Mercedes-Benz AMG A 35, Hyundai Santa Cruz et Fastco

Crédit photo : Éric Descarries

La dernière fois que j’ai conduit une Mercedes-Benz, c’était en décembre dernier. J’avais d’ailleurs écrit mon blogue sur cette auto juste avant Noël. C’était alors l’impressionnante CLA 45 AMG, une berline compacte de grand cru. Aujourd’hui, il s’agira de l’A 35, une berline dite sous-compacte (cette spécificité se calcul par le volume intérieur d’un véhicule) qui diffère beaucoup de la CLA 45. Beaucoup?

Parfois, il est difficile de reconnaître les produits de Mercedes-Benz. Il y a tellement de dénominations différentes pour des véhicules qui se ressemblent pourtant…de loin. Ce fut un peu mon cas lorsque j’ai pris livraison de l’A 35 2021. D’un premier coup d’œil, elle pourrait ressembler à la CLA 45 mais à y regarder de près, il y a des différences importantes.

La Mercedes-Benz AMG A35 est une véritable berline sportive!

Au départ, l’A 35 est plus courte d’un peu plus de cinq pouces (13,7 cm). Son avant affiche une calandre ovalisée avec des barres horizontales alors que la CLA avait des barres verticales. Aussi, c’est à l’arrière que l’on constate que le capot du coffre est un peu plus court. Curieusement, alors que les deux autos reposent sur le même empattement, l’A 35 aurait un espace de coffre plus volumineux que celui de la CLA 45 ! L’A 35 est un peu moins large de quelques centimètres mais les deux berlines peuvent accepter cinq passagers.

L’arrière de la version A 35 se distingue par un coffre plus court que celui de la CLA 45.

Il s’agit ici de deux voitures de vocation sportive. Je dirais même très sportive. Je me souviens très bien du comportement un peu ferme de la CLA 45. Dans le cas de l’A 35, c’est plus encore. Mais avant d’aller plus loin, sachez que l’A 35 est mue par un petit quatre cylindres biturbo de 2,0 litres qui fait 302 chevaux et 295 li-pi de couple (le même moteur dans la CLA faisait 382 chevaux et 354 li-pi de couple). Curieusement, au lieu d’être combiné à une boîte automatique à huit rapports comme on en retrouve une avec la CLA, l’A 35 fait appel à une boîte à sept rapports du type DSG.  Heureusement, l’A 35, tout comme la CLA, est à traction intégrale. Ses roues de 18 pouces sont équipées de pneus Continental de performance P235/40 HR 18. La suspension est ajustable pour le confort, la conduite sportive et même la conduite avec spécifications individuelles.

Sous le capot se terre un «petit» quatre cylindres turbocompressé de 2,0 litres qui fait 302 chevaux!

L’intérieur de l’A 35 ressemble étrangement à celui de la CLA 45. En fait, il est même presque pareil sauf pour quelques détails au tableau de bord. Ce qui est intéressant, c’est ce bloc d’instrumentation de style vidéo qui se continue pour former l’écran servant à la radio, la navigation et la caméra. Un pavé tactile règne au centre de la console au plancher et, avec un peu de pratique, on finit par contrôler ses commandes reproduites à l’écran. Les autres commandes de la console centrale sont redondantes à celle du pavé mais elles sont plus faciles à manipuler.

Le tableau de bord est très semblable à celui de la CLA 45.

Notez l’affichage vidéo facilement lisible sur le grand écran du tableau de bord.

Les places avant sont aussi accueillantes que celles de la CLA avec autant de débattement pour la tête et les épaules. Mais ces sièges plus créés pour la conduite sportive que les longs voyages peuvent devenir durs à la longue! J’ai découvert que les sièges d’avant étaient chauffants (mais pas ventilés!). Quant aux places arrière, elles peuvent être plus serrées surtout si les passagers d’avant reculent leur siège. Le coffre, plus volumineux que celui de la CLA (fort possiblement parce que le capot est surélevé), devrait suffire aux exigences de deux passagers pour certains déplacements.

Comme pour toutes les berlines sportives (ou presque), l’espace pour les passagers d’arrière peut être un peu serré.

Curieusement, le volume du coffre de l’A 35 est plus grand que celui de la CLA 45 !

