Coup d’œil rapide sur les Genesis G80 et GV80

Crédit photo : Éric Descarries

Hyundai Sonata Hybrid, coup d’œil rapide sur les Genesis G80 et GV80 et le pneu Michelin X-Ice Snow

Qu’on le veuille ou non, le monde de l’automobile est à s’électriser. La semaine dernière, je vous faisais part de mes impressions de conduite de la Chevrolet Bolt, fort probablement la voiture électrique actuellement la plus populaire sur notre marché. Ce n’est pas une auto haut de gamme comme une Tesla ou un plus ancien modèle comme la Leaf alors que la Bolt soit plutôt une belle représentation de ce que pourrait être le type de véhicule qui devrait circuler en masse dans nos villes.

Toutefois, comme plusieurs d’entre vous, j’ai encore une petite crainte envers la voiture électrique. Avant d’essayer de faire une petite balade dans la nature, je m’assure que la batterie soit à pleine charge…mais vraiment à pleine charge! Mais pourquoi suis-je encore inquiet d’un petit déplacement de Laval à Saint-Sauveur dans les Laurentides ?

Peut-être suis-je encore trop ancré dans la configuration des voitures à moteur à combustion interne? Un rapide regard à la jauge d’essence suffit à me rassurer. Il ne reste qu’un demi-réservoir? Je suis certain d’aller et de revenir de Saint-Sauveur sans problème. Avec l’auto électrique? Je passe mon temps à vérifier combien de courant il me reste!

Toutefois, je n’ai pas cette crainte avec une voiture hybride-électrique ou hybride branchable. Pourquoi? Parce que je sais que lorsque la batterie sera complètement déchargée, le moteur à essence continuera de motiver le véhicule. Dans mon cas, je crois que ce serait l’avenir, surtout les véhicules hybrides-rechargeables. Je le sais, les autos hybrides continuent de consommer quand même du carburant relâchant ainsi des gaz nocifs dans l’air. Mais ces émissions sont certes moindres que celles d’anciennes voitures à moteur à combustion. Et, évidemment, leur consommation sera moins importante. J’aime donc les véhicules hybrides. Et la semaine dernière, j’ai eu l’opportunité de conduire la toute récente Hyundai Sonata dans sa configuration Hybrid!

La nouvelle Hyundai Sonata dans sa version Hybrid affiche une calandre et un bouclier spécifiques au modèle.

Les lecteurs réguliers de ce blog se souviendront qu’il y a quelques semaines, j’ai publié mes impressions de conduite de la nouvelle Hyundai Sonata. Par conséquent, je vous ferai grâce de toute la description de la caisse de cette berline intermédiaire qui, avouons-le, affiche un style très moderne et surtout très élégant, surtout pour une auto aussi abordable. Par contre, j’aimerais préciser que la calandre et le bouclier avant de la Sonata Hybrid sont distinctifs et uniques à ce modèle améliorant ainsi (un peu) le coefficient de pénétration dans l’air de la Sonata Hybrid qui est alors de 0,24 soit l’équivalent de celui de la Toyota Prius. Mais avouez que la Sonata est nettement plus jolie! Je vous ferai grâce aussi de la description de l’intérieur que vous pouvez quand même voir en photo. Si vous voulez en savoir plus, retournez à mon premier essai de la Sonata (20 octobre 2020). Toutefois, il vaut la peine de s’arrêter à l’aspect technique de l’auto dans sa version Hybrid.

La Sonata Hybrid vue de l’arrière. Une ornementation Hybrid apposée à l’arrière identifie le modèle spécifique.

Bon! La Sonata Hybrid n’est peut-être pas révolutionnaire. Mais au moins, elle est des plus modernes malgré sa présentation modeste. Sa belle robe cache des éléments techniques bien adaptés aux besoins actuels de la situation. Attention, toutefois, je ne décrierai pas une voiture de performance ici! Vous comprendrez rapidement à la lecture de ce qui suit.

