Mercedes-Benz CLA45, Lexus de Noël et la finale de 2020

Bon, nous y voilà, mon dernier blogue de 2020 sur l’automobile. Il faut dire qu’en un an (ça fait plus de cinq ans que je produis ce blogue), cela veut dire que j’aurai publié plus de 50 impressions de conduite de nouveaux véhicules. Un véritable livre, non? Mais, c’est ce que j’aime. Certains de ces véhicules auront été plus ou moins captivants, d’autres plus excitants…

Au moins, pour une dernière de l’année, ce sera une auto spectaculaire dont il sera question, la Mercedes-Benz CLA45 AMG, une berline compacte de performance plutôt extraordinaire. Remarquez que le début de décembre n’est pas nécessairement la période de l’année la plus appropriée pour évaluer une auto de ce calibre mais, après tout, nous vivons au Québec et ce blogue est d’abord destiné aux amateurs québécois d’automobiles (quoique j’aie reçu des courriels d’outre-mer au sujet du blogue!) et que, de toute façon, cette auto est à traction intégrale ce qui devient de plus en plus un «must» chez nous.

L’incroyable petite berline de performance CLA45 de Mercedes-Benz.

Donc, la CLA45 AMG est une version de (haute) performance de la populaire CLA du constructeur allemand. Notez qu’elle est aussi présentée en format CLS 35 un peu moins puissant. Toutefois, les deux autos se présentent avec une calandre avant différente, celle de la CLA45 étant plus agressive. Vous aurez compris qu’il s’agit ici d’une auto qui s’adresse d’abord aux amateurs de conduite sportive qui peuvent occasionnellement se permettre quelques tours de piste sur circuit routier afin de profiter au maximum de leur monture.

La petite CLA45 vue d’arrière.

Quoique les deux modèles se présentent avec un moteur à quatre cylindres turbocompressé de 2,0 litres (baptisé M139), celui du CLA45 profite d’un nouveau turbocompresseur double qui produit 30,1 psi (livres au pouce carré) de pression plutôt que 26,1 dans le passé. Combiné à un nouveau système d’injection directe, on obtient désormais 382 chevaux à 6500 tr/mn (contrairement aux 375 chevaux à 6000 tr/mn du passé) avec une couple plus puissant de 4 li-pi à 354 li-pi à 4750 tr/mn. Toutes les CLA45 sont combinées à une boîte automatique à double embrayage de huit rapports (au lieu des sept rapports de la CLA35) et, bien entendu, à la traction intégrale 4Matic avec un pont arrière avec contrôle du couple. Avec le système optionnel AMG Dynamic Plus, le pont avant peut être déconnecté mais cela ne sera utile que pour faire de la «drift» ou du dérapage contrôlé.

Dynamic plus inclut aussi une suspension plus sportive (quoique plutôt rigide) avec amortisseurs réglables (tous ces réglages se font à partir de commandes électroniques choisies par le conducteur à partir de roulettes au volant ou par la petite tablette informatique à contrôle tactile au centre de la console). Les freins sont, évidemment, plus robustes alors que les pneus d’origine sont des Michelin Pilot Sport 4S 255/35R-19 (qui ont été remplacés sur mon véhicule d’essai par des Pirelli Sottozero pour l’hiver afin de respecter les lois québécoises). Quoiqu’il s’agisse d’une berline compacte, cette CLA45 AMG pèse quand même au-delà de 3740 livres!

Le tableau de bord unique de la CLA45.

Toute l’instrumentation de la CLA45 est du style «vidéo»

Plusieurs des commandes que l’on retrouve à la console sont aussi dédoublées au tableau de bord ou au volant.

