(Québec, Québec) AVERTISSEMENT : Cette chronique contient des syllabes, des mots, des phrases et des paragraphes pouvant offenser les amateurs de « grénitudes », de pistes cyclables et de tramway. Finalement, tous ceux qui n’aiment pas l’automobile.
Si vous continuez à lire ce texte sur la cinquante-cinquième édition du Salon de l’auto-sport de Québec, c’est possiblement parce que vous ne vous sentez pas visés par le précédent avertissement. Les amateurs de tout ce qui peut fonctionner ou presque à l’essence seront ravis de leur visite. En réalité, il ne manquait que des tondeuses et des souffleuses pour pratiquement couvrir tout ce qui peut se faire fonctionnant au gaz. Par contre, il y a quand même quelques véhicules électriques tels que des Tesla (je n’ai pas remarqué s’il y avait des autocollants disant à quel moment les voitures ont été achetées) ou encore une superbe Hyundai Ioniq 5 N pas piquée des vers.
Comme toujours, plusieurs catégories de véhicules sont sur place. Des muscle cars en passant par les voitures de drift et les motoneiges, sans oublier la section des camions qui est toujours aussi spectaculaire. Sans oublier plusieurs voitures exotiques qui font rêver.
Depuis maintenant quelques années, en réalité depuis la fin de la « covid » (que plusieurs préfèrent oublier), je visite le salon avec comme objectif d’y sortir mon top 5. Ce qui m’attire dans l’automobile, surtout dans ce genre de salon, c’est que l’endroit est rempli de passionnés. Chaque voiture a son histoire et peut, dans certains cas, nous ramener à des souvenirs importants de notre vie. Ce classement est donc bâti avec tous ces ingrédients et les émotions que certains bolides ont fait monter en moi. En plus de mon top 5, j’y inclurai deux mentions honorables.
Voici mon top 5 pour l’édition 2026 du Salon de l’auto-sport de Québec :
Cinquième position : Porsche 911 1995, propriété de San Kinkhat

Plusieurs de mes « chums » le savent, j’ai un faible pour le fabricant allemand Porsche, et ce, même si après 55 ans d’existence, j’ai encore de la difficulté à écrire Porsche comme il faut du premier coup. Ne pas placer une Porsche dans mon classement, c’est comme une salade César sans croûtons et sans miettes de bacon. Ce n’est pas une salade César.
Quatrième position : Collection de camions du Groupe Morneau de Saint-Arsène

Dans ma tendre enfance, j’ai grandi dans un monde de camions. Mon père travaillait pour le garage Charest à Trois-Rivières. Emploi qu’il a d’ailleurs occupé pendant 42 ans. Je ne crois pas que c’est quelque chose que nous reverrons un jour, occuper un emploi aussi longtemps.
Les trois camions (Chevrolet 2 tonnes 1942, Reo SpeedWagon 1948 — à ne pas confondre avec le groupe musical — et Mack B61 1955) exposés sont tout simplement sublimes et la restauration semble vraiment « sur la coche ».
Troisième position : Les deux Ford Mustang Bullitt (1968 et 2028), propriété de Ludovic Figura de Lévis


La troisième position revient à Ludovic Figura de Lévis avec ses deux superbes Ford Mustang Bullitt. Notre cousin français est venu au Canada en compagnie de sa charmante épouse pour vivre le rêve américain. Quoi de mieux pour cela que de le faire en Mustang ! Ludovic est un fan fini du célèbre film « Bullitt » de 1968 mettant en vedette le légendaire Steve McQueen. La voiture est d’ailleurs reproduite à la perfection, en y allant même du retrait des feux de recul et du miroir côté conducteur qui provient d’une Mustang 1966. Il reste encore un peu de travail à faire, mais la voiture est vraiment belle.
Si vous êtes un fan du film « Bullitt », je vous invite à aller jeter un coup d’œil à la voiture et aller discuter avec Ludovic qui connaît le film par cœur. D’après moi, il connaît toutes les répliques du film. Ah oui, profitez-en pour vous informer sur la disponibilité de la 2008. Je dis ça, je ne dis rien !
Deuxième position : Chevrolet C-10 1965, propriété d’Alexandre Jobin de Lac-Etchemin

