Toyota Corolla Hatchback et Spyker Laviolette

Au départ, je l’avoue, je n’ai jamais été un grand fan de la Toyota Corolla. Non pas que le véhicule ne soit pas fiable ou confortable ou économique. C’est que, tout simplement comme je l’ai vécu dans le passé, la Corolla est, à mes yeux, à l’industrie automobile actuelle, aussi excitante que la Ford Tempo-MercuryTopaz pouvait l’être aux  années quatre-vingt. D’ailleurs, je ne me souviens pas d’avoir conduit une Tempo de presse au cours de ma carrière autre qu’un modèle V6 qui m’avait été confié pour aller au concours annuel de l’AJAC il y a belle lurette de cela. Ma propre mère possédait une Tempo et je ne me souviens pas de l’avoir conduite, si je l’ai déjà fait.

En vérité, cette année, j’aurais aimé évaluer la version Hybride de la Corolla par curiosité technique. C’est un peu par accident que je me suis donc retrouvé avec la Corolla Hatchback (à hayon) dont il est question dans ce reportage. Cette fois, au moins, la voiture m’a plu dès le premier coup d’œil. Car il faut l’avouer, la Corolla Hatchback est très jolie ! Et ce n’est seulement moi qui le dit. Plusieurs observateurs que j’ai rencontrés en ont eu la même opinion!

Incidemment, malgré la grande ressemblance avec la Scion/Corolla iM de 2019, cette nouvelle Corolla est…nouvelle à tous les points de vue. Plus longue, plus large avec un intérieur plus vaste et un tableau de bord redessiné que la iM, elle possède un moteur plus puissant, plus économique (selon Toyota) et surtout, elle repose sur la plus récente architecture TNGA (Toyota New Global Architecture) du constructeur.

La nouvelle Toyota Hatchback n’est pas une variante de la iM!

Comme d’habitude, je vous laisse juger de vous-même l’esthétique de cette voiture. Je vous fais remarquer que la version qui m’a été confiée affichait l’option Nightshade reconnaissable aux ornementations et jantes peintes en noir. Cette option inclut également divers accessoires dont il sera question plus loin.

Même de l’arrière, elle est plutôt jolie cette Corolla.

Autre remarque encourageante, l’intérieur de cette auto compacte est agréable à l’œil, lui aussi! Au départ, malgré un design quand même conventionnel, le tableau de bord est bien dessiné et ses commandes sont bien disposées sauf celles de la radio que j’ai souvent confondues avec celles du chauffage. Mais je suis persuadé qu’après un certain usage, on réussit à les distinguer par instinct. L’écran de la caméra de marche arrière est bien en évidence sur la planche de bord mais n’y cherchez pas le système de navigation. Pour profiter d’un tel accessoire, il faut brancher à cette Toyota son téléphone intelligent (la version Nightshade vient avec Apple CarPlay et Android Auto). Le volant tient bien en main et surtout, il n’est pas surchargé de commandes.

Le tableau de bord de la Corolla Hatchback est plus moderne que celui de la iM !

Les sièges avant sont bien mais les places arrière sont relativement serrées. Pas de problème pour les enfants mais plus difficile pour les adultes! Le coffre, par contre, est très petit. Ça irait pour deux passagers mais qu’avec de petites valises ou sacs souples! En soulevant le panneau du plancher, on y découvre un pneu de secours, petit mais encombrant. Si Toyota fait disparaître ce pneu et les accessoires du cric, on y récupérera cet espace. Mais il faudra alors remplacer les pneus par des «Run Flat». Et ce n’est pas nécessairement ce que l’on voudrait pour le confort.

Malheureusement, il n’y a pas tant d’espace pour les passagers d’arrière sauf pour les enfants. Le siège du passager avant est légèrement reculé sur cette photo. Imaginez s’il l’était complètement!

La Corolla Hatchback ressemble plus à une sportive ce qui explique le coffre à l’espace limité. Il faut vraiment abaisser le dossier des places arrière pour y accepter plus de bagages.

En ce qui a trait à la mécanique, ma Corolla Nightshade était mue par le quatre cylindres de 2,0 litres de 169 chevaux de Toyota combiné à une boîte auto à variation continue (CVT) qui transmettait la puissance aux roues avant (pas de traction intégrale, ici). Le reste est plutôt conventionnel encore une fois avec une direction assistée électrique, des freins à disque aux quatre roues (avec le frein de stationnement électrique automatique), des suspensions avant à jambes MacPherson et des tiges multiples à l’arrière. Notons toutefois l’usage de pneus Dunlop Sport à taille basse plus performants.

Enfin, un moteur que l’on peut voir! Ce quatre cylindres de 2,0 litres fait 169 chevaux ! À quand une version turbo ?

Sur la route

Si mes premières impressions furent positives, celles de conduite furent un peu plus modestes. La Corolla Hatchback affiche un look relativement sportif qui devrait plaire à une clientèle plus jeune. Il ne reste plus à Toyota qu’à en créer une véritable version «sportive». Le moteur de 2,0 litres à l’aise dans cette caisse mais j’aurais voulu un peu plus. Il peut permettre des accélérations de 0 à 100 km/h autour des neuf secondes. Toutefois, pour vraiment en profiter, une boîte manuelle (disponible) serait plus appropriée (je sais, la Corolla est plus populaire avec l’automatique mais…). Néanmoins, la CVT qui équipait ma voiture d’essai pouvait se manier manuellement tant par le levier central que par les palettes au volant. Mais là encore…

La conduite régulière de cette Toyota devrait plaire aux conducteurs plus sages quoique la visibilité arrière ne soit pas toujours facile vu l’angle du toit. Mais si on cherche à tirer plus de performance de cette auto, on notera que la direction est un peu lente et qu’elle ne transmet pas beaucoup les sensations de la route. Toutefois, les pneus Dunlop mentionnés plus haut peuvent venir en aide à une conduite plus «sportive». Et peut-être un échappement légèrement plus «audible»?

