Ma première fois sur la terre-battue !

Vous rappelez-vous de votre première fois ? La première fois que vous avez fait du vélo, que vous êtes  allé mettre de l’essence seul (e) dans votre bolide ou encore lorsque vous avez sorti vos pinceaux et rouleaux pour peindre votre premier appartement.

La première fois fait fit de tout. C’est souvent là que naissent les passions ou encore que l’on décroche complètement en disant que non ce n’est pas pour moi !

Avec l’âge et de l’expérience, il faut avouer que les grandes premières se font de plus en plus rares.

Ma première fois sur terre battue

Si vous pensez que la suite de ce texte a une certaine tendance érotique, je vous conseille fortement d’arrêter votre lecture ici, car vous risquez indubitablement d’être déçu(e). Le but de ce nouvel opus est de vous décrire, à ma façon, ma première visite à vie à l’autodrome Drummond, mais aussi mon baptême de la terre battue.

Vers 15h lundi dernier, j’ai embarqué dans mon superbe VUS (affichant fièrement le logo de 360Nitro.tv sur la lunette arrière) pour me diriger, clopin-clopant, vers l’autodrome Drummond, situé à 1h45 de mon domicile fixe. Cheveux aux vents, dû  à l’air climatisé qui était à son maximum, j’étais accompagné des plus grands succès musicaux de mon idole de l’heure Léo Moracchioli.

Grâce à mon ami «André Oide Auto », j’ai pu me rendre à bon port en toute sécurité et, par surcroît, aucunement dépeigné. Quand on arrive dans un stationnement public, la première chose à faire est de bien positionner son véhicule près de la sortie. Pourquoi me dites-vous ? Citron, pour que quand c’est fini, vous puissiez partir plus vite. Surtout si vous avez deux heures de route à faire. Je suis donc arrivé à l’autodrome aux alentours de 16h45.

Pour la première fois depuis longtemps, j’ai pu exhiber fièrement mon véhicule en mode traction intégrale puisque j’étais stationné dans un champ d’herbes hautes. Par la suite, je pris mes outils de travail (portable et appareil photo). Vêtu de mon polo aux anciennes couleurs de « 360Nitro.tv », je me dirigeai d’un pas convaincu vers l’accueil. Une fois rendu devant l’entrée, je ne voyais pas la roulotte à sellette ni le superbe Dodge Ram aux couleurs de votre site de nouvelle automobile préférée. Pourtant, le grand patron m’avait indiqué le point de rencontre d’une façon très claire, mais pas assez pour moi, ça l’air.

J’ai donc dû bifurquer vers la droite pour aller à la recherche d’une autre porte d’entrée. Ah oui, c’est vrai, on m’avait dit sous les estrades. Limonade, j’étais vraiment loin des estrades. Ça tombe bien, ma nouvelle direction me conduisait directement sous les gradins. De loin, les installations du complexe semblent géniales. Après quelques minutes de marche, j’aperçus de visou la magnifique Dodge Ram en question placée stratégiquement à la vue des nombreux amateurs qui faisaient la file pour entrer, en toute sécurité, dans le complexe.

Il faut dire que la file d’attente  des spectateurs, pour pénétrer à l’intérieur, était plus longue qu’habituellement, puisque ceux-ci devaient donner leurs coordonnées. Ceci, bien sûr, à la demande de la santé publique qui, en cas d’éclosion, doit entrer en contact avec tous et chacun pour leur indiquer qu’ils ont peut-être été infestés et qu’ils doivent subir, le plus rapidement possible, un test de dépistage. Juste une petite anecdote en passant, je suis allé dans un restaurant, la fin de semaine dernière, à Ottawa, et en inscrivant mon nom dans le registre des présences, j’ai constaté que l’établissement était rempli de vedettes (en m’excluant bien entendu) telles que Bruce Willis, Lee Major, Larry Walker et j’en passe. Crime, j’ai eu beau les chercher, je ne les ai pas reconnues.

L’expérience 360Nitro.tv

Revenons donc à nos moutons.

Une fois « rentré » dans l’enceinte, ma première constatation fut la suivante : « Crime, c’est vraiment big l’autodrome Drummond ». Avec l’ambiance qui y régnait, je ne pouvais que constater que les gens sur place s’étaient  ennuyés de leur piste de course. C’était aussi la première fois que je rencontrais, en chair et en os, plusieurs des membres de la division « DIRT » de 360Nitro.tv. Dans le cadre de sa grande tournée de la série des « Big Block », Stevie Nitro avait sorti l’artillerie lourde en invitant le coloré Gérard St-Germain, une légende du sport automobile, au Québec, connu entre autres pour sa coanimation avec Denis Lecours de l’émission RDS Motorisé.