Une autre position qui met en vedette un camion. Un peu plus petit que la collection du Groupe Morneau, mais quand même assez gros. Je vous fais une confidence, ma couleur préférée est l’orange (vous allez le constater dans mes deux mentions honorables). Ce qui fait que, lorsque je suis arrivé face à face avec le Chevrolet C-10 1965 appartenant à Alexandre Jobin, le coup de foudre a été instantané. Il faut l’avouer, dans les années 60, il y avait des camionnettes qui étaient beaucoup plus belles que celle-ci. Mais ici, de la façon dont elle a été restaurée, la Chevrolet est tout simplement sublime, orange à l’appui.
Première position : Ford Mustang GTD 2025, propriété de Jean Audet de Québec

Voici donc la première position de mon top 5 : la Mustang GTD 2025 appartenant à Jean Audet. Laissez-moi vous donner quelques détails sur ce bolide d’exception.
Cette bagnole est une véritable prouesse technologique, propulsée par un V8 suralimenté de 5,2 litres développant plus de 800 chevaux. Conçue pour la performance pure, elle franchit le quart de mille en moins de 10,5 secondes. Ce monstre de puissance se distingue par sa carrosserie en fibre de carbone forgée et son aérodynamisme actif, offrant des sensations de course directement sur la route.
Que dire de plus…
Et maintenant, les mentions honorables
KIA Stinger 2021 : propriété de Philippe Gervais de Québec

La Stinger est sans l’ombre d’un doute la plus belle voiture jamais produite par Kia. Le modèle qui a été personnalisé par Philippe Gervais est tout simplement magnifique et, en plus, l’orange y est dominant. C’est juste dommage que KIA soit arrivé 10 ans trop tard avec ce modèle.
Mercury Cougar 1968 : propriété de Camille Delarosebil

De toutes les voitures présentes au salon cette année, c’est celle qui m’a ramené le plus de souvenirs d’adolescence. La raison est bien simple : c’est la première ou la deuxième voiture que mon cousin Jocelyn s’était achetée. J’ai deux anecdotes à vous confier (désolé Jocelyn, peut-être que ta mère ne les connaissait pas).
En passant, la Cougar de mon cousin datait de 1967 et, côté mécanique, ce n’était pas ce qui était le plus fiable. Pour ceux qui se rappellent, la voiture avait des clignotants arrière composés de trois ampoules qui « flashaient » tour à tour. C’était toujours brisé.
Je reviens à mes deux anecdotes. Le volant préféré de Jocelyn était un volant en chaîne qui, disons, n’était pas très légal. Pour des raisons évidentes, la voiture était un aimant à policiers. Lorsque mon cousin se faisait intercepter, il recevait toujours un « 48 heures » (je ne sais pas si ça existe encore) pour son volant. Jocelyn, en fin renard, laissait dans sa valise le volant d’origine de son véhicule. Il allait donc faire inspecter son auto avec ce volant, mais dès que tout était réglé, le volant en chaîne revenait vite à sa place et le vieux retournait bien en sécurité dans le coffre arrière.

La seconde anecdote concerne un tour de voiture dans les rues de Trois-Rivières qui s’est transformé en excursion vers la magnifique municipalité de La Tuque. Mon cousin est bien connu pour respecter les limites de vitesse et c’était encore plus vrai avec la Cougar. On roulait sur la 155 peinards, en discutant sans trop regarder ce qui se passait derrière. Jusqu’à ce qu’on s’aperçoive que nous étions suivis par un cortège interminable d’autos derrière nous. Jocelyn prit la sage décision de se tasser sur le bord de la route pour laisser passer le troupeau. Je ne me rappelle plus du nombre de véhicules qui sont passés, mais je sais que ça avait duré plusieurs minutes.
En conclusion

Pour les amateurs de hockey, c’est vraiment agréable que les Canadiens soient en séries. Mais pour le salon de l’auto, surtout un vendredi soir, ça l’est peut-être moins.
Si vous n’avez pas encore été visité le salon, il n’est pas trop tard. Allez-y, vous ne le regretterez pas !
Que les dieux bénissent les rois de la course !