Sur la route

L’essai de la CLA s’était déroulé en hiver avec toutes les contraintes que cela puisse représenter incluant des pneus d’hiver qui ne sont pas de série avec la voiture. Dans le cas de l’A 35, c’est en météo presque parfaite que mes impressions de conduite se sont déroulées. Première étape, l’autoroute (de Montréal à Saint-Anne de la Pérade). Aucune difficulté à conduire la petite berline sauf qu’il vaut mieux activer le régulateur de vitesse. L’A 35 porte à rouler de plus en plus vite! Premier défaut majeur, le roulement des pneus est très audible dans l’habitacle selon le revêtement de la route! Deuxième défaut, les sièges offrant pourtant un bon support latéral, deviennent moins confortable sur de longs trajets (ce que ma compagne a aussi remarqué). Pour bien profiter de la voiture, j’avais placé les réglages de la suspension à leur point le plus confortable. Du moment où j’ai quitté l’autoroute, j’ai pris une route secondaire vers certains villages de la Mauricie. J’ai alors choisi le mode «Sport» pour la suspension. La direction m’a aussi semblé plus ferme. J’ai donc (un peu) profité de l’aspect sportif de cette petite Mercedes. J’ai apprécié la puissance des freins et même l’adhérence des pneus (qui sont demeurés efficaces sur pavé mouillé suite à une ondée).

Si l’on parle de vitesse pure, l’A 35 est capable d’accélérations remarquables l’auto pouvant passer de 0 à 100 km/h en moins de cinq secondes. Les passages des rapports sont francs et rapides mais on peut les moduler avec les palettes au volant. Certains conducteurs devront s’habituer à la transmission à double embrayage dont les réactions sont différentes…un peu plus vives que celles d’une automatique régulière. Mais elles sont efficaces, du moins dans le cas de cette petite Mercedes. Et, peu importe la méthode que l’on choisit, les reprises de cette petite Européenne peuvent être aussi surprenantes que ses accélérations. Décidemment, l’A 35 AMG est une véritable sportive!

En situation urbaine, la suspension demeure toujours un peu rigide mais son gabarit raisonnable est apprécié quand vient le temps de la garer. En ce qui a trait à la consommation (il faut spécifier ici que j’ai fait beaucoup d’autoroute), j’ai obtenu une moyenne de 6,8 l./100 km durant mon essai avec mon calcul à la pompe (essence Super recommandée). Et alors que l’on craint toujours un prix exorbitant lorsqu’il est question de Mercedes-Benz, cette A35 AMG affiche un prix de départ quand même «raisonnable» de 49 800 $. La voiture qui est en vedette dans ce reportage avait aussi une peinture spéciale (bleu denim métallisé), une option de 890 $, le système de navigation de 1000 $ et l’ensemble Premium de 3300 $. Ce qui nous mène à 54 990 $. Un peu coûteuse comparativement à plusieurs concurrentes mais supérieure à la moyenne. Oh! Soulignons que les documents de Mercedes-Benz ne mentionnaient pas les frais de transport et préparation ni les 100 $ de taxe fédérale d’accise pour la climatisation. Et il faut ajouter également les taxes de vente…

Je le répète, si vous recherchez une petite Mercedes-Benz confortable pour vos déplacements urbains, la A 35 n’est pas nécessairement le bon choix. Mais si vous voulez une petite bombe sportive luxueuse et très pratique, voilà peut-être ce qui devrait vous satisfaire. Et au plus haut point!

Un premier regard sur le petit pick-up Hyundai Santa Cruz

Ça y est, le constructeur sud-coréen Hyundai se lance dans un nouveau créneau qui est à prendre naissance, celui des mini-camionnettes d’allure VUS. Peut-être veut-il prendre Ford d’avance avant que celui-ci nous présente son Maverick (si c’est toujours le bon nom!). Toujours est-il que j’ai répondu à l’invitation de Hyundai Canada à une présentation télévisuelle de son Santa Cruz, un pick-up compact à quatre portes qui nous a déjà été montré d’abord en prototype il y a plusieurs années.

Le pick-up compact Santa Cruz de Hyundai devrait être sur le marché avant l’automne.

