Dale Gosselin : 17 ans de passion, une famille à ses côtés et le plaisir de courir au Québec
Alors que les Empire Super Sprints (ESS) s’apprêtent à faire leur retour au Québec pour deux soirées de compétition, les 21 et 22 août à l’Autodrome Granby et à l’Autodrome Drummond, plusieurs pilotes québécois seront à surveiller. Parmi eux, le pilote de Sainte-Pie, Dale Gosselin, qui sera au volant de son Sprint Car 3G.
Pour Gosselin, la course est avant tout une passion familiale. Après maintenant 17 années derrière le volant d’une Sprint Car, même s’il ne participe qu’à quelques événements chaque saison, le pilote québécois continue de prendre énormément de plaisir à se retrouver en piste.
« Je suis déjà à ma 17e année à bord d’un Sprint Car avec quelques sorties par année », explique-t-il.
Une victoire à Granby qui restera gravée
Lorsqu’on demande à Dale Gosselin quel est son souvenir le plus marquant en Sprint Car, un événement ressort immédiatement : sa victoire à l’Autodrome Granby en 2016.
« Ma victoire à Granby en 2016 a été un moment mémorable avec mon équipe et ma famille. La première victoire est toujours un moment marquant, mais encore plus parce que c’était à la maison devant mon monde. »
Dix ans plus tard, ce souvenir demeure bien présent. Et c’est justement à Granby que Gosselin tentera de nouveau de se mesurer aux meilleurs pilotes des ESS.
La saison dernière, il avait réussi à terminer dans le top 10 lors du passage de la série à Granby. À Drummond, sa soirée avait également commencé de façon spectaculaire avec le meilleur temps lors des essais chronométrés, avant de décrocher une deuxième position dans sa course de qualification.
La finale avait toutefois été plus difficile.
« En finale, c’était rapide, mais les relances n’étaient pas de notre côté. On a dû se contenter d’une 7e place. »
Avec un nombre limité de sorties chaque année, Gosselin demeure réaliste quant à ses objectifs.
« Nous voulons toujours avoir de bons résultats, mais avec le peu de sorties par année, on vise toujours plus. Les top 10 sont satisfaisants. Je suis toujours content lorsque je reviens avec l’auto en un morceau! », lance-t-il avec humour.
Un pilote… et son propre motoriste
Derrière le volant, Dale Gosselin est un compétiteur. Mais lorsqu’il retourne à l’atelier, il devient également mécanicien, préparateur et motoriste.
« Je travaille et prépare mon auto seul et je fais moi-même mes moteurs depuis plusieurs années, ainsi que quelques autres moteurs pour d’autres compétiteurs. C’est mon passe-temps durant la saison morte. C’est valorisant de les voir performer. »
Pour le travail d’usinage, il peut toutefois compter sur l’aide précieuse de son ami André Rémillard.
Cette implication à tous les niveaux démontre bien la passion qui anime Gosselin. Dans son cas, courir ne se limite pas à arriver au circuit, enfiler son casque et prendre le volant. Une grande partie du travail se fait bien avant que la voiture ne quitte l’atelier.
Une saison en 410 qui s’est terminée abruptement
Gosselin avait également fait l’acquisition d’un châssis GSR durant l’hiver avec l’objectif de prendre part à quelques sorties en Sprint Car 410.
Malheureusement, l’aventure a connu une fin prématurée.
« Lors de notre semaine en 410, lors de la deuxième soirée de course, j’ai démoli la voiture lors d’un bon accident. J’avais bien aimé le comportement du châssis et je commençais à être à l’aise avec. Ce moment a écourté nos sorties en 410 et fait un bon trou dans le budget. »
Malgré cette mésaventure, le pilote de Sainte-Pie conserve le goût de conduire un 410.
« En 410 Sprint, je ne me mets aucune pression et j’y vais seulement pour m’amuser. Je sais que je n’ai aucunement les moyens pour compétitionner dans cette classe, mais j’aime vraiment la conduite d’un 410 et j’espère être capable d’en faire plus dans les prochaines années. »
La famille au cœur de la passion
Pour Dale Gosselin, il serait difficile d’imaginer la course sans sa famille. Sa conjointe, Mélanie Bergeron, joue un rôle majeur dans son aventure.
