Hyundai Santa Fe Hybrid, Mitsubishi, Maverick et Buick

Crédit photo : Éric Descarries

Semaine plutôt chargée en ce début de juin alors que plusieurs nouveautés font leur apparition. De plus, c’est l’Éco-Mois de l’Association des Journalistes Automobile du Canada, un évènement qui remplace (temporairement) l’Éco-Randonnée (pandémie oblige) auquel quelques membres ont choisi de participer. Il s’agit tout simplement d’écrire ou parler de certains véhicules dits «écologiques» soumis par des constructeurs et de «jouer» à certains jeux ou certaines activités reliées au sujet. Quant à moi, je préfère m’en tenir à mes analyses des véhicules en lice. Toutefois, je ne commencerai pas par un de ces véhicules quoique je pense qu’il aurait dû faire partie de cet évènement. Il s’agit du tout nouveau VUS Hyundai Santa Fe à propulsion hybride.

Santa Fe Hybrid

Au départ, le nouveau Santa Fe attire notre attention par le redesign de sa caisse. Toujours un petit VUS compact, le Santa Fe, pourtant revu il n’y a pas si longtemps, affiche cette année des lignes complètement redessinées. Conservant quand même une coque reconnaissable, ce Hyundai se présente avec un avant complètement refait avec un calandre agressive qui nous fait penser à celle du Palisade. Son arrière a aussi été repensé avec des feux plus stylisés et tout le reste ce qui me fait dire que je dois laisser au lecteur le plaisir d’analyser le tout et d’en faire sa propre opinion.

Le Hyundai Santa Fe a encore une fois été redessiné!

On remarque surtout les nouveaux feux arrière du Santa Fe redessiné.

L’intérieur des produits Hyundai sont plus reconnus pour leur robustesse et leur belle finition que pour un design éclatant. Cependant, celui du nouveau Santa Fe retient notre attention ne serait-ce que par son look un peu plus futuriste combiné à des formes plus élaborées. Le bloc d’instruments est bien placé dans une niche ovalisée devant le conducteur alors que le centre du tableau de bord est occupé par un écran bien lisible en son centre. Le conducteur pourra profiter des informations qui y seront inscrites pour la radio, le chauffage et la ventilation et la caméra de recul. Curieusement, la version de luxe qui m’a été prêtée n’avait pas de navigation. D’accord, cet Hyundai accepte facilement AppleCarPlay et Android Auto mais… Au milieu, la planche de bord coule lentement dans une large console centrale où le conducteur retrouve d’autres commandes pour le chauffage et la radio mais on y note également les commandes de changements de vitesses. Toutefois, au lieu d’un levier, on y verra des boutons que l’on presse.

Le tableau de bord du Santa Fe est plus remarquable que dans le passé.

Les sièges d’avant sont confortables et offrent un bon support latéral. Ils présentent un design s’apparentant à ceux du plus grand Palisade et ils sont chauffants. Les places arrière son également accueillantes alors que les passagers y retrouvent beaucoup d’espace de débattement. Toutefois, lorsqu’on ouvre le hayon arrière (avec assistance électrique dans le cas de mon véhicule d’essai), on y voit aussitôt un grand espace de chargement alors que plancher a des panneaux qui se soulèvent pour dévoiler des casiers de rangement appropriés.

Les places arrière sont généreuses dans le Santa Fe. Notez les stores aux glaces.

L’espace de chargement du Santa Fe est caverneux.

Les choix mécaniques

Au départ, les acheteurs de Santa Fe peuvent opter pour un quatre cylindres de base de 2,5 litres et la traction avant, un quatre cylindres turbocompressé aussi de 2,5 litres ou encore par l’ensemble hybride de 1,6 litre combiné à un moteur électrique qui produit alors 226 chevaux et 258 li-pi de couple! Mais ce n’est pas un modèle enfichable. Les chiffres peuvent sembler peu impressionnants, les performances le sont, jusqu’à un certain point. La boîte de vitesses de ce Hyundai à traction intégrale est à six rapports mais le conducteur peut «jouer» avec les passages grâce aux palettes au volant. Quant à la traction intégrale, elle peut varier grâce à une commande intérieure qui l’adapte à la neige, le sable ou à la boue avec la possibilité de faire passer le comportement de la suspension et autres éléments de conduite d’Éco à normal, smart ou sport. Ma voiture d’essai était équipée d’imposants pneus Continental.