Si l’on jette un coup d’œil à l’intérieur, la CLA45 nous présente un aménagement plutôt connu incluant un tableau de bord dont l’instrumentation et les affichages du système d’infodivertissement sont inclus dans le même écran vidéo au haut de la planche de bord. Comme l’on peut s’y attendre, l’instrumentation et le panneau d’information peuvent être changés par le conducteur selon le type de conduite qu’il compte adopter (la commande électronique permet de choisir une suspension «confortable» (on s’en reparle), sportive, sportive plus ou individuelle). Une grande partie de ces commandes peut se retrouver au volant (petit mais gainé de suède ce qui permet une bonne prise) ou à la console avec ce fameux «pad» (un accessoire que, personnellement, je trouve moins précis et plus dérangeant pour le conducteur). Les sièges avant (chauffés ou ventilés) étaient, sur ma voiture d’essai, de type compétition avec des supports latéraux prononcés qui demandent un certain effort pour s’y extirper. Les passagers d’arrière doivent s’incliner fortement pour accéder à leur place mais, malgré la pente prononcée du toit, il y a suffisamment d’espace pour la tête et les jambes pour une personne de grandeur régulière. Bien entendu, on y retrouve toutes les commodités dont les coussins chauffants (et ventilés à l’avant) mais mon véhicule d’essai n’avait pas le volant chauffant optionnel. Le coffre est suffisamment vaste et il peut l’être encore plus en rabattant les dossiers des sièges d’arrière.

L’accès aux places arrière n’est certes pas facilité par les portières abaissées par le toit fuyant mais une fois en place, les passagers y seront confortables avec suffisamment de débattement pour la tête.

Le coffre, accessible par un balayage du pied sous le pare-chocs (optionnel), est suffisant du moins pour de courts voyages.

Sur la route

Bien évidemment, c’est sur la route que l’on veut juger cette berline de Mercedes-Benz. Dès que l’on met en marche, l’habitacle est aussitôt envahi par le son prononcé des échappements de la CLA45 (qui peuvent devenir encore plus bruyants en pressant une commande !). Toutefois, ce son n’est pas si désagréable, surtout pour un quatre cylindres. Passer en vitesses se fait par un petit bras à la colonne de direction ce qui active la boîte de vitesses à double embrayage. Toutefois, malgré que je ne sois pas un «fan» de ce type de boîte, celle-ci s’est avérée plus efficace que prévu. Surtout, elle a su opérer toute en douceur sans donner de coups ou de produire de temps morts aussi légers soient-ils.

Le «petit» moteur à quatre cylindres turbocompressé de la CLA45 n’est pas trop visible sous ce grand plateau de plastique.

Malheureusement, je n’ai pu prendre le volant de cette auto que tard en saison. Il m’a donc fallu être très prudent pour ne pas «échapper» cette belle auto malgré le fait que ses pneus d’hiver Sottozero aient autant de prise sur le pavé. Toutefois, malgré certaines sollicitations, on pouvait sentier que le comportement de la voiture avait été minutieusement étudié et qu’il était encore plus efficace en fonction Sport. Et il est difficile de ne pas apprécier le son des échappements, même si il nous vient d’un quatre cylindres! Il me faut quand même mentionner que la suspension arrière pouvait être bruyante sur route endommagée, même en mode «Comfort». Notons que cette suspension est sèche dans tous les modes de conduite choisis. Si vous recherchez une voiture de luxe confortable, il vaut mieux choisir les autres modèles de la gamme.

Question performances, grâce à la traction intégrale, mes essais d’accélération se sont effectués avec aisance. Je peux donc vous dire que de passer du point mort à 100 km/h peut se faire en quelques quatre secondes, le quatre cylindres grondant allègrement et la boîte de vitesses changeant avec douceur (le conducteur peut aussi gérer ces changements avec les palettes au volant). Dépendamment du mode de conduite que le conducteur choisit, cette boîte réagit par des rétrogradages selon les ralentissements Je ne peux vous dire quelle est la vitesse maximale que cette berline de performance peut atteindre mais plus d’un document nous indique qu’elle serait limitée à 270 km/h par le constructeur.

Comme vous vous en doutez, ce temps de l’année n’est pas très propice aux essais un peu trop poussés. Il reste que j’ai bien senti comment la voiture demeurait stable dans les courbes (même si certaines étaient plus endommagées que prévues). Il est tombé un peu de neige durant cette période d’essai ce qui m’a permis d’apprécier la traction intégrale (les Pirelli Sottozero y ont aussi joué un rôle) mais on peut facilement sentir que la propulsion prime sur la transmission de la puissance.

