Ça y est, nous venons de vivre un autre Grand Prix de Trois-Rivières. Et, bien entendu, ce fut encore une fois un succès (peut-être un peu grâce à Mère Nature qui nous aura épargné des pluies diluviennes tant annoncées)!
Évidemment, je ne pouvais me passer d’une visite à ce lieu historique et je me régale encore une fois à voir toutes les superbes photos prises par nos photographes. Ils doivent être fiers de leurs travaux. J’y ai pris mes propres photos mais dans un cadre différent car j’y allais plus pour le « life style » que pour la compétition.
Le Grand Prix de Trois-Rivières est, fort possiblement, un des évènements automobiles des plus conviviaux que j’ai connus de ma carrière. En parcourant les « paddocks », j’ai demandé un renseignement à une jeune femme qui y conduisait une navette électrique. Aussitôt, elle m’a offert de me conduire à l’endroit que je cherchais. Elle me demanda alors ce que je couvrais là. Je lui ai dit que je venais à cet évènement depuis plus de 35 ans. Elle a rapidement réagi en me demandant si cet évènement avait beaucoup changé. J’aurais pu lui conter mon histoire à n’en plus finir. Car, c’est ça le GP3R. Il a évolué!
Durant les années soixante-dix, cet évènement se tenait autour de la Fête du Travail, au début de septembre. Ce qui a débuté par un petit week-end de courses régionales est vite devenu un gros « show » international surtout avec la venue des séries nord-américaines Can- Am, Trans Am et Formule Atlantique. Puis-je vous dire que, oui, j’étais là quand Gilles Villeneuve a battu des pilotes de renommée internationale en Formule Atlantique (1976). Déjà, la foule était considérable. Mais, encore une fois, ce qui distinguait (et ce qui distingue toujours) le GP3R, c’est l’accessibilité aux « paddocks » où les spectateurs peuvent voir, toucher et parler aux pilotes, aux directeurs d’équipe, aux mécanos et « vivre » la course automobile.
D’accord, les temps ont bien changé. Nous avons perdu toutes ces superbes séries (Can-Am, Trans-Am, Atlantique) auxquelles j’allais comme spectateurs puis comme « officiel » de l’Association des Coureurs Automobile de Montréal (ACAM) où je m’occupais des « fausses grilles » des courses régionales avant de travailler comme commentateur à la télé spécialisée des sports (dont la description de la première course « officielle » d’une grande série de stock-car canadienne au GP3R, la CASCAR, ancêtre de NASCAR Canada). Saviez-vous que nous avons même eu des courses d’Indy Light à Trois-Rivières? Les organisateurs ont travaillé si fort pour que l’on y obtienne une tranche du championnat Indy Car (…mais en vain)?
Comment expliquer tout cela à la jeune dame sans réveiller de vieux souvenirs? Aujourd’hui, les classes de voitures de course ont changé. Elles sont devenues plus locales. Je suis surtout très fier de voir que les amateurs de courses québécois aient adopté la série de « stock-cars » de NASCAR Canada comme programme principal au Grand Prix. Plus encore, je suis content de voir que, même si le GP a perdu un peu de son image « internationale », la grande majorité des participants sont des Québécois! Nous avons enfin nos propres héros! Et la course NASCAR de ce Grand Prix de Trois-Rivières est devenue la plus importante de l’organisation au pays! Ajoutez à cela que la majorité des pilotes sont du Québec. Je pourrais vous en conter l’histoire une bonne fois! Alors, je vous mentionnerais le nom de mon frère Jean-François, le vrai pionnier de la venue de CASCAR au Québec et l’invasion des pilotes du Québec dans la série…
L’attrait principal du GP3R ? Son accès facile aux « paddocks » et aux pilotes.

Malgré les changements de types de voitures de course, le parcours du circuit demeure le même !

Dernière trouvaille, les voitures Radical ont remplacé celles de la Formule Atlantique

Les mêmes bâtiments illustrent toujours la ligne de départ du GP3R.









