La folie des Sprints Car au Québec !

Crédit photo : Daniel Mailhot

Quel plaisir d’avoir eu des courses en fin de semaine ! La météo était incertaine pour les deux soirées des Empires Super Sprints, mais somme toute, les équipes de l’autodrome Granby et Drummond ont travaillé très fort pour nous présenter des courses. Soi-disant, j’aurais pensé que certains spectateurs auraient annulé leur projet de venir aux courses mais, sur la terre-battue, nous sommes des vrais amateurs de course ! Alors, je me lance dans le vif du sujet pour mon week-end avec les ESS en ville !

Les vitesses étaient très rapides à Granby !

Il faut le dire, nous avons eu de la pluie jusqu’à 19h, puis la piste avait reçu beaucoup de précipitations durant la journée. L’inquiétude était présente à travers l’esprit de tout le monde, sur le fait de la présentation des courses, puisqu’on avait déjà réduit le programme en allant uniquement avec les réchauffements de moteur et les finales. Ainsi, lorsque les ESS sont embarqués, on a vu un temps canon de 15.5 de Paulie Colagiovanni soit 2.5 à 3 secondes plus rapide que les Modifiés. La finale s’est déroulée très rapidement, puisqu’une finale maigre de 25 tours avec ce type de voiture se passe très rapidement. Il faut dire que la vitesse de pointe qu’on a pu enregistrer a été celle de Jordan Poirier à 203 km/h ! Mon ami, c’est de la vitesse !

Un peloton maigre de ESS !

On aurait pu s’attendre à 22-23 Sprints Car, mais semble-t ’il que certains pilotes américains ont eu des imprévus pour venir au Québec. Toutefois, malgré le nombre en bas de la vingtaine, la compétition était relevée avec 4-5 prétendants à la victoire. À Granby, Jeff Cook a eu le meilleur sur Poirier, puis le vétéran pilote a très bien mérité sa victoire car lors des relances, Jordan venait lui compliquer la tâche. Samedi soir, on a perdu l’excellent pilote Paulie Colagiovanni, puisque son moteur avait explosé la veille. Par contre, deux québécois s’ajoutaient dont Tomy Moreau avec un moteur 305 et Guy Gosselin. Dans la finale, on a vu les meilleures de la crème se diriger rapidement aux avant-postes, dont Jordan Poirier et Danny Varin. En revanche, le spectacle était le #28 qui était très rapide sur le cordon extérieur, tel une fusée. Il a réussi après quelques slidejobs à prendre les devants dans cette finale. Sans aucun doute, il se dirigeait vers la victoire, mais un retardataire a été pris de surprise en voyant Jordan glisser vers l’extérieur pour lui couper le chemin. La slidejob n’a pas été efficace, puisque les deux pilotes se sont touchés, ainsi Matt Tanner a profité de cette erreur pour filer à l’avant. Jordan a travaillé très fort pour revenir à quelques pieds derrière Tanner, mais comme François Bernier avec la série SDS, Poirier y est allé trop fort sur la machine qu’il a perdu le contrôle de son véhicule dans la courbe #1. Matt Tanner est venu chercher la victoire devant Danny Varin et Shawn Donath. Ne vous inquiétez pas pour le championnat de Jordan Poirier, il a réussi à terminer en deuxième et cinquième position pour ce week-end. Félicitations par le fait même à nos autres québécois Mathieu Bardier, Guy Gosselin et Bryan Cloutier qui ont bien représenté notre nation sur les deux soirées !

Une foule digne des Sprints Car

Je ne pourrais pas vous le confirmer avec une donnée scientifique, mais on dirait qu’une foule Sprints Car est beaucoup plus émotive et réactive que celle des amateurs Gros Blocs. On voyait les amateurs être réactifs face aux demandes de l’annonceur. Clairement ma meilleure expérience de l’année en étant dans la foule, puis un excellent travail de Yan Bussière qui a donné une présentation digne des grands honneurs lorsque les Américains débarquent en ville. Les feux d’artifices étaient magnifiques en étant rythmés avec la musique puis, la présentation des pilotes avec le feu et le quatre de large. Honnêtement, les spectacles à Drummondville ont toujours un goût spécial avec cette touche de couleur amenée par Bussière ! En plus, le programme a été complété à 21h30, puis les Sportsmans ont été les deuxièmes à faire leur finale. Une recette gagnante !

L’équipe Bernard connaît un week-end parfait au Québec !

Domination ! Le mot est juste pour parler de la deuxième victoire de suite d’Even Racine à l’Autodrome Granby, puis la dix-huitième victoire de la saison pour William Racine et la première victoire du cowboy à l’Autodrome Drummond à l’avant de son filleul. Durant les insuccès des frères Bernier, on voit la tendance que l’Équipe Bernard sera très dangereuse pour la saison 2024, puisqu’il y aura William Racine qui viendra se joindre dans la catégorie Modifiée. On ne tarde pas de voir une voiture Bernard remporter un championnat à Granby ou Drummond dans la classe maîtresse.

Un car count à la baisse à Drummondville

On avait uniquement 21 voitures présentes dans les puits pour les ESS. Ironiquement, ça fait plus de 2 ans qu’on avait toujours 25 voitures et plus. On était loin d’être déçu mais avec le départ de Desjardins et l’absence de Gino, Keven Clair et Steve Bernier, on a une explication raisonnable d’avoir 21 voitures. Aucune inquiétude, puisque la semaine prochaine sera nettement meilleure pour la soirée du championnat.

Je tenais à féliciter David Daoust pour sa première victoire en Lightning Sprint ! Un bon nombre de voitures étaient présentes pour la finale de 20 tours à Drummondville. Une soirée plutôt décevante pour Alex Therrien qui fut forcé à l’abandon. De plus, une victoire de Samuel Lajoie pour la finale Novice Sportsmans.

Mot de la fin Les Sprints sont toujours très attendus au Québec, puis j’espère réellement que Bussière sera en mesure d’amener les WOO pour une dernière fois au Canada. On a vu la vitesse incroyable des Sprints Car 360, alors cela pourrait être très rapide avec les 410. Bref, pour la fin de saison, on s’aligne vers les championnats de fin de saison pour Granby et Drummond. Soyez au rendez-vous, puisque la compétition va être féroce à Drummond avec Hébert et Raabe.

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