Une fin de semaine au Québec qui pourrait tout changer

Crédit photo : Sylvain Buisson

Jordan Poirier : une fin de semaine au Québec qui pourrait tout changer

Les amateurs de Sprintcar auront les yeux tournés vers le Québec les 21 et 22 août, alors que la série Empire Super Sprints (ESS) fera escale à l’Autodrome Granby, puis à l’Autodrome Drummond. Pour Jordan Poirier, ces deux soirées représentent bien plus que deux courses au calendrier : elles constituent l’une des fins de semaine les plus importantes de sa saison.

Le pilote québécois arrive au sommet du classement ESS avec seulement 6 points d’avance sur son plus proche rival. Toujours à la recherche de sa première victoire de la saison, Poirier peut toutefois compter sur une grande constance, un élément qui lui permet de demeurer dans la lutte pour le championnat.

Une saison positive, mais il manque une victoire

Jordan Poirier évalue sa saison comme étant positive, même s’il reconnaît qu’elle pourrait être encore meilleure.

« Je dirais que cette année est une bonne année, mais sans plus. On a fait plusieurs tests au début de la saison et on a une bonne constance. Il ne nous manque qu’une victoire », explique-t-il.

Son programme en Sprint Car 410 s’est également révélé positif. L’équipe a notamment réussi à se qualifier pour les cinq finales d’un même week-end, une performance qui démontre la vitesse et la compétitivité de l’équipe.

« Pour ce qui est des 410, ça a bien été. On a été la seule équipe à se qualifier pour les cinq finales du week-end, alors c’est positif. On aurait aimé mieux performer en finale, mais malheureusement, la compétition est très relevée. »

Granby et Drummond : la plus grosse fin de semaine

Le passage de l’ESS au Québec représente chaque année un moment particulièrement important pour Poirier. Avec deux courses devant ses partisans, la motivation est naturellement à son maximum.

« C’est comme d’habitude notre plus grosse fin de semaine de l’année. On souhaite toujours la victoire », affirme-t-il.

La course de Granby sera particulièrement émotive comme ce sera à l’honneur de Marc Nadeau qui est malheureusement décédé cette année. »

Cette dimension émotive ajoutera certainement une atmosphère particulière à la soirée, autant pour les pilotes que pour les nombreux amateurs présents.

Une nouvelle carrosserie et du développement

Cette saison, Poirier évolue également avec une nouvelle carrosserie, dans le cadre de son partenariat avec GSR Chassis. Cette collaboration demande du travail et une certaine période d’adaptation, mais elle permet également à l’équipe de participer activement au développement.

« En étant en partenariat avec GSR Chassis, on est un peu plus axé dans le développement. Alors oui, il y a un peu plus d’adaptation, mais ça fait partie de la game avec le partenariat. »

L’équipe poursuit donc son travail afin de trouver les petits détails qui pourraient faire la différence lorsque les victoires se jouent parfois à quelques millièmes de seconde.

Pas de recette miracle

Alors que la victoire lui échappe encore cette saison, Jordan ne cherche pas de formule magique. Pour lui, la réponse demeure dans le travail et l’attention portée aux détails.

« Il n’y a pas de recette miracle : travailler fort, faire attention aux détails et bien performer. »

Une philosophie qui correspond parfaitement à sa situation actuelle au championnat. Avec une avance de seulement six points, chaque position peut faire une différence importante.

Le championnat avant tout

Même si chaque pilote rêve de victoire, Poirier garde une priorité bien claire en tête : le championnat ESS.

« À la fin de la journée, celui qui gagne la dernière course, c’est celui qui lève le trophée au banquet. Notre priorité est le championnat. »

Cette approche explique sans doute en partie la constance dont il fait preuve depuis le début de la saison. Plutôt que de prendre des risques inutiles, l’objectif est de récolter les points course après course tout en demeurant dans la meilleure position possible pour la finale du championnat.

Mais cela ne signifie pas que la victoire n’est pas dans ses pensées.

Performer à la maison

Les deux courses québécoises représentent également une motivation supplémentaire en raison de la présence de nombreux partisans de Poirier.

« Oui, on fait définitivement plus attention aux détails lors de ces soirées. On veut vraiment performer à la maison. »

Et c’est précisément ce qui pourrait rendre cette fin de semaine aussi importante.

Jordan Poirier n’a jamais remporté une finale ESS à l’Autodrome Granby. Une victoire lui permettrait donc d’inscrire son nom au palmarès aux côtés des Québécois Alain Bergeron, Steve Poirier, Dale Gosselin et Alex Therrien, et de devenir le cinquième pilote québécois à triompher dans une finale ESS à Granby.

À Drummond, l’histoire est différente. Poirier est le dernier Québécois à avoir remporté une finale ESS sur cette piste avant 2025, grâce à sa victoire du 24 août 2024. En 2025, il était de nouveau monté sur le podium avec une troisième place.

Après une dernière sortie à Cornwall qui ne lui a pas donné les résultats espérés, le pilote devra maintenant effacer cette contre-performance et repartir sur de nouvelles bases.

Un week-end déterminant

Avec seulement six points qui le séparent de son plus proche poursuivant, une première victoire qui se fait toujours attendre et deux courses disputées devant ses partisans, Jordan Poirier arrive à un moment charnière de sa saison.

Granby pourrait lui permettre de décrocher cette victoire qui manque à son dossier, tandis que Drummond représente une occasion de confirmer son statut de prétendant au championnat.

La table est mise: deux pistes québécoises, deux soirées chargées d’émotion et un championnat ESS qui pourrait bien se jouer dans les moindres détails. Pour Jordan Poirier, le message est simple : performer à la maison, éviter les erreurs et repartir du Québec toujours en tête du championnat.

Chroniqueur / Photographe
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