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Les vedettes de Los Angeles et Chevrolet Silverado

Vous en avez probablement entendu parler ou vous avez certainement vu certaines photos du tout récent Salon de l’auto de Los Angeles. J’aurais bien aimé y aller mais je préfère garder de mes énergies pour le Salon de l’auto de Detroit en janvier prochain. Si le bassin de population de la ville des anges est plus important aux yeux des constructeurs, je lui préfère le Salon de la Capitale de l’automobile (même si les constructeurs allemands ont décidé de le bouder cette année!) tout simplement parce que j’y trouve plus de réponses à mes questions surtout au niveau technologique. Néanmoins, même s’il ne fut pas aussi spectaculaire qu’on nous le promettait, ce salon californien avait quand même quelques véhicules intéressants à présenter. Voici quelques-uns de mes choix.

Toyota RAV : on nous l’annonçait depuis déjà un bon moment alors qu’il y eut même une étude de style publiée dans les plus importants magazines. Donc, le voici ce nouveau VUS RAV4 avec non seulement des lignes relativement spectaculaires (déjà prévues) mais aussi la possibilité d’une motorisation hybride. Gageons que ce sera un succès sur le marché.

Jeep Gladiator : en ce qui me concerne, ce Jeep n’est pas nécessairement le successeur du Scrambler du début des années quatre-vingt. Il en est beaucoup plus long alors que son rôle sera plus de concurrencer les pick-up intermédiaires comme les Tacoma, Frontier, Colorado et surtout Ranger que de raviver le Scrambler du passé. D’ailleurs, son nom a été modifié pour reprendre celui de Gladiator que l’on voyait autrefois sur les pick-up J-10 de Jeep (années soixante). Incidemment, la caisse de 60 pouces pourra accepter une charge de 1600 livres alors que la capacité de remorquage du Gladiator sera de 7650 livres.

Lincoln Aviator : celui-ci, on l’avait vu en prototype au Salon de New York en avril dernier. Il n’a presque pas été changé mais déjà, plusieurs spécialistes lui accordent beaucoup de succès à venir. Notez qu’il sera livrable avec un V6 biturbo très puissant ou encore avec un ensemble hybride électrique enfichable (plug-in) lui permettant quelque 470 chevaux ! Et sa suspension ajustable sera pneumatique.

Hyundai Palisade : voilà donc la réponse de Hyundai aux Ford Explorer, Chevrolet Traverse et autres VUS intermédiaires de ce monde. Il pourra avoir jusqu’à trois rangées de sièges et il pourra accueillir jusqu’à huit personnes à son bord. Cette camionnette à traction intégrale sera mue par un moteur V6 de quelque 290 chevaux.

Kia Soul : rien de surprenant de ce côté sauf que nous croyions tous que le Niro allait remplacer ce petit véhicule. Il est si populaire que Kia a cru bon de ne pas le rendre méconnaissable. Le constructeur sud-coréen en a donc retouché la ligne et le Soul continuera d’être offert avec un moteur à quatre cylindres atmosphérique ou turbocompressé déjà connus.

Mazda 3 : voilà donc une voiture qui devrait réussir sur le marché québécois. En effet, nos consommateurs locaux sont déjà vendus à la Mazda 3 qui, cette fois, sera proposée en berline ou avec un hayon arrière. Nouvelle plateforme, nouveau moteur optionnel SkyActiv-X, ce ne seront pas les surprises qui manqueront.

Porsche 911 : secret de Polichinelle, la nouvelle 911 de Porsche a été officiellement dévoilée au Salon de Los Angeles. Toutefois, il y a tellement eu de photos dites espion de cette voiture sur l’Internet que ce ne fut pas une surprise. Mais au moins, l’auto conserve sa silhouette légendaire qui date de…1963 !

Toyota Corolla : voici une autre voiture qui fera le bonheur des consommateurs québécois vu son prix abordable. Complètement redessinée et reposant sur une plateforme révisée, son constructeur, Toyota, nous promet plus d’agrément de conduite. Une Corolla sportive? Me semble que c’est un oxymore. On verra bien…

Rivian R1T: la vraie surprise de ce Salon de Los Angeles, c’est ce pick-up tout électrique proposé par une nouvelle petite compagnie, Rivian, dont les bureaux-chefs sont basés à Plymouth au Michigan. Créée en 2009, cette compagnie serait sur le point d’occuper l’ancienne usine de Mitsubishi à Normal en illinois afin d’y construire un pick-up de grandeur régulière mû par quatre moteurs électriques qui développeront ensemble quelque 750 chevaux avec une autonomie de 640 kilomètres. Il y en aura également une version VUS…

Chevrolet Silverado sur la route…

Chevrolet est très agressif en ce qui a trait à ses nouveaux grands pick-up Silverado. Avec raison car la marque doit prendre les bouchées doubles afin de rattraper son éternel concurrent Ford -150 dont les ventes sont de plus en plus supérieures. En redessinant le Silverado, le géant américain aura-t-il l’impact qu’il désire sur le marché? Si l’on se fie à plusieurs forums sur les camionnettes ou sur les Silverado, le nouveau design ne fait pas l’unanimité.

