Crédit photo : Éric Descarries

Ram 1500 Limited Tungsten 2018 et le Salon de Chicago

Essais routiers Éric Descarries
Ram 1500 Limited Tungsten 2018 et le Salon de Chicago Si vous avez consulté ce blogue au début de janvier, vous y avez vu le nouveau pick-up Ram que FCA commercialisera en 2019. Outre les modifications extérieures, nous avons tous été surpris par les améliorations techniques et la révision de l’intérieur. Mais voici une autre surprise. FCA n’a pas l’intention d’arrêter la production de l’actuel Ram, un véhicule qui se vend très bien chez les concessionnaires Dodge, Chrysler, Ram, Jeep. Qui plus est, j’ai lu dans une publication spécialisée que FCA conservera la version actuelle pendant au moins un an durant le lancement du nouveau modèle et ce, à un prix concurrentiel, question de battre Chevrolet aux ventes! Ce n’est donc pas une surprise de faire connaissance avec une nouvelle finition encore plus poussée de l’actuel Ram 1500, la Limited Tungsten! Et c’est de celle-ci dont il est question cette semaine dans ce blogue. Au départ, il est facile de reconnaître ce Ram puisque les débuts de sa ligne générale remontent à 2009. À cette époque, le véhicule s’appelait Dodge Ram. Révisé en 2013, la camionnette a perdu le nom de Dodge et n’a conservé que celui de Ram ce qui, selon moi, fut une excellente idée. Depuis les deux ou trois dernières années, les designers de FCA ont également éliminé la massive calandre avec la croix en son centre pour la remplacer par diverses autres version dont celle du Rebel et celle qui orne l’avant du véhicule dont il est question ici. Le Ram 1500 Limited Tungsten est un grand pick-up luxueux. (Photo Éric Descarries) Cependant, le reste de la carrosserie n’a que peu changé sauf pour les ornementations et quelques détails incluant la caisse Ram Box avec ses petits compartiments verrouillables de chaque côté. Plusieurs types de cabine sont disponibles chez Ram : la régulière à deux portes, la version à quatre portes et celle que l’on voit ici, la cabine d’équipe (Crew Cab). Évidemment, il y a autant de genres de caisse, celle de 5,6 pieds, celle de 6,4 pieds et la plus longue de 8,2 pieds. Mon véhicule d’essai avait la plus petite caisse mais on pouvait y trouver une barrière démontable qui s’ajuste sur le panneau rabattu ce qui donne presque huit pieds de plancher utilisable! Et j’allais m’en servir! Ce Ram d’essai étai équipé de la caisse Ram Box plus courte mais qui peut s’allonger avec la barrière détachable. Notez l’absence de marche au pare-chocs pour grimper dans la caisse. (Photo Éric Descarries) Sous le capot d’un Ram, on peut y retrouver le V6 de base de 3,6 litres, le V6 turbodiesel de 3,0 litres ou le maintenant légendaire V8 HEMI de 5,7 litres qui fait, dans le cas de mon véhicule de la semaine, 395 chevaux et 410 livres-pied de couple. Tous ces moteurs viennent avec la boîte automatique à huit rapports (sauf pour certaines versions avec le HEMI qui sont disponibles avec la boîte à six rapports). Le véhicule que vous voyez ici était à quatre roues motrices sur commande (électrique). Généralement, les Ram sortent d’usine avec une suspension à ressorts hélicoïdaux aux quatre coins mais celui-ci avait une suspension pneumatique qui s’abaissait d’elle-même sur autoroute pour plus d’aérodynamisme et, jusqu’à un certain point, une meilleure économie de carburant à haute vitesse. Selon le rapport de pont choisi, ce Ram aura une capacité de remorquage de 7 990 à 10 170 livres et une capacité de charge de 1330 à 1530 livres. Incidemment, FCA Canada avait vu à changer les pneus toutes saisons d’origine de ce Ram pour des pneus d’hiver Hankook I’Pike qui se sont avérés bien à la hauteur de la situation lors de l’essai qui s’est déroulé durant une vraie semaine d’hiver avec de la neige, de la glace, du froid… L’intérieur du Ram change en 2018 avec l’arrivée de cette finition Limited Tungsten de luxe. Ce qu’on y voit d’abord, c’est une sellerie en cuir et suède avec des touches de finition en bois. Le tableau de bord est toujours le même avec ses deux imposants cadrans mais avec un écran d’information entre ceux-ci et surtout toute une foule de commandes qui sont dédoublées dans le grand écran du système UConnect, fort possiblement un des plus faciles à comprendre (et à lire) de l’Industrie. Les imposants sièges baquets d’avant peuvent être chauffés ou ventilés alors que le volant (incluant sa multitude de commandes) est aussi chauffant, tout un avantage en hiver. Les places arrière sont incroyablement généreuses (et les sièges sont chauffants!). Il est possible de relever les fauteuils si l’on veut transporter de matériel que l’on veut protéger des intempéries (et il y a de petits espaces de rangements dans le plancher!). La lunette arrière a même une ouverture à commande électrique alors que mon véhicule d’essai était aussi équipé d’un toit ouvrant vitré électrique imposant! Et tout le tour, que du luxe. Le tableau de bord est impressionnant surtout par son écran géant qui sert très bien à la caméra de marche arrière et au système UConnect. (Photo Éric Descarries) Les places arrière (avec sièges chauffants) sont généreuses. Ici, les deux-tiers de la banquette sont relevés pour permettre le transport de certains objets à l’abri des intempéries. (Photo Éric Descarries)

