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Les drapeaux, eux y connaissent ça !

Crédit photo : Claude Hudon

LES DRAPEAUX, EUX Y CONNAISSENT ÇA!

13 août 2019 – Pour la 50e édition du GP3R il y a eu de nombreuses célébrations, mais une situation assez particulière est passée sous le radar. À la défense de tous les gens qui auraient pu s’y intéresser, c’est tout à fait par hasard que je me suis retrouvé en face d’une vielle connaissance, absent à l’événement depuis plusieurs années maintenant.

Plusieurs penseront tout de suite à François Bordeleau, l’ex DG que nous avons aussi croisé, tout souriant dans les puits dimanche matin, mais non!

Je parle plutôt d’un personnage, plutôt sympathique et avec qui nous échangions régulièrement lors des weekends de courses un peu partout, monsieur Claude Laferrière. Il était signaleur au GP3R, il l’a été aussi au GP du Canada, mais lui, il était membre du groupe départ.

Des signaleurs, à notre connaissance ils sont tous des travailleurs bénévoles. Ils sont là pour la passion du sport d’abord et avant tout. Il y en a plus d’une centaine au Québec, mais dans le groupe départ, c’est un nombre plus restreint, quatorze me précise le patriarche toujours aussi alerte malgré ses 81 ans.

Claude effectuait un retour à Trois-Rivières après plusieurs années d’absence, non pas pour y travailler, mais pour voir à l’œuvre son fils Denis, lui aussi longtemps signaleur et maintenant à la direction de course, mais aussi pour y voir à l’œuvre ses deux petites-filles, Marie-Noëlle et Julie! L’une d’elle est aussi signaleur et sa sœur est marqueuse officielle.

Assez rare quand même, une troisième génération de signaleurs au même événement, Claude à compter de 1980, Denis à partir de 1981 puis plus tard Marie-Noëlle (2005) et Julie (2007) qui ont suivi.

L’ami Claude a laissé, il y a longtemps et a finalement pris une retraite définitive il y a quelques temps à peine et, de revenir en arrière au GP3R avec lui pendant de longues minutes ce fût… du bonbon! Parlant bonbons, c’était beaucoup plus que du bonbon de le revoir dans la ligne, à la sortie des puits. Ils roulaient les drapeaux à nouveau, il ne s’y attendait pas du tout et il y avait autre chose qui roulait, ses yeux… dans l’eau!

Une histoire banale l’a conduit aux courses. C’est en acceptant un encart publicitaire dans un kiosque d’un centre commercial de Montréal qu’il a pu découvrir la course automobile, mais surtout qu’il pouvait « collaborer » à la tenue des événements.

Il arrive à l’occasion (et j’en suis aussi) que des pilotes et/médias vont grogner contre les officiels, qu’ils soient à la direction de la course ou à tout autre poste autour des circuits, mais tous ces mêmes « chialeurs » sont en même temps parfaitement conscients de l’importance de ces gens autour des circuits, quels qu’ils soient.

Merci à vous monsieur Claude pour ces magnifiques moments partagés, merci à Denis de nous avoir « ramené » le paternel et surtout de lui avoir fait vivre ce qu’il a vécu le weekend dernier. On veut le revoir l’an prochain. Et pour les filles, Marie-Noëlle et Julie, lâchez pas on a déjà hâte de voir ce qu’aura l’air la quatrième génération de signaleurs, car dans la famille les drapeaux ça vous connaît!

Denis Lecours
Animateur / Chroniqueur
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Claude Prud'Homme Auteurs de commentaires récents
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Claude Prud'Homme
Invité

Très bon texte et bel éloge à cette famille de passionnés des courses !

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