Le quatre cylindres du Santa Fe Hybrid ne fait que 1,6 litre mais il est combiné à un moteur électrique qui vient l’épauler avec brio.

Sur la route

J’ai donc utilisé ce Santa Fe pendant une semaine, circulant sur autoroute et voyageant sur routes secondaires et circuits urbains. Je ne pourrais dire que ce VUS est un véritable véhicule de sport mais il m’a laissé de belles impressions d’une grande familiale à toit surélevé avec une douceur et un silence de roulement qui se comparent facilement à tous ses concurrents. Les accélérations ne sont pas renversantes mais à quelques sept secondes pour passer de 0 à 100 km/h, ce n’est pas négligeable. Les reprises sont également honnêtes. La tenue de route est celle d’un VUS compact avec un peu de roulis ce qui explique pourquoi le véhicule n’est pas adapté à la conduite sportive. Et puis, ce n’est pas nécessairement un 4 x 4 en ce sens que, si sa traction intégrale sera un atout sur des routes mouillées, elle sera encore plus utile dans des conditions hivernales (avec les pneus d’hiver appropriés). En cas de besoin de s’aventurer hors-route, ce Santa Fe pourra se débrouiller dans des sentiers modestes mais il ne faudrait pas trop le pousser.

C’est en ville que l’on profite le plus de la fonction hybride. Le véhicule peut accélérer lentement qu’avec le moteur électrique et, lorsqu’il atteint une certaine vitesse, c’est à peine si l’on entend le moteur à combustion entrer en action. Mais on ne le sent pas! La transition est presque transparente! Ainsi, j’ai réussi à obtenir une consommation moyenne de quelque 7,1 l./100 km ce qui n’est pas mal pour un VUS. En ville, je me suis même rendu à une consommation ponctuelle qui tournait autour des 5,5 l./100 km, le moteur électrique aidant.  

Question capacités, ce Hyundai peut tirer une remorque allant jusqu’à 2000 livres. En ce qui a trait à la concurrence, elle pourrait se limiter aux Ford Escape Hybrid et Toyota RAV4 Hybrid. Le prix du modèle de luxe qui m’a été confié était de 43 799 $ auquel il faut ajouter les 1925 $ de frais de transport et préparation et les 100 $ de taxe d’accise fédérale pour la climatisation.

Recommandable? Pourquoi pas, surtout si vous reconnaissez la belle réputation de fiabilité des produits Hyundai. Une sportive? Non. Mais une intéressante familiale qui est plus économique en situation urbaine que bien des VUS.

L’étonnante Mitsubishi Mirage

Alors que j’avais été invité pour essayer une version de pré-production de Mitsubishi Eclipse Cross, j’ai aussi eu l’opportunité d’essayer la minuscule Mirage du même constructeur.

La minuscule Mitsubishi Mirage a été révisée pour 2021.

Dès son arrivée sur le marché, plusieurs observateurs ont tout simplement ri de cette toute petite auto. Pourtant, elle a réussi à charmer plus d’un consommateur d’abord par son prix plus que raisonnable (13 858 $ pour la version de base plus les 1325 $ pour le transport et les 100 $ de taxe pour la climatisation) puis par ses 10 ans de garantie (sur la mécanique)! Légèrement retouchée pour 2021, la Mirage nous revient dans un marché où certaines voitures «vraiment économiques» sont vouées à une disparition à moins d’être toujours tenues «artificiellement» en vie. Elle viendra certes à la rescousse d’automobilistes à la recherche d’une véritable «économique».

Comme on peut le voir sur les photos, la ligne de la Mirage n’est pas des plus inspirantes. Mais pour les gens qui ont vraiment besoin d’un moyen de transport «fiable» et économique, surtout en situation urbaine, voilà peut-être la solution?