Sur la route

Bien entendu, conduire cet imposant véhicule en situation urbaine demande une attention constante. Pour les moins téméraires, il est possible d’équiper ce Ram d’une foule d’avertisseurs pour l’aide à la conduite. Le Ram Limited qui me fut confié était tout neuf. Son V8 démarrait au quart de tour malgré le froid de l’hiver, le son du HEMI envahissant mélodieusement l’habitacle, avec douceur. Car ce Limited a été conçu pour les automobilistes qui recherchent non seulement le luxe mais aussi le grand confort. Et croyez-moi, ce Ram est une des camionnettes les plus confortables que je n’ai jamais conduites. Le puissant moteur déplace l’imposante masse tout en douceur avec une boîte de vitesses qui coopère sans heurts. J’ai laissé le système de motricité en quatre roues motrices automatique tout le long de l’évaluation (il est possible de passer en propulsion seulement, ce qui est préférable en été, en quatre roues motrices avec différentiels verrouillés ou encore en quatre roues motrices en bas rapport). Ce choix peut se faire par commande rotative tout comme celui de la boîte de vitesses, aussi par commande rotative. Dommage encore une fois que le moteur, dans ce cas, le légendaire V8 HEMI, soit caché par tant de pièces esthétiques. (Photo Éric Descarries) Évidemment, avec autant de puissance sous le capot, il est possible d’atteindre le légendaire cap des 100 km/h en moins de huit secondes alors que les reprises sont tout aussi impressionnantes. La direction m’a paru relativement précise offrant un peu de résistance ce que j’ai bien aimé. Le freinage fut difficile à apprécier vu le pavé froid ou humide en encore enneigé de la période d’essai mais je me doute qu’un tel bahut n’arrête pas sur le proverbial dix sous! Une bonne randonnée sur autoroute m’a prouvé que ce luxueux Ram pourrait s’avérer la camionnette idéale pour de longs trajets vu son silence de roulement et surtout son confort (bien aidé de la suspension pneumatique). Ce qui explique pourquoi tant de gens utilisent un beau Ram pour descendre en Floride en hiver! Toutefois, s’il y avait une note négative à donner à ce pick-up, c’est le manque de marche ou d’appui pour grimper dans la caisse. Comment cela fait-il que tous les concurrents du Ram ont des marches ou des coches dans le pare-chocs arrière pour grimper dans cette caisse et pas le Ram? J’ai eu un petit transport à faire et, croyez-moi, ce n’est pas facile d’accéder à l’arrière. La caisse peut devenir encore plus utile en lui ajoutant cette barrière sur le panneau rabattu. Je m’en suis servi pour transporter un petit meuble. (Photo Éric Descarries) Enfin, et je suis sûr que cette question vous brûle les lèvres, quelle est la consommation d’un tel monument sur la route? Sachez qu’il m’en a coûté 108 $ d’essence pour une semaine de déplacements tant urbains qu’autoroutiers. Alors que l’ordinateur de bord indiquait une moyenne de consommation de 18,1 litres aux 100 kilomètres, mes calculs furent de 19,0 litres ! Et pourtant, le Ram serait, selon un article paru récemment dans le journal le plus important de Montréal, le cinquième véhicule le plus vendu au Québec (là où l’essence est parmi les plus chères en Amérique), bien avant les populaires Toyota RAV4 et Honda CR-V! Autre critère difficile à expliquer, le prix! Un Ram 1500 Limited débute à 64 270 $. Ajoutez-y les 245 $ de la peinture métallisée, les 4000 $ de l’ensemble Éclair (roues de 20 pouces, sièges ventilés et chauffants, le volant chauffant, la banquette arrière repliable 40-60, les essuie-glaces détecteurs de pluie et j’en passe), les 1995 $ de l’ensemble de décoration Limited Tungsten (pare-chocs de couleur harmonisée, capot sport et j’en passe encore une fois), les 525 $ des ponts avant et arrière autobloquant, les 1425 $ du toit ouvrant, les 200 $ du système d’aide au stationnement, les 1195 $ de la caisse Ram Box et de la rallonge, les 495 $ de l’attelage de remorquage, les 375 $ du module électronique des freins de la remorque, les 75 $ des crochets, les 75 $ des écrous antivol des roues, les (toujours aussi ridicules) 100 $ de la taxe d’accise fédérale du climatiseur et les 1895 $ des frais d’expédition et on en arrive à un grand total….(roulement de tambour, s.v.p….) de 76 870 $….plus taxes! Ce qui est écrit en petit sous l’étiquette de prix dans la glace, c’est que «Le concessionnaire peut vendre moins cher»…Je l’espère. Néanmoins, ce que je retiens outre les belles performances de la mécanique, c’est la douceur de roulement du Ram Limited Tungsten. De quoi vous inciter à faire un long voyage…

