Jeep Cherokee Altitude et quelques nouveautés à venir!

La mode actuellement dans le monde de l’automobile, c’est celle des VUS compacts. Voilà pourquoi FCA Canada tient à ce que l’on fasse mieux connaître son Jeep Cherokee, un véhicule qui fait vraiment partie de  ce segment alors qu’en général, beaucoup de consommateurs ont tendance à croire que le Cherokee serait plutôt un intermédiaire. Toutefois, si l’on tient compte de son volume intérieur, c’est définitivement un VUS compact qui doit faire face à une vive concurrence incluant les Ford Escape, Honda CRX, Toyota RAV4, Hyundai Tucson, Kia Sportage et autres petits véhicules du même calibre.

Mais, qu’est-ce qui fait qu’on le croirait plus imposant? En fait, de l’extérieur, le Jeep Cherokee est physiquement un peu plus gros que ses concurrents. Rien ou presque ne semble avoir changé de ce modèle qui nous est apparu sous cette ligne l’année dernière. On se souviendra qu’à son lancement, le Jeep Cherokee avait des phares encastrés de chaque côté au bas de la calandre. Les lentilles effilées qui se retrouvaient à la partie supérieure de l’avant du Cherokee, presque de chaque côté du capot, étaient, en fait, des lumières d’appoint et des clignotants.

Les phares du Cherokee sont désormais placés au haut de l’avant.

(Photo Éric Descarries)

De l’arrière, on constate bien comment les grands feux ont été redessinés l’an passé.

(Photo Éric Descarries)

L’année dernière, FCA revoyait son design et de nos jours, ce sont vraiment les phares qui occupent cette partie supérieure de l’avant. Autre apport important, FCA devant essuyer des remarques assez déplaisantes concernant la consommation parfois élevé du moteur V6 de 3,2 litres du Cherokee et le manque de puissance du quatre cylindres de base de 2,4 litres, le constructeur italo-américain a décidé d’offrir un troisième moteur en option, le quatre cylindres turbocompressé de 2,0 litres de la division italienne de FCA. Ce «petit» moteur développe alors 270 chevaux et 295 li-pi de couple (50 li-pi de plus que le V6 !) et, combiné à la boîte automatique à neuf rapports (et la traction intégrale, bien entendu), on dirait qu’il «réveille» le Cherokee!

Avant de passer aux impressions de conduite, mentionnons que, malgré le fait que certains reportages mentionnent que l’intérieur du Cherokee est moins vaste que celui de la plupart de ses concurrents, il est, toutefois, un des plus accueillants et surtout des plus confortables. Puis, la finition et le choix des matériaux vous surprendront!  Le tableau de bord n’a subi que des changements mineurs depuis son lancement mais il est agréable à l’œil et surtout, il correspond à ce que l’on attend d’un véhicule qui s’appelle Jeep! Mon modèle d’essai était équipé de l’ensemble Uconnect avec navigation et surtout l’écran de 8,4 pouces. S’il y a un système d’infodivertissement combiné à celui de la navigation qu’il faut mentionner pour sa convivialité, c’est bien le système Uconnect!

Le tableau de bord est d’un design plutôt fonctionnel.

(Photo Éric Descarries)

Tant les sièges d’arrière que ceux d’avant sont accueillants et confortables. Et la visibilité y est très bonne. Quant à l’espace de chargement, comme pour tous les autres VUS du même segment, il peut s’agrandir en abaissant les dossiers des sièges d’arrière et la capacité de charge serait équivalente à celle de la concurrence même si l’on s’époumone à dire que le volume intérieur du Cherokee est légèrement plus petit que celui de la majorité des concurrents.

Les places arrière sont invitantes. Cependant, si le Cherokee est équipé d’un toit ouvrant, on y perd du dégagement pour la tête. Avis aux passagers les plus grands !

(Photo Éric Descarries)

L’espace réservé aux bagages est un peu plus petit que celui de la concurrence mais il demeure quand même relativement suffisant.

(Photo Éric Descarries)

Une fois que les dossiers des sièges d’arrière ont été rabattus, ce même espace cargo devient plus caverneux !

