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Tout est dans la préparation !

Crédit photo : Steve Brillant

Comment se prépare-t-on pour Oswego?

On le sait, les équipes qui prendront part aux différentes finales à la piste d’Oswego Speedway dans le cadre du Super DIRT Week vont passer beaucoup de temps à chouchouter leur voiture afin d’en tirer le meilleur profit. Chacun a sa petite idée là-dessus et sa façon de faire.

Sans que ce soit exhaustif, j’ai tout même ressorti certains éléments à prendre en considération avant de prendre part aux épreuves du Super DIRT Week.

L’importance que les équipes apportent à chacun des éléments de la voiture peut faire toute la différence pour le pilote.

Les équipes qui prendront part aux événements de la 48e édition du Super DIRT Week qui aura lieu du 9 au 13 octobre prochain doivent s’assurer de ne rien laisser au hasard et ne rien oublier avant de prendre la direction pour Oswego Speedway, que ce soit les outils, pièces d’équipement etc…

Une fois arrivé dans les puits, on prend le soin de s’installer puisque le mercredi c’est le début des inspections par les inspecteurs de DIRTcar. Une simple formalité vous allez me dire si effectivement on a fait nos devoirs selon le livre de règlements DIRTcar, sinon au besoin on apporte les derniers ajustements.

La piste de 5/8 mille Oswego Speedway n’est pas ce qu’on a vécu sur le « Moody Mile » du Fairground de Syracuse. La piste d’un mille était ultra rapide avec des vitesses de pointe oscillant les 170 milles à l’heure. L’aérodynamisme était d’une importance capitale.

Au début les fabricants de châssis tels Tobias, Olsen, Eagle, Wild, Showcar, Grant King et Kniesel avaient la cote. Toutefois au début des années 1980, le concepteur Gary Balough et le constructeur automobile Kenny Weld ont révolutionné le monde des courses sur terre battue avec la « Batmobile ». Au volant de sa voiture futuriste, Balough a humilié ses adversaires en remportant la grande finale du dimanche ce qui a forcé Glen Donnely et ses dirigeants DIRTcar à réécrire le livre des règlements. On se grattait la tête chez les officiels, pourtant tout était parfaitement légal. La voiture comportait de nombreuses modifications créatives telles qu’un énorme toit plat incliné qui agissait comme une aile sur la voiture de course. Des entrées d’air que Balough pouvait contrôler depuis l’intérieur de la voiture. Balough a passé maître d’innover travaillant par la suite pour Halmar Racing et agissant comme mentor et entraîneur du pilote canadien Stewart Freisen.

Pour d’autres tel que Jimmy Horton vainqueur du RITE Aid 1987 et 1994 faisait confiance à Mark Backwells de Metal-Fab Pro Race Shop de New Jersey un fabricant qui est dans la recherche et développement de manufactures de châssis. Aujourd’hui TEO, Troyers et Bicknell sont les principaux fabricants des Modifiés.

Plusieurs ont investi dans l’aérodynamisme allant même dans des souffleries utilisées chez NASCAR car on se faisait brasser à l’intérieur de la voiture sur le Moody Mile de Syracuse. Plusieurs avaient la sensation que leur voiture allait perdre des morceaux tellement que ça vibrait. Le Duck Tape était monnaie courante afin d’obstruer chaque orifice sur le Body de la voiture, le capot et le toit en « fiberglass » où l’air pouvait la faire ralentir.

Le pilote Billy Decker a eu une voiture quasi parfaite lorsqu’il a remporté les grands honneurs en 1998, 2000, 2001 et 2005. Une voiture qui était conçue et préparée par une équipe avec ce qui se faisait de mieux à cette époque.

La méthode de travail n’a guère changé aujourd’hui. L’inspection de la voiture, les ajustements appropriés, la préparation des pneus, la quantité de gaz etc. font partie de la liste que les équipes doivent acquitter.

Débutons par la vérification de tout ce qui est liquide pour qu’il n’y ait pas de fuite.

Il y a les ajustements si nécessaires « Switch control Knoles », gauges, accélérateur, freins et la transmission « Shifter ».

On inspecte les 4 coins du châssis tels que les amortisseurs, « Springs » et « torsion bars ». Le nombre de gallons de gaz, l’huile, batterie, radiateur, transmission, « rear-end », « power-steering box » et le système de freins. Pour ce qui est des amortisseurs chacun a sa propre recette.

Les connections du « driveshaft ». L’alignement doit être vérifié à plusieurs reprises une fois terminé, le choix de pneus, de gomme et balancés et finalement choisir la bonne pression d’air.

Les roues en aluminium font l’objet d’une attention particulière puisqu’on doit mettre du « tape » de couleur devant les « bolts » cela facilite et améliore la vitesse lors de changement de pneus dans les puits. D’ailleurs, l’équipe Gougeon Racing du pilote québécois no 44 Sébastien Gougeon est considéré comme la meilleure équipe remportant à 6 reprises et détenant le record des compétitions d’arrêt au puits organisées à chaque année au Québec.

Également dans les puits, on peut changer de « Stagger » et mettre plus de « Wedge » dans le châssis avec différentes pressions d’air.

Durant la course, la voiture de tête est favorisée avec ce qu’on appelle « Clean Air » qui donnera de la vitesse tout en économisant de l’essence.

Parlant d’essence, un élément important essence=millage. En 2013, le pilote Billy Dunn a été victime comme plusieurs pilotes d’un manque d’essence dans le dernier tour donnant la victoire à Brett Hearn du Salute the Troop 150. Le lendemain Stewart Friesen, avec seulement 3 tours à faire, a été victime d’une panne d’essence en faveur cette fois-ci de Dunn qui a remporté la plus prestigieuse course le Syracuse 200.

Parlez-en à l’équipe Morin qui prenait soin de la voiture 358 Modifié no 73 du pilote québécois Alain Boisvert qui a terminé 3e lors de 43e édition en 2013 qui n’avait plus d’essence dans le réservoir une fois arrivé sur la balance.

La première édition à la piste Oswego Speedway a été caractérisée par une piste lamentable où l’instinct de survie prenait tout son sens.

De plus on assista à l’entrée en scène d’un nouveau moteur Crate W16 un V8 GM qui aujourd’hui connaît beaucoup de succès. Carl Wegner de Wegner Motorsports a développé ce moteur pour la classe 358 Modifié. On a confié à l’équipe de Randy Slack Racing d’expérimenter ce nouveau moteur. Deux pilotes étoiles Billy Dunn et Tim Fuller ont été les premiers à l’utiliser sur la piste Oswego Speedway avec des résultats convaincants.

Que réserve la 48e édition du Super DIRT Week?

Steve Brillant
Chroniqueur / Photographe
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RichardEthier Auteurs de commentaires récents
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RichardEthier
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RichardEthier

125 mph de moyenne…..170 mph top speed….Salut

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