Chevrolet Trailblazer RS et Mitsuoka Buddy!

Crédit photo : Éric Descarries

Le lendemain des élections américaines tant attendues…non, il ne sera pas question de politique dans mon blogue. Je préfère m’en tenir aux automobiles! Toutefois, cette semaine, il est question d’une petite automobile américaine plutôt surprenante, le mini-VUM Chevrolet Trailblazer RS à traction intégrale.

Si vous vous attendez à une remplaçante des Trailblazer plus robustes d’antan, vous serez certes déçus. Le nouveau Trailblazer dévoilé au Salon de Shanghai en avril 2019, serait plutôt un petit véhicule dit utilitaire multisegment créé pour satisfaire une clientèle qui voudrait une camionnette un peu plus grande que la Chevrolet Trax (dont l’avenir est incertain quoique ce petit véhicule sous-compacte soit encore annoncé pour 2021) mais un peu plus petite que le tout récent Blazer (une déception pour plusieurs qui s’attendaient à une réplique au Ford Bronco à venir).

Le Trailblazer, développé par GM de Corée (autrefois Daewoo) est basé sur la plateforme VSS-F du constructeur que l’on retrouve aussi sous le Buick Encore. Il est offert en quatre finitions dont celle de base avec moteur à trois cylindres turbocompressé de 1,2 litre avec boîte auto à variation constante (CVT) et traction avant vendu à prix abordable (près de 24 000 $) jusqu’à la version RS dont il est question ici à moteur à trois cylindres turbocompressé avec boîte automatique à neuf rapports et traction intégrale dont le prix de base est de 30 000 $ plus les options !

Il faut l’avouer, le nouveau Chevrolet Trailblazer a belle gueule avec son petit look à la Camaro!

Même de l’arrière, ce VUM a belle allure.

De l’extérieur, le nouveau Trailblazer affiche une ligne reconnaissable et identifiable aux autres VUS et VUM de Chevrolet avec un avant dont le design est dérivé de celui des Camaro ce qui semble plaire aux jeunes mordus de l’automobile. Quoique sa ligne soit agréable à l’œil, il faut se souvenir que c’est un véhicule sous-compact avec ses limites.

Le Trailblazer possède un tableau de bord joli mais aussi très modeste.

L’intérieur du Trailblazer est invitant ne serait-ce que par ses dimensions disons généreuses pour un véhicule de cette catégorie. Toutefois, le tableau de bord, quoique de dessin agréable, ne présente pas un style remarquable. En fait, il est un peu terne avec un bloc d’instruments très simple devant le conducteur et un écran central respectable au centre de la planche de bord. Toutefois, celui-ci n’incluait pas le système de navigation. Le propriétaire de Trailblazer devra connecter son téléphone intelligent (Apple CarPlay ou AndroidAuto) pour obtenir ce genre de service.

Les places arrière sont relativement confortables pour un véhicule de ce segment.

Cependant, l’aménagement intérieur présente une belle finition et des sièges qui sont relativement confortables. Même avec un toit ouvrant, il y a beaucoup de débattement pour la tête des occupants. Les places d’avant sont très accueillantes alors que celles d’arrière offrent plus de place qu’espéré! Qui plus est, le coffre en lui-même est étonnamment grand pour un véhicule de ce calibre. Incidemment, sur mon véhicule d’essai, il était possible d’en ouvrir le hayon avec un mouvement du pied sous le pare-chocs guidé par une projection lumineuse du logo de Chevrolet.

Pour un VUM sous-compact, le coffre du Trailblazer offre beaucoup d’espace de chargement

Sous le capot de la version RS se cache le plus «gros» des deux moteurs, le trois cylindres turbocompressé de 1,3 litre mentionné plus haut. Il fait 155 chevaux (la version de 1,2 litre n’en fait que 137) mais quelque 174 li-pi de couple! Encore une fois, la RS vient avec la boîte automatique à neuf rapports (au lieu de la CVT du 1,2 litre) et la traction intégrale. Le freinage se fait par quatre disques alors que la version RS arrive avec des pneus Hankook Kinergy GT 225/55R18 de qualité qui aident à la tenue de route. Enfin, malgré que ce soit un véhicule sous-compact, Chevrolet en annonce une capacité de remorquage maximale de 1000 livres (453 kilos).

Enfoui dans son compartiment, il est difficile de voir le petit moteur à trois cylindres du Trailblazer !

Sur la route

Conduire le Trailblazer est agréable, surtout en ville. Ses dimensions en facilitent le stationnement même si j’ai constaté que le rayon de braquage était un peu grand pour une si petite auto. La visibilité y est bonne mais en ce qui concerne les performances, ce serait perfectible. Passer du point mort à 100 km/h peut demander une dizaine de secondes, voire plus. Toutefois, les reprises sont plus convaincantes sans être spectaculaires. Ce qui le plus agaçant, c’est le son du moteur à trois cylindres. On y est certes moins habitués! Relativement silencieux en vitesse de croisière, il devient particulièrement grognon à l’effort! Mais, comme on dit au Québec, il «fait la job».