(Photo Éric Descarries)

Sur la route…

C’est ici que le Cherokee se démarque des autres VUS du segment. Il se conduit presque comme une voiture sport. En effet, dès les premiers tours de roue, on sent que le Cherokee tient au sol. Avec la version Altitude qui me fut prêtée, on y voyait des pneus Continental qui m’ont plu. La direction m’a parue précise et le freinage efficace. Pas surprenant puisque l’architecture de base du Cherokee est dérivée d’une conception d’Alfa Romeo (toujours du groupe FCA). Et les Alfa sont reconnues pour leur excellente tenue de route!

La grande nouvelle de l’année dernière fut l’ajout du quatre cylindres turbo dont il est question plus haut. On aurait voulu qu’il fût plus économique que le V6 mais ce n’en est pas nécessairement le cas…tout dépendant de la façon que vous conduisez (j’ai obtenu une moyenne de 11,3 l./100 km en conduite presque uniquement urbaine alors que l’ordinateur de bord indiquait 9,4 et que le constructeur annonce…11,2 en ville!) ! Cependant, il procure des accélérations intéressantes passant de 0 à 100 km/h autour des sept secondes et surtout des reprises rassurantes. Évidemment, je ne recommande pas tant le quatre de base (qui ne vient qu’avec la traction avant) alors que le V6 demeure une option intéressante si vous voulez remorquer. Noter qu’avec ce moteur, le Cherokee est capable de tirer jusqu’à 4500 livres. Avec le moteur turbo, cette caractéristique baisse à 4000 livres.

Le moteur 2,0 litres de mon Cherokee d’essai se cachait sous un couvercle de plastique.

(Photo Éric Descarries)

..et hors route !

Une des spécifications presque unique à la Jeep Cherokee, c’est sa capacité d’attaquer les sentiers hors-route avec aisance ce que pas tous ses concurrents peuvent faire. Dans le cas de l’Altitude 4 x 4 de ce reportage, le conducteur pourra utiliser le système électronique Selec-Terrain pour les sentiers légèrement exigeants. Toutefois, si le Cherokee vous intéresse, puis-je vous suggérer le Trailhawk? J’ai conduit cette version mieux adaptée aux véritables excursions hors-route dans la région de Moab au Utah et ce, avec le quatre turbo. Très agile dans les sentiers, ce même Trailhawk est un excellent tout-terrain quand le terrain devient plus accidenté. De plus, il vient avec des pneus plus appropriés pour ce faire contrairement aux Continental de tourisme de l’Altitude. Et il demeure confortable sur la route! Mais, souvenez-vous, le Cherokee est un Jeep! Et ce nom légendaire colle bien au Cherokee.

Le Cherokee est un véritable tout-terrain dans sa version Trailhawk. Cette photo a été prise il y a un peu plus d’un an en hiver à Moab!

(Photo Éric Descarries)

Incidemment, Jeep propose aussi un autre petit VUS sensiblement de mêmes dimensions, le Compass récemment redessiné. Lui aussi est capable de certaines prouesses hors-route mais il est plus adapté aux déplacements urbains.

Le Cherokee Altitude 4 x 4 que vous voyez dans ce reportage affichait un prix de base de 36 745 $. La facture démontre qu’il avait une peinture nacrée rouge velours, une option de 100 $ et l’ensemble Éclair de finition extérieure incluant les jantes spéciales et les pneus Continental de 895 $. Il avait aussi l’ensemble de sécurité avec les rétroviseurs extérieurs chauffants et les avertisseurs d’obstacles aux points morts aussi de 895 $, l’ensemble de temps froids avec le volant et les sièges chauffants de 995 $,  l’ensemble de confort et commodités avec démarreur à distance, hayon à commande électrique, couvre-caisse, télédéverrouillage et j’en passe à 1 295 $. L’option la plus coûteuse demeure l’ensemble du moteur à quatre cylindres turbo avec parebrise insonorisant et autres accessoires à 2 590 $ alors que le système Uconnect dont il a été question plus haut (incluant la navigation et la radio satellite XM Sirius) ajoute 995 $ de plus à la facture. Enfin, il ne faut pas oublier la (toujours aussi inutile) taxe fédérale d’accise de 100$ pour le climatiseur et 1 895 $ pour le transport et la préparation. La facture finale monte donc à 46 505 $ plus taxes.