Au départ, la Sonata Hybrid demeure une berline à traction avant. Son moteur de base est un quatre cylindres de 2,0 litres qui produit 150 chevaux. Il est combiné à une boîte automatique conventionnelle à six rapports (et non une boîte à variation continue CVT). Cependant, entre les deux se trouve un moteur électrique de 51 chevaux ce qui donne, après un habile calcul d’ingénierie, une puissance totale combinée de 192 chevaux (je ne saurais vous expliquer où l’ensemble mécanique perd un peu de puissance lorsque les deux pièces sont combinées…). Cet ensemble produit un peu plus de puissance  (1 CV) que le moteur régulier de 2,5 litres de la Sonata et une douzaine de chevaux de plus que le quatre cylindres turbocompressé de 1,6 litres de la même voiture. Néanmoins, sa job n’est pas de gagner des courses mais plutôt d’économiser du carburant, mieux encore que l’ancienne version hybride de la Sonata de génération précédente. J’ai quand même réussi à atteindre le cap des 100 km/h avec départ arrêté en quelques huit secondes ce qui n’est pas si mal! Et si vous aimez la technologie, regardez sur le toit de ma Sonata d’essai. Ce qui semble être un toit ouvrant en verre est plutôt un capteur solaire qui, selon Hyundai, devrait donner quelques kilomètres (5 ou 6) de recharge à la batterie au lithium-ion qui sert à alimenter le moteur électrique de cette Sonata et un peu d’énergie à la batterie du véhicule. Pas beaucoup mais suffisant pour un peu plus de puissance électrique au système!  Mais alors, obtient-on une consommation «extraordinaire» avec cette Sonata?

L’ensemble moteur thermique et contrôles électroniques que l’on peut voir sous le capot.

Non, ce n’est pas un toit ouvrant en verre mais plutôt un capteur solaire qui aide ne serait-ce qu’un peu à la recharge de la batterie.

Ayant conduit l’auto dans des situations moitié urbaines, moitié autoroute, cette Sonata m’a procuré une moyenne de 7,1 l/100 km selon mes calculs à la pompe (nous en sommes au début de l’hiver avec des temps plutôt frais) alors que l’ordinateur de bord marquait 5,9 au tableau de bord. La même Sonata mais avec moteur turbo essayée en octobre dernier m’avait donné une moyenne de 9,4 l/100 km alors que le tableau de bord m’indiquait 7,3.  On parle donc d’une amélioration de plus de 2 l./100 km ce qui, au niveau de cette motorisation, est appréciable (et ce, dans une période de l’année plus froide!).

Les prix des Hyundai Sonata Hybrid débutent à quelque 42 000 $ au Canada, somme à laquelle il faut ajouter les prix des options (mais aussi soustraire jusqu’à 8000 $ selon le type de voiture hybride électrique au Québec). Au départ, ce prix peut nous sembler un peu élevé pour le peu d’économie de carburant que l’on en retire. Toutefois, avec le temps (et surtout avec une attitude modérée au volant bien adaptée aux situations sur la route), le propriétaire de Sonata pourra «rentrer dans son argent» surtout s’il doit évoluer en situation urbaine.

Car dans cette condition, la Sonata accélère très souvent grâce à son moteur électrique avant que le moteur à combustion interne se mette en marche. Et, la plupart du temps, les réactions sont pratiquement transparentes. L’ensemble mécanique pourrait ne donner aucun coup ni secousse lorsqu’il est en fonction si ce n’était de la boîte automatique dont les passages peuvent être un peu secs selon les circonstances.  Quelques fois, j’ai senti une sorte d’hésitation entre les deux moteurs à très basse vitesse. Mais en général, tout se fait en douceur. Mais, comme je l’écrivais plus haut, cette Sonata n’est pas un foudre de guerre. Elle est rapide…mais sans plus.

Ma Sonata Hybrid d’essai était chaussée d’efficaces pneus d’hiver de Yokohama.

La Sonata Hybrid ne connaît pas tant de concurrence vu que le créneau dans lequel on la retrouve n’est pas très peuplé. Mais, d’autre part, le consommateur nord-américain boude de plus en plus le segment des autos intermédiaires ce qui pourrait nuire à la popularité de la Sonata Hybrid. Cependant, pour celui qui aimerait participer au mouvement de changement qui s’opère actuellement dans le monde de l’automobile, voilà quand même un choix intéressant.

Premier contact avec les Genesis G80 et GV80

Vu que les constructeurs automobile ne peuvent inviter les journalistes spécialisés à des présentations de nouveaux modèles dans des endroits éloignés, ceux-ci ont choisi une alternative à la fois pratique et intelligente, celle de rendre ces grandes nouveautés disponibles à ces spécialistes dans des endroits qui leur sont accessibles. La semaine dernière, j’ai pu profiter de cette nouvelle approche en conduisant le nouveau VUS Land Rover Defender pendant quelques heures dans la région montréalaise. Cette semaine, ce fut au tour de la division de luxe Genesis de Hyundai de me permettre de conduire ses nouvelles berlines G80 à moteur V6 turbo de 3,5 litres et quatre cylindres turbo de 2,5 litres en plus de mettre la main sur les superbes VUS GV80 aussi à moteur V6 et quatre cylindres turbocompressés.