« Je vais aux courses pour m’amuser en ayant comme but de bien performer. Je n’irais pas si ma famille n’était pas présente. Ma blonde Mélanie Bergeron joue un grand rôle. Elle est là pour les enfants, mais aussi pour moi lors de la préparation à la maison ainsi qu’aux courses. Elle travaille fort pour m’aider. »
Et la relève familiale semble déjà bien assurée.
Son fils Kyle, âgé de seulement sept ans, en est déjà à sa quatrième année en Outlaws Kart. Avec plusieurs victoires à son actif et un tempérament très compétitif, le jeune pilote partage déjà pleinement la passion de son père.
« J’adore le voir courser et partager cette passion avec lui. Il connaît chaque pilote de Sprint 410. Son rêve est de courser dans l’auto de son idole, Sheldon Haudenschild! », raconte Dale avec un sourire.
Mais Kyle n’est pas le seul membre de la famille à posséder le virus de la course. Mélanie compétitionne elle aussi en Outlaws Kart Open et connaît également du succès.
« Elle est aussi très compétitive et a plusieurs victoires. Elle doit avoir un bon crew chief! », lance Dale avec humour.
Et la relève ne s’arrête pas là. Le plus jeune de la famille, Tyler, devrait lui aussi se retrouver derrière un volant dès l’an prochain.
Une véritable histoire de famille
Durant l’été, la famille Gosselin-Bergeron est également présente dans les paddocks, parfois sans même que Dale prenne le volant. Il lui arrive de jouer les mécaniciens aux côtés de son beau-frère Xavier Lauzon, qui compétitionne en Lightning Sprint.
« Oui, c’est une histoire de famille », résume simplement Dale.
La famille apprécie particulièrement l’ambiance qui règne du côté des Outlaws Kart Québec.
« Nous aimons Outlaws Kart Québec pour le côté familial ainsi que pour les amitiés créées. »
Cette dimension familiale explique en grande partie pourquoi Gosselin continue de pratiquer son sport malgré les nombreuses contraintes qui viennent avec la course automobile.
Le plaisir avant tout
Avec le voyagement, les coûts élevés et la difficulté de pouvoir compter sur des membres d’équipe disponibles de façon régulière, Dale Gosselin doit faire des choix quant aux événements auxquels il participe.
« J’aime aller aux courses, mais ça demande beaucoup de temps et d’argent et c’est difficile d’avoir des membres d’équipe stables avec le voyagement et le temps. Donc, je choisis mes sorties. »
Son approche demeure toutefois bien claire : profiter de chaque occasion.
En Sprint Car 360, il veut évidemment bien performer, mais le plaisir demeure sa priorité. En 410, la pression est encore moindre.
Après 17 années en Sprint Car, Dale Gosselin n’a peut-être pas l’objectif de participer à toutes les courses du calendrier, mais lorsqu’il se présente derrière le volant de la 3G, une chose est certaine : il est là parce qu’il aime profondément ce sport.
Le 3G à surveiller au Québec
Les 21 et 22 août, Gosselin retrouvera donc deux pistes qu’il connaît bien, avec Granby comme premier rendez-vous, un circuit qui occupe une place particulière dans son histoire.
Sa victoire de 2016 appartient déjà aux souvenirs, mais la passion, elle, est toujours bien présente.
Entre la préparation de sa voiture, ses moteurs fabriqués à l’atelier, les conseils de son équipe familiale et la présence de sa conjointe et de ses enfants, Dale Gosselin représente parfaitement cette génération de pilotes qui pratiquent la course autant par passion que par compétition.
Et lorsqu’il prendra le départ à Granby et à Drummond, son objectif sera simple : profiter du moment, offrir le meilleur rendement possible et, surtout, ramener la 3G à la maison en un seul morceau! Après tout, comme le dit si bien Dale avec humour : « Je suis toujours content lorsque je reviens avec l’auto en un morceau! »