Le prix de cette camionnette peut vous sembler élevé, il y a au moins un avantage. C’est un produit Jeep et cette marque vient avec une grande réputation de là une meilleure valeur de revente (au cas où vous y seriez intéressés). D’accord, certains produits de la marque ont connu leur part de manque de fiabilité dans le passé ce qui, nous espérons devrait être réglé (au moins, les derniers rapports de J.D Powers concernant la satisfaction initiale de plusieurs produits FCA sont des plus encourageants…).

Quelques nouveautés…

Comme mentionné la semaine dernière lors du reportage sur le dévoilement du nouveau Ford F-150 2021, plusieurs constructeurs automobile ont choisi de dévoiler leurs nouveautés par les médiaux sociaux plutôt qu’aux grands Salons automobile qui, malheureusement, perdent de plus en plus de popularité. Tiens, en passant, nous apprenions cette semaine que le pourtant légendaire Salon de l’auto de Genève qui n’a pas eu lieu en mars dernier à cause de la pandémie ne sera pas au calendrier en 2021 non plus…à moins qu’il ne soit racheté…

Kia nous a donc dévoilé une nouvelle berline intermédiaire qui devrait être commercialisée à l’automne prochain, la K5 (qui devrait, selon toute vraisemblance, remplacer l’Optima) ! Décidemment, il a le vent dans les voiles ce constructeur sud-coréen. Mais, alors que plusieurs constructeurs abandonnent ce créneau autrefois si populaire (FCA ne produit plus les Chrysler 200, Ford est sur le point de terminer la production de la belle Fusion alors que GM soupèse la possibilité d’éliminer sa Chevrolet Malibu et que Honda, Nissan et Toyota voient les ventes de leurs Accord, Altima et Camry passer aux créneaux des VUS compact), je me demande ce qui pousse Kia à exploiter ce créneau.

Enfin, le Kia K5 verra le jour sous la forme d’une très jolie berline qui, de base, sera mue par un quatre cylindres de 1,6 litres de 180 chevaux avec boîte auto à huit rapports et la traction alors que la version la plus poussée aura un quatre turbo de 2,5 litres de 290 chevaux, une boîte auto à double embrayage et la traction intégrale.

Petit sourire en coin? N’oubliez pas que sa grande sœur, la Stinger, a déjà été nommée Auto de l’Année par l’AJAC!

Kia vient de dévoiler sa nouvelle berline, la K5

(Photo Kia)

Le Tiguan a été retouché…

Pour les mordus de Volkswagen, voici la photo dévoilée par le constructeur cette semaine nous montrant la nouvelle «face» de son petit VUS Tiguan. Nous aurons certes beaucoup d’autres nouvelles au cours des semaines à venir.

Voici le Tiguan 2021.

(Photo VW)

Et le Bentayga retouché…

Toujours du constructeur mondial Volkswagen, voici son grand VUS super de luxe Bentley Bentayga avec un avant et un arrière redessiné. Notons qu’il y a aura d’autres versions de ce grand VUS avec des motorisations différentes incluant un moteur V8.

Le Bentayga est redessiné aussi…

(Photo Bentley)

L’Ineos Grenadier saura-t-il remplacer le Land Rover Defender? C’est ce que son constructeur croit. Le directeur d’Ineos (une compagnie qui aurait eu des revenus de 61 Milliards $ US l’an dernier), Jim Radcliffe voit d’ailleurs à l’érection de son usine de Bridgend en Angleterre où il compte produire ce VUS «rétro» en diverses formes dont la version à quatre portes que vous voyez ici. C’est un six cylindres en ligne à essence ou diesel de 3,0 litres qui motiverait cette camionnette dont la plateforme a été conçue par la compagnie autrichienne Magna Steyr (Magna est d’origine canadienne, soulignons-le). On en reparlera plus tard…

L’Ineos Grenadier saura-t-il attirer les amateurs de Land Rover Defender classiques ?

(Photo Ineos)

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Éric Descarries
Chroniqueur
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