La nouvelle Genesis G80 pourrait facilement détrôner tant de voitures européennes pourtant si populaires!

Évidemment, ce sont là de premiers contacts et avec le peu de temps dont nous disposions pour ce faire, je n’ai pu que prendre quelques photos et quelques notes afin de préparer ce premier court reportage. Je vous propose donc d’attendre quelques semaines alors que je mettrai la main sur cette berline et ce VUS au cours des premiers mois de 2021.

Le nouveau VUS GV80 de Genesis fait déjà tourner bien des têtes incluant celle d’un conducteur d’une toute récente BMW de Série 5 «wrapée» qui m’a fait signe du pouce qu’il appréciait le look de ma camionnette d’essai !

Toutefois, mes premiers contacts furent quand même très encourageants. Les quatre véhicules que j’ai conduits se sont avérés nettement à la hauteur de mes attentes. Il faut dire que les Genesis que j’ai conduites dans le passé m’ont semblé, dès le départ, être de véritables concurrentes de taille aux maintenant légendaires autos allemandes. Ce que j’espère, c’est qu’avec le temps, les Genesis acquerront une réputation telle qu’elles pourront rivaliser à armes égales avec ces réputées Européennes. Et surtout qu’elles auront une valeur de revente aussi grande (sinon plus) que leurs concurrentes européennes, asiatiques ou américaines !

Le nouveau Michelin X-Ice Snow à l’essai

Enfin, je viens de prendre livraison d’un jeu de nouveaux pneus d’hiver Michelin X-Ice Snow pour les faire installer sur ma berline Lincoln MKZ à traction. J’ai eu un premier contact avec ce pneu l’hiver dernier lors de sa présentation chez Mecaglisse au nord de Montréal. Croyez-le ou non, ce fut lors d’une importante tempête de neige tout comme si Michelin avait bien «stagé» le tout. Coup de chance incroyable, cette importante chute de neige nous a permis de constater l’efficacité de ce pneu (sans crampons) dans la neige profonde (répondant ainsi aux détracteurs des X-Ice 3 qui se plaignaient du manque d’adhérence de pneu dans la neige!). Mon rôle, à ce point-ci, est de vérifier si le même pneu sera encore plus efficace que le X-Ice (qui avait vu le jour il y a près de 10 ans!) qu’il remplace et ce, dans toutes les circonstances au cours des mois qui suivront! 

Le tout nouveau Michelin X-Ice Snow monté sur les jantes de ma Lincoln MKZ.

Tout aussi chanceux, j’ai pu déjà «tester» (mais avec modération !) ce pneu alors qu’une mince couche de neige recouvrait déjà un peu les routes de la région montréalaise le jour même où ce pneu était monté par mes amis de Pneus Premier Choix du boulevard Sainte-Rose à Fabreville (d’importants complices à moi pour mes travaux sur les pneus!) . Notez que la voiture était déjà équipée de pneus Sailun d’origine chinoise qui se débrouillaient très bien dans la neige mais qui causaient une sorte de vibration désagréable dans l’auto à plus de 100 km/h. Première constatation, la vibration est disparue avec les Michelin. Ces derniers sont aussi plus silencieux ce qui sied bien à une Lincoln.

Je pourrai donc vous faire de courts reportages sur quatre types de pneus que je suivrai de près au cours des prochains (longs et froids) mois d’hiver dont les Michelin dont il s’agit ici, les Continental IceContact XTRM (qui sont montés sur l’Escape de ma femme), les Nokian Hakkapeliitta R3 (montés sur l’Xterra de mon fils) et les Hakkapeliitta 9 à crampons (qui sont montés sur la VW Golf de sa conjointe). Les Michelin et Continental seront utilisés dans la région montréalaise alors que les Nokian le seront dans la région plus exigeante de l’Abitibi. Et si vous avez des commentaires et des questions concernant les pneus d’hiver ou des expériences que vous vivez avec ceux de votre véhicule actuel ou passé, je serais très heureux d’en entendre parler. Vous pouvez répondre à ce blogue en utilisant les diverses commandes à cet effet!

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Éric Descarries
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