L’étonnant Genesis GV80 et plusieurs nouvelles autos

Crédit photo : Éric Descarries

Il aura fallu quelques années pour que la marque de luxe Genesis finisse par se faire reconnaître. Mais, maintenant, son avenir semble assuré. Il faut dire que cette «division» de Hyundai nous propose des autos d’un design remarquable capables de rivaliser avec ce qui se fait de plus beau en Europe. Et la qualité est aussi au rendez-vous. Toutefois, la grande surprise nous est venue du lancement du VUS de Genesis, le GV80. Pour une première camionnette de cette configuration de ce constructeur, c’est loin d’être une déception.

Sachant très bien que le marché nord-américain est plus attiré par les VUS et les VUM que les berlines, les administrateurs de Genesis ont demandé à leurs concepteurs de créer un VUS capable de rivaliser avec les Mercedes-Benz GLE, Lincoln Nautilus et BMW X5 de ce monde mais ayant des allures inspirées de leur belle berline G80. Le résultat est tellement attirant que plus d’un automobiliste est intéressé par cet élégant véhicule.

Le premier VUS de Genesis, le GV80, ressemble à la berline G80 du même constructeur.

L’arrière est d’une grande élégance.

Et le mot élégant s’applique très bien au GV80. On y voit un avant très ressemblant à celui des belles berlines de Genesis incluant une massive calandre qui est aussi délicate malgré son imposante surface et des phares effilés qui ressemblent à des yeux asiatiques. La ligne générale de ce VUM (ou VUS, c’est selon) coule vers l’arrière avec des flancs délicatement sculptés avec un galbe discret et un toit qui se termine par-dessus la coque de la voiture comme s’il était s’agit d’une version familiale de la berline.

Le tableau de bord est aussi discret et élégant que celui de la G80.

Évidemment, le GV80 est une sorte de camionnette à quatre portes capable d’accepter de cinq à sept (voire même huit)  passagers à son bord. Dès que l’on ouvre la portière du conducteur, on constate que l’atmosphère des berlines G80 a été transportée à l’intérieur du GV80. Le tableau de bord est d’une grande simplicité mais aussi d’une rare élégance avec une ligne simple à peine interrompue par l’ensemble de cadrans électronique devant le conducteur. L’inévitable écran central servant à la radio, les accessoires et la navigation repose sur le dessus de cette planche de bord alors qu’il fait partie du même ensemble vidéo sur toute sa longueur (presque 15 pouces). Le dessin horizontal du tableau de bord coule jusque dans les garnitures de portières (qui ne demandent presque pas d’effort pour se refermer, une fonction qui se fait automatiquement une fois enclenchées). Les superbes sièges baquets d’avant (à multiples ajustements) sont très invitants tout comme les places arrière qui, comme celles d’avant, sont chauffées ou ventilées. L’énorme console centrale est coiffée d’une commande rotative pour changer les rapports de la boîte automatique. La dernière banquette (disponible qu’avec des versions haut de gamme du GV80 3,5 T) peut accepter deux ou trois passagers (selon leur gabarit) et elle s’atteint facilement grâce au mécanisme électrique qui déplace les sièges du centre (et grâce à ce mécanisme, ceux-ci sont facilement ajustables). Par contre, il ne faut compter sur la dernière banquette pour de trop longs déplacements car l’espace y est restreint.

Les places du centre sont tout aussi élégantes et invitantes.

Avec les dossiers de la troisième banquette rabattus, l’espace réservé aux valises est intéressant.

Les places de la troisième banquette (dont seulement une partie est en place sur cette photo) pourraient être un peu plus grandes.

Si ses dossiers sont rabattus, le GV80 présente un espace de chargement intéressant. Seule ombre au tableau, j’ai trouvé que la toile cache-bagage était encombrante à ranger si elle n’était pas utilisée. Évidemment, le hayon arrière est à commande électrique.  

Le moteur V6 biturbo des versions plus poussées est difficile à voir vu qu’il est caché par un couvercle protecteur mais il faut admettre que la présentation est aussi élégante.

De base, un Genesis GV80 vient avec un quatre cylindres turbocompressé de 2,5 litres de 300 chevaux et 311 li-pi de couple. Mon véhicule d’essai était mû, lui, par le V6 biturbo de 3,5 litres qui fait 375 chevaux et 383 li-pi de couple. La seule boîte offerte est une automatique à huit rapports et, au Canada, tous les GV80 sont à traction intégrale. Notez que ce VUS repose sur une plateforme presque identique à celle des berlines (ce qui ne devrait pas contribuer à en faire un véhicule tout-terrain spectaculaire!) avec une suspension indépendante et des freins à disque aux quatre roues. Normalement, ce Genesis devrait être chaussé de pneus Michelin mais vu les exigences québécoises hivernales, mon véhicule d’essai était équipé de pneus Pirelli Scorpion Ice and Snow surdimensionnés.

Avec d’aussi grosses roues, il faut composer avec des pneus d’hiver spéciaux comme les Pirelli Scorpion qui équipaient mon GV80 d’essai.

Sur la route

Tout d’abord, petite parenthèse, ce Genesis est exactement pareil à celui que conduisait le golfeur Tiger Woods lorsqu’il a eu son «accident»! Comment a-t-il réussi à en déjouer toutes les aides à la conduite? Car, il faut vraiment aller au-delà de ses propres capacités pour «perdre» le contrôle de ce véhicule. Aurait-il désactivé toutes ces aides? Et dans quel but? Peut-être le saurons-nous un jour…?