Quant à moi, j’ai déjà couvert le Silverado plusieurs fois depuis son lancement mais je n’ai pas hésité à prendre le véhicule dans sa version ultra luxueuse High Country pour une semaine surtout que la semaine suivante, j’aurai eu la version GMC du même véhicule avec finition Denali. Mais, plus encore, j’ai eu besoin du Silverado car je devais me rendre dans la région d’Amos en Abitibi avec une petite remorque chargée (d’environ 300 livres).

Le Silverado High Country que je comparerai sous peu au GMC Sierra Denali

Le même Silverado vu de l’arrière.

Pour ce faire, j’ai dû partir de Laval et me diriger vers Val d’Or puis Amos en passant par l’autoroute 15 Nord et sa continuité, la route 117 pour finir sur la route 111. Évidemment, grâce à son moteur V8 à essence de 6,2 litres de 420 chevaux et 480 li-pi de couple, sa boîte automatique à 10 rapports et à sa motricité aux quatre roues en fonction Auto, rien ne devrait empêcher cet imposant véhicule à se rendre à destination en toute tranquillité. Ajoutez à cela des pneus Bridgestone Blizzak d’hiver de très haute qualité et voilà la recette parfaite pour attaquer les routes hivernales du Québec.

La partie la plus intéressante du voyage devait certes être la traversée du fameux Parc La Vérendrye. Réputé pour être dangereux par moments (les accidents de camions poids lourd y sont fréquents), ce ruban de bitume asphalté à voies simples peut aussi être superbe! Je l’avais déjà vu en été mais en hiver, il est tout simplement magnifique…en autant que l’on roule sur pavé sec. Car la météo peut y être imprévisible.

La route 117 traverse le Parc La Vérendrye…superbe…mais le temps peut changer!

Le Silverado ne manque pas de puissance et sa conduite est des plus agréables, facilitée par bien des aides à la conduite. La visibilité y est presque idéale et plus encore grâce à divers avertissements (par vibration au siège) d’obstacles potentiels. J’ai non seulement apprécié la position de conduite mais aussi l’affichage de la vitesse par réflexion au pare-brise, un accessoire que je considère toujours comme un élément de sécurité qui devrait être inclus dans tous les véhicules sur le marché. On y voit même la vitesse légale permise selon la portion de la route. Dépasser est tellement un jeu d’enfant qu’il faut prendre garde de ne pas exagérer et se retrouver rapidement bien au-delà de la vitesse permise.

Comme je l’écrivais plus haut, la météo peut être imprévisible dans ce coin nordique du pays. Mon aller vers Amos s’est déroulé sur des routes sèches et agréables. Le retour ne fut pas aussi facile. Les prévisions annonçaient du temps très doux et de la pluie pour la région montréalaise. En Abitibi et pour la majeure partie du parc, ce fut de la neige! Une neige relativement abondante mais, au moins, sans rafales de vent. La route 117 est relativement bien entretenue mais il y a trop de conducteurs impatients qui ne cherchent qu’à dépasser sans tenir compte du danger qui pourrait les guetter. Dans mon cas, toujours avec une remorque accrochée au Silverado (cette fois vide), j’ai pris mon mal en patience me contentant de me dire qu’au moins, j’avais des pneus de grande qualité qui aidaient grandement à garder le contrôle. Donc, en y ajoutant la motricité automatique aux quatre roues, le Silverado s’est avéré bien à la hauteur de la situation.

Le Silverado a servi à tirer une remorque chargée.

Toutefois, je ne peux pas dire que l’économie d’essence tant vantée m’a impressionnée. Il faut dire que la neige et les montagnes n’ont pas aidé mais avec la remorque chargée, je n’ai pu faire mieux que 17,5 L/100 km une moyenne qui a baissé à 16,4 L/100 km en revenant (c’est ici que la neige n’a pas aidé mais ma vitesse était beaucoup moins élevée). Lors de mes déplacements urbains (sans la remorque, il va sans dire), cette moyenne dépassait allègrement les 18 L/100 km.

Je continuerai donc mon analyse des camionnettes GM la semaine prochaine lorsque j’en aurai fini avec, cette fois, le jumeau du Silverado, le GMC Sierra Denali. Il y aura des différences, croyez-moi. En passant, le Silverado High Country que vous voyez ici affichait un prix de 80 190 $ (incluant le prix de base de 65 800 $, 12 495 $ d’options dont 3925 $ de roues noires, le transport et quelques taxes). On y revient…

Et le Silverado HD 2020

Au moment d’écrire ces lignes, GM vient de dévoiler les premières images de la version HD (Heavy Duty) du Silverado 2020 qui sera disponible au printemps prochain. Évidemment, le moteur V8 turbodiesel Duramax sera au catalogue alors que GM nous parle d’un tout nouveau V8 à essence qui a déjà été annoncé plus tôt. Ironiquement, les premières publications traitant de la nouvelle ont déjà exprimé leur déception quant au design de l’avant du véhicule. Qu’en pensez-vous?

Pour lire le blog d’Éric Descarries