Alain Bergeron reprend le volant au Québec!

Crédit photo : Facebook Bergeron-Lafleur

Le premier champion canadien des ESS est de retour : Alain Bergeron reprend le volant au Québec!

Un retour chargé d’émotion, de souvenirs et de retrouvailles pour l’un des grands pionniers du Sprint Car québécois

Il y a des retours en piste qui dépassent largement le cadre d’une simple course. Celui d’Alain Bergeron en est certainement un. Après plusieurs années loin du volant, l’un des pilotes les plus marquants de l’histoire du Sprint Car québécois retrouvera la compétition lors du passage des Empire Super Sprints (ESS) au Québec.

Et, cette fois, ce ne sera pas uniquement une histoire de vitesse et de résultats. Ce sera surtout une histoire de famille, d’amitié, de souvenirs et de transmission entre générations.

Bergeron reprendra le volant d’une toute nouvelle voiture construite par Jérémy Lafleur, avec qui il entretient une relation toute particulière. Pour Jérémy, Alain représente beaucoup plus qu’un ancien pilote.

« Alain, c’est comme un deuxième père pour moi. Très jeune, il m’a appris le monde des courses et de la mécanique. Je ne le remercierai jamais assez. Je suis vraiment content de pouvoir lui permettre de recourir en Sprint Car et, en plus, devant son monde », explique Lafleur.

La voiture sera équipée du moteur de réserve de Jérémy, qui travaille actuellement à monter cette nouvelle machine spécialement pour cette aventure.

Mais derrière ce projet se cache également une autre personne importante : Benoît Lafleur, le père de Jérémy.

« L’idée principale de cette belle aventure vient de mon père, qui était commanditaire et faisait aussi partie de l’équipe », précise Jérémy.

Une invitation qui signifie beaucoup pour Bergeron

Pour Alain Bergeron, cette invitation est évidemment difficile à refuser.

« Je suis super heureux qu’il me l’ait demandé. Oui, ça vient de Benoît en premier. »

Mais rapidement, le projet a pris une dimension beaucoup plus importante. Pour Bergeron, il ne s’agit pas de revenir pour démontrer qu’il peut encore gagner des courses. Il veut surtout retrouver les gens qui ont partagé sa passion au fil des années.

« En premier, c’était pour se retrouver : l’équipe, les amis, la famille et les fans. Pour passer un peu de temps comme dans le temps. »

Une phrase qui résume parfaitement l’esprit de ce retour.

Après plusieurs années loin de la compétition, Bergeron reconnaît avoir quelques papillons dans l’estomac, mais sans véritable pression.

« Oui, un peu nerveux, mais sans plus, car je ne m’attends à rien, sauf du bon temps. »

Une nouvelle génération autour de lui

Et comme si cette aventure familiale n’était pas déjà assez spéciale, Alain aura la chance de vivre cette expérience entourée de ses petits-enfants.

« Après deux semaines, je viens de réaliser que je vais pouvoir faire ça avec la famille Lafleur, l’équipe, la famille, mais le faire avec mes petits-enfants, ça va être inoubliable. »

Pour celui qui a consacré une grande partie de sa vie aux courses, cette perspective donne une tout autre signification à son retour.

« J’ai la chance que probablement plusieurs aimeraient avoir. Merci la vie. »

À quelques semaines de son 60e anniversaire, Alain aborde donc ce retour avec un état d’esprit bien différent de celui de ses belles années de compétition.

« Je vais avoir 60 ans au mois de septembre. Donc l’agressivité, j’en ai beaucoup moins. Surtout quand ça fait quatre ans que je joue au golf! », lance-t-il avec humour.

Une façon bien à lui de rappeler qu’il ne revient pas avec la même pression qu’autrefois. Cette fois, le plaisir sera au premier plan.

Un chapitre important de l’histoire du Sprint Car québécois

Pour comprendre l’importance de ce retour, il faut se rappeler ce qu’Alain Bergeron a accompli au volant de ses Sprint Cars.

Pionnier du Sprint Car québécois, Bergeron s’est rapidement imposé parmi les meilleurs de la série Empire Super Sprints. Dès 2001, il récoltait trois victoires et démontrait qu’un pilote québécois pouvait rivaliser avec les meilleures équipes américaines.

En 2006, il écrivait une page importante de l’histoire en devenant le premier Canadien à remporter le championnat des Empire Super Sprints.

Son retour ne sera donc pas celui d’un pilote qui revient simplement essayer une nouvelle voiture. C’est celui d’un homme qui a marqué une époque et qui retrouvera plusieurs personnes ayant vécu cette période avec lui.

Le 8B retrouvera la piste

Lorsque la deuxième voiture de Jérémy Lafleur prendra le chemin de la piste, ce sera une image que plusieurs amateurs n’auraient probablement jamais pensé revoir.

Alain Bergeron derrière le volant d’un Sprint Car, entouré de sa famille, de ses amis et de ceux qui l’ont accompagné durant sa carrière.

Et, cette fois, le résultat sera secondaire.

L’important sera de profiter du moment, de retrouver l’équipe, de revoir les partisans et surtout de transmettre cette passion aux générations suivantes.

Le passage des ESS à l’Autodrome Granby et à l’Autodrome Drummond prendra donc une dimension particulière.

Car lorsque le drapeau vert tombera et qu’Alain Bergeron remettra le pied sur l’accélérateur, ce ne sera pas simplement un pilote qui effectuera son retour. Ce sera une page de l’histoire du Sprint Car québécois qui reprendra vie.

Chroniqueur / Photographe
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