La Corolla Hatchback doit se mesurer à une concurrence plutôt vive, surtout au Québec où ce genre d’auto est toujours populaire. Parmi les autos auxquelles elle doit se mesurer, plusieurs analystes mentionnent la Mazda3 à hayon (je trouve que la Corolla Hatchback est plus jolie vue de l’arrière) et la plus pimpante Volkswagen Golf. Toutefois, la Corolla Hatchback vaut la peine d’être considérée ne serait-ce que pour la bonne réputation des produits de la marque.

En ce qui a trait à la consommation, ma semaine au volant de cette Corolla s’est soldée par une moyenne de 7,45 l./100 km (d’essence régulière) alors que l’ordinateur de bord affichait….7,3 ! Le prix de base de cette auto est de 22 050 $ mais les options qui équipaient ma voiture d’essai Nightshade ajoutaient 4440 $ à la facture (sièges avant chauffants, radio satellite XM, moniteur d’angles morts, emblèmes noirs, aileron arrière, jantes noires de 18 pouces et j’en passe), en plus de 131,40 $ d’écofrais et de taxe pour la climatisation et 1645 $ de frais de transport et préparation ce qui a résulté en un prix final de 28 266,40 $ plus taxes, bien sûr.

Il y a une dizaine d’années de cela, M. Stephen Beatty, alors un des directeurs généraux de Toyota Canada, s’était donné comme défi de ME faire aimer les Corolla. Je ne sais pas si les gens qui dirigent Toyota Canada aujourd’hui sont encore en contact avec M. Beatty mais si ça leur est possible, dites-lui qu’il a gagné sa cause! Il ne leur reste plus, maintenant, qu’à un créer une version légèrement plus sportive (pour bien aller avec le look de l’auto) ou d’en produire certains accessoires TRD que les acheteurs pourraient lui ajouter!

Balade en Spyker, une voiture unique au Canada

Non seulement suis-je un chroniqueur automobile bien impliqué dans le domaine des automobiles (mordu de courses, collectionneur de livres et de miniatures, participant et visiteur de diverses activités automobile) mais je me tiens aussi avec plusieurs amis qui sont de vrais mordus de l’auto. Parmi ceux-là, il y a le collectionneur lavallois Yves-Luc Perreault qui possède une intéressante collection d’autos incluant une Thunderbird de la dernière génération, une Fisker (dont il a déjà été question dans ce blogue), une Smart électrique et j’en passe. Toutefois, sa pièce de résistance, c’est une superbe Spyker C8 Laviolette, une auto qu’il dit unique au Canada (du moins au moment de l’achat). Moins d’une soixantaine de ces voitures ont été produites vers 2009 et elles sont toutes de véritables œuvres d’art plus que des «supercars».

La superbe Spyker C8 Laviolette du Lavallois Yves Perreault serait unique au Canada !

Yves prend un soin jaloux de cette merveilleuse auto d’origine hollandaise (la compagnie originale est disparue à la fin des années vingt pour revenir en 1999 ayant même participé au Championnat de Formule Un à l’époque puis repartir tout récemment). L’auto ne «sort» pas très souvent mais, lorsqu’il fait beau, très beau, Yves m’appelle pour une courte balade pour «dégourdir» la Spyker. C’est ce que nous avons fait dans les rues de Laval samedi dernier, juste le temps de se rendre dans le Vieux Saint-Vincent-de-Paul pour prendre quelques photos.

La Spyker vue de l’arrière.

Comme je l’ai écrit plus haut, cette Spyker n’est pas nécessairement un «supercar». Toutefois, son moteur V8 central (que l’on n’atteint pas facilement car il n’y a pas de capot pour ce faire) est un V8 Audi avec boîte manuelle qui ne se fait pas prier pour des accélérations convaincantes. Malgré que l’habitacle semble étroit, on y est bien à l’aise…une fois à l’intérieur. Car il faut enjamber le très large seuil de portière pour y prendre place. Regardez bien les glaces latérales. Elles me rappellent celles des Subaru SVT de l’époque. Une chance qu’il y a la climatisation.

C’était la deuxième fois que je montais dans une Spyker. La première fois, c’était en Espagne, au circuit privé Ascari (ça passe bien dans une conversation, n’est-ce pas?) dans une version Spyder. Je prépare donc un article plus approfondi sur cette auto dans un autre site Internet (derrièrelevolant.net) où je publie certains textes moins axés sur les voitures courantes, plus sur l’histoire de l’auto ou sur des sujets inusités. Je vous invite à y jeter un coup d’œil au cours des prochaines semaines.

Triste image

Cette Ford 1952 ne mérite-t-elle pas un meilleur sort?

J’ai photographié cette «malheureuse» Ford (Mainline, peut-être) dans cet état délabré chez un garagiste de Montréal près de la Petit Italie. Regardez-la bien, elle ne semble pas rouillée (ce qui est étonnant vu son âge) et ses chromes sont encore brillants. Elle ne semble pas avoir de dommages non plus. J’espère qu’elle est là pour y être reconstruite. Je suis bien d’accord avec vous, cette berline n’est pas une grande voiture de collection. Elle n’a peut-être pas une grande valeur commerciale. Mais mérite-t-elle vraiment un sort aussi misérable? J’espère qu’on la retapera éventuellement, ne serait-ce que superficiellement! 

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Éric Descarries
Chroniqueur
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