Le tableau de bord de la Mirage est plus que simple!

J’ai donc pris quelques heures à conduire la Mirage en situation urbaine dans l’ouest de l’île de Montréal. La voiture qui m’a été confiée était un modèle de base peu équipé avec boîte manuelle à cinq rapports. Son moteur était le seul disponible, soit un engin à trois cylindres de 1,2 litre mais atmosphérique. Il ne fait donc «que» 78 chevaux et 74 li-pi de couple (un de ses principaux concurrents, la Chevrolet Spark n’en fait que 98 chevaux, elle!). Évidemment, il est question d’une traction avant ici.

Le seul moteur disponible dans une Mirage est ce tout petit moulin à trois cylindres de 1,2 litre.

Malgré un intérieur très simpliste, la petite auto est relativement confortable. Une fois au volant, le conducteur n’y voit qu’un tableau de bord nu et ultra simple avec un petite niche pour le bloc d’instruments…que dis-je… un peu d’instruments, ce qui n’est que juste nécessaire…compteur de vitesse, odomètre jauge d’essence et quelques lampes-témoins. Toutefois, l’intérieur m’a paru plus vaste que prévu! Et les places arrière sont plus accueillantes qu’elles ne semblent. Pour le coffre, c’est un peu juste. Mais si l’on peut y glisser une mallette ou deux, c’est tout ce que l’on a besoin, n’est-ce pas?

Sur la route

Sans trop élaborer sur la conception et la construction un peu minimaliste de la Mirage, passons à l’essai routier. Dès le départ, j’ai ressenti une drôle d’impression. Puis, au bout de quelques kilomètres, j’ai compris! Je ressentais le même intérêt dans une auto que lorsque j’ai conduit pour la première fois des …Mini Austin (oups, Mini Cooper pour ceux qui n’ont pas connu la marque Austin)…dans le temps! Mais en même temps, c’était tout un plaisir. La Mirage n’est pas capable de faire mieux qu’environ 11 ou 12 secondes (calculé rapidement avec ma montre) pour atteindre le cap des 100 km/h. Toutefois, c’est plus vite que ma bonne vieille Jeep TJ à moteur à quatre cylindres (13 à 14 secondes!). Le passage des rapports s’est fait avec souplesse et exactitude. Pas une bombe mais une petite auto qui pourrait avoir un potentiel sportif.

Je n’ai pas trop sollicité la tenue de route de la Mirage, il pleuvait légèrement et je ne croyais pas au potentiel des petits pneus (quoiqu’ils fussent des produits Falken de qualité). Mais, au bout de quelques moments, je me suis senti à l’aise au volant de la petite auto. Oui, c’était le «feeling» d’une Mini Austin de l’époque mais en plus raffiné!

Je me suis rendu au bout de l’île en passant par les petites rues locales. Mais pour revenir à mon point de départ, j’ai utilisé l’autoroute. Après un peu d’appréhension sur les rampes d’accès, je me suis retrouvé en vitesse de croisière et, ma foi, la petite Mirage suivait avec aisance le flot de circulation, le compteur de vitesse oscillant autour des 110 à 120 km/h !

Vu le peu de temps alloué à cette randonnée, je n’ai pas pu calculer la véritable consommation de cette petite auto mais, selon quelques documents que j’ai consultés, elle devrait afficher une moyenne de 6,5 litres aux 100 km. Vous me direz alors qu’il y a d’autres petites voitures plus sophistiquées qui peuvent faire autant sinon mieux. Je l’admets. Toutefois, elles sont plus coûteuses et je serais plus embarrassé de les entretenir ou, au besoin, de les réparer. Quant à la Mirage, lorsque j’ai ouvert le capot, je me suis rapidement senti en territoire connu.

 Puis-je la recommander? Je ne saurais vous le dire sans consulter d’autres sources sur sa fiabilité et son rendement. Et je n’en connais pas vraiment les valeurs de revente. Mais à ce prix, avec 10 ans de garantie? En plus d’une consommation des plus raisonnables? Qui sait? Avec la disparition de tant de petites autos de ce calibre, certains consommateurs seront vraiment contents de pouvoir se la procurer? Cependant, je vous en prie, n’en riez pas! Ça pourrait vous retomber sur le nez !