Crédit photo: François Richard

La roulotte à sellette 360Nitro.tv est en réalité une régie mobile. Étant un amateur de bébelles électroniques, je n’avais d’autre choix que de m’introduire dans ladite roulotte pour analyser tout le travail que cela demande de couvrir une telle soirée de courses. En ouvrant la porte du studio, je fus accueilli par « maman nitro » et « papa nitro » qui, tous les deux, ont rapidement constaté que j’étais vêtu d’un gilet non règlementaire. Rapidement, on me mit au pas en m’offrant un superbe chandail, à manches courtes, noir, affichant fièrement le nouveau logo. Pour ne pas avoir l’air d’un rejet, j’enfilai le t-shirt en moins de deux pour ainsi avoir accès au moindre recoin de l’autodrome. Un laissez-passer vers le bonheur quoi !

Je me suis donc installé confortablement dans la roulotte climatisée (grâce à une génératrice un peu bruyante) pour assister « live » au travail de maître du Grand nitro et de son cousin John La Terreur, qui avait la lourde tâche de préparer l’équipement vidéo en vue de vous présenter d’excellents reportages. Ma principale constatation: » ça en prend donc ben du filage ». Pendant ce temps, maman nitro, accompagnée de Gérard, était partie à la chasse aux entrevues dans les puits pour recueillir les commentaires des nombreux pilotes qui se sont déplacés pour l’évènement. Nous étions privilégiés d’avoir la chance de côtoyer un Gérard St-Germain qui, malgré ses 70 ans, pète encore le feu !

Crédit photo: François Richard

Ma visite dans la zone des puits

L’avantage de faire partie des médias, en temps de pandémie, est majeur puisque nous avons accès à presque l’ensemble du complexe. Ce que les spectateurs et les membres des équipes n’avaient pas. Là-dessus, je me dois de féliciter les services de sécurité mis en place qui ont bien fait leur travail. Je pense ici  au type qui s’occupait de la barrière qui divisait les gradins des garages. À quelques occasions, il a dû faire face à des «individus » plus ou moins sobres qui désiraient passer d’une zone à l’autre. Certains n’étaient pas un cadeau, croyez-moi. Je me rappelle en autre d’une dame qui voulait passer du côté obscur de la force et qui défilait les arguments, les uns après les autres, en espérant convaincre le gardien de la porte. Malheureusement, pour elle, sa mission était vouée à l’échec. Avec la santé publique, il ne faut pas « niaiser » comme on dit.

Crédit photo: François Richard

Une fois passé dans la section des garages, j’ai pu faire le tour des équipes et admirer tout le travail nécessaire pour préparer les voitures. C’était la première fois que je voyais, de mes propres yeux, des bolides de terre battue. Vraiment impressionnant et surprenant de voir le grand professionnalisme de tous et chacun dans leur préparation. Dans bien des cas, faire partie d’une équipe de course est une affaire de famille, des familles passionnées, dont le but premier est d’aller courir pour s’amuser. Gagner c’est important oui, mais être tous réunis ensemble dans un même but, ça l’est encore plus !

Du même coup, j’en ai profité pour prendre plusieurs photos et regarder les voitures partir vers le circuit de 3/8 de mille. Par la suite, je suis retourné au quartier général pour assister aux montages des reportages pendant que les différentes séries roulaient sur l’ovale.

Surprise de dame nature

La relation entre les dieux de la course et dame nature n’est pas toujours au beau fixe. Encore une fois, celle-ci s’est chargée de rappeler qui était la patronne en aspergeant de pluie la belle région de Drummondville. Une situation qui rend toujours très nerveux les dirigeants des circuits qui doivent jongler avec l’idée d’annuler la soirée ou de continuer.

Quelques différents sites météo annonçaient une accalmie, mais prévoyaient une autre averse plus tard dans la soirée. Dans ce cas-ci, cela aurait été catastrophique pour la suite des choses.  Après l’averse et après avoir soupé (délicieuse poutine accompagnée d’un hot-dog vapeur), je suis retourné dans les puits pour voir l’état de la situation. C’est là que j’ai pu jaser avec la vedette de la place, Daniel Demers de Drummondville qui est un transfuge de l’asphalte. Daniel est aussi un excellent pilote Iracing, à l’origine de quelques séries importantes, au Québec, tel que Drummonsim. Toujours agréable de mettre un visage sur un contact Messenger, vraiment sympathique ce Demers.