(Photo Hyundai)

Steve Flamand, directeur des produits et stratégies chez Hyundai Canada nous a fait faire le tour de la seule unité au Canada (à ce moment-là) dont la ressemblance avec Tucson est remarquable. J’avais déjà vu l’avant du véhicule mais je ne m’étais pas arrêté à son allure arrière. Oui, le Santa Cruz ressemble à un Tucson mais sa petite caisse arrière lui donne un air plus robuste, une perception appuyée par ses grandes roues de 18 ou 20 pouces bien placées dans des passages de roue au carénage décoratif. L’habitacle à quatre portes est plutôt vaste alors que l’intérieur emprunte, encore une fois, beaucoup au Tucson. La caisse, elle, a un plancher de 48 pouces de longueur avec une largeur de 43 pouces entre les ailes mais de 54 pouces au-dessus de celles-ci. Si le panneau arrière demeure rabattu, le plancher passe à 75 pouces. Notons que ce panneau est verrouillable alors que le couvre-plateau rétractable en plastique rigide l’est aussi créant alors un coffre à bagages utile. La caisse peut accepter 1600 livres de charge alors que la petite camionnette à traction intégrale est capable de tirer jusqu’à 5000 livres. Il faut dire que le moteur turbocompressé à quatre cylindres de 2,5 litres développe quelque 281 chevaux!

Vu de l’arrière, le Santa Cruz a vraiment l’air d’une camionnette !

Décrit comme un «véhicule d’aventures sportives» par son constructeur, le Santa Cruz, construit aux États-Unis, devrait nous arriver vers la fin d’août! Bien entendu, aucun prix n’a été avancé et je crois qu’il faudra attendre les annonces de Ford pour son «Maverick» avant de connaître ceux de Hyundai. Mais on peut déjà dire que celui-ci a pris une longueur d’avance sur son concurrent américain!   

Rapide visite chez Fast!

Ceci n’est pas une «plogue» pour Fastco qui commercialise de superbes roues custom mais bien un clin d’œil à une de nos plus belles entreprises de pièces d’auto personnalisées au Québec.

Il y a quelques semaines, je me suis procuré des roues personnalisées pour ma MKZ et pour l’Escape de ma femme et mon choix s’est arrêté sur des produits de Fast, une entreprise québécoise qui a pignon sur rue dans la région de Vaudreuil-Dorion à l’ouest de Montréal. J’ai choisi les modèles Switch dont il a été question dans ce blogue il y a quelques semaines. Mais, je me suis donné la peine d’aller les chercher en personne à l’établissement Fastco où j’ai été bien reçu par leur agent de marketing, Brad. Il faut dire que j’avais été annoncé par ma jeune consoeur Miranda Lightstone qui effectue aussi du travail pour Fastco en plus de signer des articles dans des publications anglaises de Montréal. J’ai donc eu droit à une rapide visite des lieux (un peu déserts vu le confinement causé par la pandémie).

Fastco continue de développer de nouveaux modèles de roues personnalisées.

Bien entendu, ce ne serait pas convenable de publier des photos prises à l’intérieur de l’entreprise elle-même (concurrence oblige) mais j’ai quand même eu le «droit» de prendre quelques clichés de la salle d’exposition nous montrant là où est rendu ce commerce (vous pouvez quand même voir les photos officielles de Fastco Canada à son site internet fastco.ca)! Tout simplement renversant ! Les roues sont dessinées et créées sur place grâce aux mesures prises par l’ordinateur de Fastco sur les voitures elles-mêmes. Leur fabrication est confiée à des ressources extérieures avant de revenir au pays où l’on prend soin de leur commercialisation. Les produits sont vendus sous les marques Fast, Replika, Braelin et Fast HD.

Fastco produit aussi des roues de camionnettes sous la marque Fast HD.

J’ai aussi pu voir le garage réservé à l’équipe de course de Fast qui utilise presque seulement des Mustang dont l’une est pilotée par Glenn Chaplin, ce Québécois qui a créé Fastco. Vivement le retour aux courses pour voir ces voitures en action! Comme promis, pas de «plogue» ici. Mais je vous invite encore une fois à visiter l’usine et voir ses produits sur le site internet de Fastco. Vous y verrez que nous aussi, au Québec, on sait faire de belles choses!

Chroniqueur
À propos de l'auteur
Archives d'Éric Descarries

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée.

Scroll to top