Si l’on revient à mon GV80 d’essai, encore une fois, je me suis payé une ballade dans les Laurentides d’abord pour le conduire sur autoroute avant d’attaquer quelques petites routes secondaires. Étant issu de la berline G80 que j’ai essayée il y a quelques semaines, je n’y ai vu la différence que dans les dimensions. Vraiment, on se croirait aux commandes de cette grande auto mais en étant assis plus haut. Encore une fois, la douceur était au rendez-vous ainsi que le confort et la facilité de conduite. Seul petit problème, avec la neige molle qui tombait, les capteurs de radar du pare-chocs se bloquaient provoquant ainsi un avertissement constant au tableau de bord. En ce qui concerne celui-ci, son instrumentation est très facile à lire mais j’ai bien apprécié, comme toujours, l’affichage à tête haute du compteur de vitesse en réflexion dans le pare-brise.

En ce qui a trait aux accélérations, on sent bien qu’il s’agit ici d’un véhicule lourd (un peu plus de 5000 livres) mais le V6 réussit à lancer l’imposante caisse de 0 à 100 km/h en moins de sept secondes. Avant Noël, j’ai pu conduire une version semblable de GV80 mais avec le quatre cylindres turbo et le même exercice a demandé un peu plus de huit secondes. Ce n’est pas si mal mais je considère que ce grand VUS est mieux servi par le V6 biturbo que le quatre!

Malgré son imposante présence, le GV80 se comporte avec aisance sur les routes sinueuses laurentiennes de la région de Saint-Adolphe-d’Howard. La douce neige qui tombait ne m’a pas incité à pousser la machine mais, en général, les Pirelli m’ont permis de conserver le véhicule sur la route. Je dois avouer qu’ils m’ont donné de petites frayeurs par moment mais, avec les aides électroniques, ils m’ont aidé à vite reprendre le contrôle du véhicule. Par la suite, j’ai utilisé le GV80 en conditions urbaines dans la région montréalaise. Petite note négative, malgré qu’il faille garder en tête qu’il s’agit ici d’un véhicule impressionnant, il n’est pas si facile à garer parce que le rayon de braquage de sa direction n’est pas assez court. Comme c’en fut le cas avec la berline, notons qu’il est possible de commander ce VUS avec la télécommande qui permet de «conduire» à distance la camionnette à très basse vitesse pour la déplacer légèrement si c’est impossible de se glisser entre les véhicules garés trop près pour en ouvrir les portières. Enfin, si vous considérez utiliser un GV80 pour de longs déplacements, ce serait un bon choix tant pour son confort que son comportement routier voire même, encore une fois, ses aides à la conduite.

Évidemment, une des premières questions qui nous vient à l’esprit est de savoir quelle est la consommation d’un tel véhicule. Tenant compte des conditions climatiques du Québec au moment où j’ai conduit ce VUS, le GV80 V6 biturbo m’a donnée, selon mes calculs à la pompe, une consommation moyenne de 13,4 l./100 km. alors que l’ordinateur de bord indiquait une moyenne de 12,8. La capacité de remorquage se situerait autour de 6000 livres.

Le prix de base du beau Genesis GV80 débute à 54 500 $ au Canada. Bien entendu, il s’agit ici de la version de base avec le quatre turbo. La version haut de gamme dont il est question dans ce reportage valait au bas mot quelque 85 000 $ plus les nombreuses taxes et autres ajouts. Incidemment, Genesis a pris la décision de n’offrir que des ensembles complets ce qui lui évite de détailler de nombreuses autres options. Les 85 000 $ demandés pour ce VUS incluent donc toutes les options possibles et le transport et la préparation (il faut toutefois ajouter les taxes locales). Si le véhicule vous intéresse, il n’en tient qu’à vous d’en discuter avec le vendeur chez votre (tout nouveau) concessionnaire Genesis local!

Encore des nouveautés

Il n’y a plus de salons de l’auto (y en aura-t-il encore un jour?) ce qui incite encore une fois les constructeurs à nous dévoiler des nouveautés via Internet. Cette semaine, il y en a encore une fois quelques-unes :

Volkswagen ID.4

(Photo VW)

Elle s’en vient en Amérique du nord, la Volkswagen ID.4, la première voiture toute électrique de ce puissant constructeur allemand. Mue par un moteur aux roues arrière de quelques 201 chevaux, cette nouveauté à propulsion au début sera éventuellement offerte avec la traction intégrale.

La Hyundai Ioniq 5

(Photo Hyundai)

Ioniq est maintenant la marque officielle des voitures électriques de Hyundai. Et pour souligner cette annonce, le constructeur sud-coréen a dévoilé son modèle Ioniq 5 qui est inspiré d’une étude de style qu’il a dévoilée au Salon de Francfort en 2019. Comme quoi les salons de l’auto avaient leur raison d’être…

Volvo C40

(Photo Volvo)

Après nous avoir présenté la version Recharge de ses XC40 à propulsion électrique, voilà que le constructeur suédois Volvo revient à la charge avec une version plus sportive de la même voiture, la C40. On s’attendait à ce que Volvo ne vienne pas contrecarrer les plans de Polestar dans le domaine des sportives électriques mais ce ne semble pas en être le cas.

Les fourgons de livraison de la poste américaine

Êtes-vous un peu intéressés par le «design» des véhicules? Si c’en est le cas, voici un des véhicules les plus bizarres qui m’ont été donné de voir récemment, la version finale des fourgons de livraison du service postale des États-Unis qui sera produit par le petit constructeur spécialisé Oshkosh (véhicules militaires, chasse-neige et autres véhicules inusités). Oshkosh devrait en construire de 50 000 à 165 000 au cours des dix prochaines années, certains exemplaires à propulsion électrique. Les communiqués ne disent pas d’où viendra la mécanique des versions plus «ordinaires». Quant au design…je vous laisse en juger de vous-même.

(Photo USPS)
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Éric Descarries
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