La situation de pandémie a considérablement ralenti les ardeurs de presque tout le monde. On y fait donc moins de déplacements. J’ai donc pu utiliser le petit Trailblazer lors de mes déplacements locaux (même si ils sont moindres que dans le passé) alors qu’il me manquait une véritable randonnée pour vraiment «m’imprégner» de ce VUM Chevrolet.

J’ai donc choisi une des plus belles journées de la semaine pour me payer une ballade en campagne utilisant à la fois l’autoroute et des routes de campagne entre Laval et Lachute avec ma compagne (sans sortir du véhicule, COVID oblige). J’en ai conclu que la tenue de route est respectable et que si l’on ne recherche pas un côté sportif de la chose, le conducteur pourra profiter d’un véhicule intéressant pour les petits voyages (même ceux de quelques heures). La suspension est ferme mais elle n’est pas sèche et inconfortable. Par contre, avec un nom comme Trailblazer, me semble que Chevrolet aurait dû en créer une version plus agressive, peut-être même «hors-route» ne serait-ce que pour faire quelques petites excursions dans des sentiers peu exigeants. Au moins, avec la traction intégrale et de bons pneus d’hiver, ce petit Chevrolet pourra faire un bon moyen de transport hivernal!

En ce qui a trait à la consommation, le Chevrolet Trailblazer RS m’a donné le résultat de 9,07 l./100 km alors que l’ordinateur de bord m’indiquait 8,6. Disons que je suis un peu déçu de ce résultat. Il me semble qu’avec un moteur à trois cylindres, j’aurais eu droit à une consommation moindre.

Le prix de base de ce petit Chevrolet était de 30 398 $. En lui ajoutant des options comme l’ensemble Technologie de 1995 $, la peinture rouge spéciale de 495 $, le toit ouvrant et le hayon arrière électrique ajustable de 1995 $, l’ensemble dit Convenience  de 695 $, la (toujours aussi ridicule) taxe pour le climatiseur de 100 $ et les frais de transport et préparation de 1800 $, la facture finale affichait le chiffre de 37 478 $. Parmi les concurrents du Chevrolet Trailblazer RS, on retrouvera les Hyundai Venue ou Kona, Mazda CX-3, Kia Seltos et autres.

Le succès de ce petit Chevrolet est certes prévisible ne serait-ce que par son aspect esthétique. Par contre, au point de vue performance…il y a un bémol! Malheureusement, le nom Trailblazer n’a plus le même impact qu’autrefois. Loin d’être un véhicule «sportif», il reste que ce pourrait être un bon choix pour les déplacements locaux…

Le Mitsuoka Buddy

Vous ne connaissez pas la marque Mitsuoka? C’est compréhensible. Sauf que si vous allez au Japon, vous allez voir des véhicules aux lignes un peu…bizarres reposant sur des architectures connues. Ce sont ceux modifiés par Mitsuoka. Dans le passé, Mitsuoka s’est distingué comme carrossier qui transformait des berlines Nissan «ben ordinaires» en répliques de Rolls-Royce qu’en ne modifiant certains éléments de leur carrosserie.

Mitsuoka Buddy, un vrai… Blazer, n’est-ce pas?

(Photo Mitsuoka)

Dernièrement, Mitsuoka a créé le VUS Buddy qui est ni plus ni moins qu’un VUS Toyota RAV4 avec des panneaux et accessoires de carrosserie ressemblant à ceux des…grands Chevrolet Blazer des années soixante-dix. Et avec un certain goût, pourrais-je dire. Est-ce que les designers de GM sont à l’écoute? Me semble que ce genre de VUS «pognerait» chez nous, non? 

Non, cette petite camionnette ne sera jamais disponible chez nous. Mais, ça ne se termine pas là! Regardez ce que Mitsuoka a fait à partir de la Mazda MX-5 (Miata)! Une véritable petite réplique de Corvette des années soixante. Ingénieux, n’est-ce pas? Élégant aussi!

Mitsuoka roadster basé sur une MX-5.

L’opinion de Richard Spénard Suite à la parution de mon blogue sur le Jeep Grand Cherokee Trackhawk la semaine dernière, mon ami Richard Spénard (ancien coéquipier de Gilles Villeneuve et un des meilleurs instructeurs que nous ayons connus dans le sport automobile) m’exprimait son désaccord sur les performances de ce grand VUS. Il se demande vraiment quelle est l’utilité de cette bombe sur nos routes qui sont limitées à 100 km/h. Il déteste encore plus ce genre de camionnette (peu importe leur marque ou leur provenance) sur des pistes de course. «Ridicule» fut le terme qu’il a employé pour décrire le Grand Trackhawk et ses concurrents. On est un peu obligé de pencher de son bord. Ce Jeep est du genre de véhicule dont «personne n’a besoin mais que tant d’amateurs voudraient posséder». Qu’en pensez-vous?

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Éric Descarries
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