le voisinage. En vitesse de croisière, toutefois, le mode «Normal» (assez bruyant, merci) n’envahit pas trop l’habitacle. On peut y parler à ton régulier.

La preuve qu’une Mustang GT n’est pas si énergivore sur grand-route !

En passant, plusieurs détails semblent découler concernant la prochaine génération de Mustang 2023 connue sous le nom de code S650 (l’actuelle Mustang est une S550). Ne vous inquiétez pas, la coque pourrait demeurer la même. De toute façon, la prochaine Mustang ne devrait pas être plus petite. Et on pourrait y voir la traction intégrale en option (avec deux petits moteurs électrique à l’avant?). Ne vous inquiétez pas non plus pour le V8, il y serait toujours. Un coupé ou un cabriolet tout électrique? Selon les experts, pas avant 2028 ou 2029. Ça me donnera alors encore du temps pour faire d’autres «road trips» en Mustang cabriolet avant que cela ne se produise !

Et si vous êtes un mordu des «belles d’autrefois», sachez qu’il y a plusieurs évènements Show & Shine qui se déroulent dans cette région touristique comme celui-ci à Wasaga Beach !

Ah oui! La grande inquiétude! «Es-tu fou ? Un si long voyage avec un «gros V8»? Que diriez-vous si je vous disais que cette Mustang GT V8 est descendue à une moyenne de 9,8 l/100 km? Il est vrai qu’en ville, l’auto est plus gloutonne grimpant jusqu’à 17 ou 18 l/100 km. Mais sur la route? Et à quelque 115 km/h de surcroit? Voilà ce qui m’enlève des craintes. Le budget a donc été respecté.

Bon! On retourne donc à la «normale» dès la prochaine publication de ce blogue. À venir, de nouveaux véhicules mais surtout certaines variantes de modèles déjà connus vu une certaine pénurie de véhicules neufs qui ne sont pas nécessairement des autos «exotiques». De plus, il est temps de penser à un antirouille et à vos pneus d’hiver. Il en sera question au cours des prochaines semaines…

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