Un rapide coup d’œil sur la Mitsubishi Eclipse Cross 2022

Après la Mirage, j’ai pris le volant d’un petit VUS Eclipse Cross, toujours de Mitsubishi. J’ai déjà conduit l’Eclipse Cross 2020 lors d’un long voyage en Abitibi l’année dernière. Ce fut une expérience relativement agréable mais le constructeur japonais Mitsubishi n’a pas semblé bon de reconduire le véhicule en 2021. Il aura préféré «sauter» cette année et nous revenir en 2022 avec un modèle redessiné. On y voit donc une ligne révisée avec un avant modernisé et un arrière redessiné (l’Eclipse Cross y a perdu sa configuration de deux lunettes arrière sur le hayon, la deuxième étant une petite vitre étroite au bas du hayon).

Le petit VUS Eclipse Cross a été redessiné pour 2022.

L’arrière de l’Eclipse Cross a perdu sa double lunette pour 2022.

J’ai donc conduit cette «avant-première» pendant quelques heures ce qui m’a donné un avant-goût de ce qui s’en vient. Vu que j’avais bien aimé l’ancienne version, je pourrais déjà dire que celle-ci lui serait supérieure. Toutefois, j’aurai certes l’opportunité de conduire la nouvelle version de l’Eclipse Cross au cours des prochains mois et vous donner un véritable rapport complet.

L’intérieur du nouveau Eclipse Cross est vraiment invitant.

Ford Maverick

Si vous n’avez pas encore eu l’opportunité de voir le nouveau petit pick-up Maverick de Ford, le voici. Rapidement dit, le Maverick est une mini-camionnette basée sur la plateforme C2 du constructeur que l’on retrouve déjà sous les Escape et Bronco Sport mais modifiée pour les besoins de la cause. Dans sa version de base, le Maverick sera un véhicule à quatre portes mû par un ensemble hybride électrique composé d’un quatre cylindres de 2,5 litres avec un moteur électrique qui développe 191 chevaux et 155 li-pi de couple. La transmission sera une boîte auto à variation continue (CVT) mais seule la traction avant n’y sera disponible. Les versions plus élaborées du Maverick auront un moteur EcoBoost à quatre cylindres de 250 chevaux et 277 li-pi de couple combiné à une boîte automatique et la traction intégrale.

Le nouveau petit pick-up Maverick de Ford connaîtra certes un grand succès.

(Photo Ford)

La caisse arrière a un plancher de quatre pieds qui s’allonge de plus de 18 pouces avec le panneau rabattu. Cette caisse se distingue par plusieurs éléments d’appoint pour l’arrimage. En ce qui a trait à la charge, le Maverick pourra accepter 1500 livres dans sa caisse alors que la capacité de remorquage sera de 2000 livres avec la version hybride et 4000 livres avec la version à traction intégrale.

 La caisse de la petite Maverick est vraiment celle d’une camionnette.

(Photo Ford)

Ford en estime la consommation à 5,9 l/100 km en ville (avec l’hybride) alors que le prix de départ annoncé serait de 25 995 $ ! Pourquoi le nom Maverick? Ford l’explique comme représentant (en anglais), une notion de «non conventionnel», peu enclin à suivre les autres. En ce qui me concerne, j’aurais tant aimé que Ford l’appelle Ranchero…

Buick Enclave

La pandémie tirant à sa fin (du moins dans notre partie du monde), plusieurs constructeurs s’affairent à nous présenter des nouveaux modèles. En voici donc un autre dont nous entendrons parler vers la fin de l’été, le grand VUM Enclave de Buick qui sera de retour avec une ligne complètement redessinée et, précisions-le, pas si désagréable à regarder, n’est-ce pas?

La nouvelle Buick Enclave nous arrivera à la fin de l’été.

(Photo Buick)
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