Tout juste avant la relance des activités, l’équipe de 360 a reçu la visite du sympathique patron du GP3R Dominic Fugère qui était venu sur place pour faire un peu de relation publique, mais aussi pour agir à titre de commentateur et faire l’ analyse de la course vedette de la soirée. J’ai assisté à une conversation endiablée entre Fugère et St-Germain, deux acteurs importants de la course au Québec.

Place à la grande finale

Quoique je fusse sur place depuis quelques heures déjà, je n’avais pas encore regardé attentivement les voitures tourner sur la piste. Tout juste avant le départ, je suis retourné dans la zone des garages pour prendre quelques clichés. Cependant, comme mon « kodak » date d’une autre époque, l’ensemble de mes photos prises dans la noirceur ont été un échec lamentable.

Je suis donc retourné vers les gradins où j’ai retrouvé la roulotte 360Nitro barrée à double tour. Sapristi, j’étais enfermé dehors. Un petit commentaire personnel, comment on peut être enfermé dehors, je peux comprendre que c’est possible d’être enfermé à l’intérieur, mais dehors, je ne la comprends pas trop. Je recule donc de quelques pas pour apercevoir la gang de joyeux troubadours de 360Nitro.tv, assis masqués dans les estrades, prêts à regarder la grande finale.

Je m’installe donc confortable avec mes collègues, assis à la gauche du big boss. L’évènement principal de la soirée débute par un remarquable spectacle pyrotechnique tout en couleur avec une finale éblouissante. Il y avait environ une trentaine de voitures en piste, divisées en deux catégories distinctes, dont les « gros blocs » qui développent 800 chevaux. Les amateurs de son de moteur étaient servis mes amis !

Crédit photo: François Richard

Comme l’a mentionné mon collègue Ludovic Buisson, dans un article résumant la soirée, les conditions de piste étaient horribles et très propices à des bris mécaniques. Le circuit était très rapide. Ce qui a fait en sorte que l’épreuve de 70 tours a été ponctuée de nombreux drapeaux jaunes. Seuls les tours parcourus sur le vert étaient comptabilisés.

La soirée ayant été rallongée à cause des averses, j’ai dû quitter vers le soixantième tour pour éviter la cohue à la sortie. J’aurais aimé rester jusqu’à la fin mais, malheureusement, comme je travaillais le lendemain matin, je voyais mes heures de sommeil à venir diminuer à vue d’horloge.

En conclusion

Je suis de nature assez translucide et je dois avouer sincèrement que je ne suis pas un amateur de course sur terre battue. J’ai bien aimé découvrir l’autodrome Drummond et l’ambiance qui y règne. L’organisation de l’autodrome a fait un travail exemplaire pour bien accueillir les spectateurs présents tout en respectant, dans la mesure du possible, les règles sanitaires. Ce qui, d’ailleurs, est tout en leur honneur !

Les voitures sont impressionnantes et le travail de préparation pour mettre celles-ci en piste l’est tout autant. Cependant, je suis profondément attaché à mes racines de gars d’asphalte. Le prochain commentaire va faire gars de ville, mais je n’ai pas vraiment eu de plaisir à recevoir plein de poussière ou de la terre dans les yeux pendant que je regardais la course, vraiment pas. Je ne peux nier que les pilotes en piste sont talentueux, mais non, ça ne m’attire pas plus. Mais rien ne dit que je ne me donnerai pas une seconde chance, dans le fond ,il n’y a que les fous qui ne changent pas d’idée !

Le côté familial de la discipline est indéniable et c’est probablement cela qui fait, en partie, le succès de la terre battue au Québec. J’ai bien hâte de voir le spectacle en piste au Grand-Prix de Trois-Rivières que nous offrira la série« modifié». Il y a déjà environ 20 participants qui ont confirmé leur présence en plus une dizaine d’autres à venir.

Que les dieux bénissent les rois de la course et longue vie à la terre battue !

PS : J’avais oublié, j’aimerais saluer celui ou celle qui a offert, en sacrifice son drone, d’assez bonne valeur je
dirais, aux dieux de la course. Votre offrande a peut-être sauvé cette soirée de course en éloignant la pluie!

Chroniqueur
À propos de l'auteur
Archives de Francois Richard

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée.

Scroll to top