Quant à la visibilité, le toit profilé de la voiture et les glaces un peu basses n’aident pas toujours à tout voir. Heureusement qu’il y a les aides à la conduite pour compenser. Quant à l’ergonomie, quoique les commandes soient facilement atteignables, il faut étudier très attentivement le manuel d’instruction pour tout comprendre et maîtriser certaines fonctions uniques aux produits de Mercedes-Benz.

Malheureusement, les circonstances actuelles que nous vivons ne peuvent nous encourager à faire de longues ballades avec les bagnoles. J’ai couvert quelques centaines de kilomètres pour cette évaluation personnelle mais, habituellement, j’en fais au moins le double. Voici quand même la moyenne de consommation que j’ai pu réaliser soit 13,4 l/100 km en déplacements surtout urbains (et en jouant un peu avec l’accélérateur). Je suis persuadé que cette consommation peut graviter autour des 10 l/100 km en été sous une conduite raisonnable. J’aurais aussi beaucoup aimé comparer cette Mercedes à la petite Cadillac CT4 V tenant, cependant compte de leur valeur monétaire. Allez relire l’essai de cette Cadillac dans un blogue précédent. Vous aurez peut-être des arguments à m’apporter? Mais, enfin, y  a-t-il quelqu’un qui veut demeurer «sage» (tout le temps) avec une telle auto?

Je n‘ai pas reçu le prix en détail de cette voiture d’essai mais je peux vous dire que son prix de base est de 59 700 $. Selon le catalogue de Mercedes-Benz Canada, plusieurs options sont suggérées (dont la plupart équipaient ma voiture d’essai) dont l’ensemble Technologie Plus (incluant des phares plus puissants) de 1600 $, l’ensemble Premium (aide à la conduite, coffre à déverrouillage par le pied, Apple CarPlay, Android Auto et autres) de 3300 $, le système de navigation de 1000 $, les autres aides à la conduite plus poussées de 1900 $, l’ensemble AMG (son variable des échappement, volant et roues spéciaux) de 3700 $, l’ensemble AMG Track pour la piste de 3500 $ et le forfait prépayé d’entretien de 36 mois de 2079  $ ou celui de 48 mois de 3179  $, des options auxquelles il faut ajouter la ridicule taxe de 100 $ pour le climatiseur et le transport et la préparation que j’estime à quelque 2000 $ ce qui devrait pousser la facture bien au-delà des 75 000 $ estimés!

Néanmoins, si vous êtes un véritable amateur de Mercedes-Benz de performance, voilà peut-être le véhicule rêvé. Et il est utilisable autant en hiver qu’en été. Toutefois, il faut se souvenir qu’il s’agit ici d’une voiture d’exception. Si vous avez toujours le goût de l’aventure…!

Le traîneau du Père Noël selon Lexus

(Photo Lexus)

Le traîneau du Père Noël, version Lexus avec une de ses charges magiques.

(Photo Lexus)

L’imagination n’a pas de bornes ! Voici ce qui a sorti de celle des designers de Lexus, leur version de ce que serait l’ultime traîneau du Père Noël, une machine super-sophistiquée sans limite de capacité de charge et de vitesses incroyables. C’est si beau la technologie moderne…et l’imagination…

La capacité de charge du traîneau du Père Noël telle que vu par Lexus ne connaît pas de limite. (Photos Lexus)

Meilleurs souhaits !

Compte tenu des circonstances, j’espère que vous passerez quand même de Joyeuses Fêtes. Évidemment, si l’ennui vous prend, fouillez sur Internet et vous y trouverez certes des sujets super intéressants sur l’automobile. Voilà le passe-temps idéal pour tous les mordus de l’auto que nous sommes. Quant à moi, je compte prendre un petit répit d’environ deux semaines alors que ce blogue devrait être de retour durant les premières semaines de janvier 2021. Imaginez, commencer l’année sans Salon de l’auto ni de Detroit, ni de Montréal ! Le retour sera difficile mais je suis persuadé que nous aurons d’intéressants sujets à discuter à ce moment-là. En attendant, oublions l’année désastreuse que fût 2020 ! Joyeux Noël et Bonne Année!

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Éric Descarries
Chroniqueur
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