Le Salon de l’auto de Chicago

Au moment d’écrire ces lignes, le Salon de l’auto de Toronto est à la veille d’ouvrir ses portes. Mais avant celui-ci (qui s’affiche ouvertement comme le Salon international canadien de l’auto!), il y aura eu celui de Chicago. J’ai été assez souvent au Salon de Chicago pour me permettre de dire que c’est un des plus spectaculaires au monde, ne serait-ce que par son emplacement, le McCormick Centre de la «Ville des Vents» : deux immenses salles incluant de l’espace pour y installer des pistes d’essai de grandeur nature (oui, oui!) mais certes pas le lieu de prédilection pour d’importants dévoilements malgré le fait qu’il attire des centaines de milliers de visiteurs. Difficile à comprendre! Plus encore, ce salon a longtemps été celui d’importance pour le dévoilement de nouvelles camionnettes. Pas cette année, Détroit lui aura volé la place et GMC attendra à plus tard avant de lever le voile sur son nouveau Sierra! Néanmoins, il y aura eu quelques dévoilements d’importance à Chicago cette semaine dont l’arrivée de la Volkswagen Arteon (elle est déjà bien connue en Europe) pour remplacer la CC, le dévoilement des toutes récentes Sonata en versions hybrides et enfichables (plug-in) et la version 50e anniversaire de Subaru. Nissan y a exposé un Armada Snow Patrol et la 370Zki, un roadster avec des chenilles à la place des roues. Toyota y a eu un stand avec de nouvelles versions TRD de ses camionnettes alors que Ford profitait de ce Salon pour y dévoiler la seule vraie nouveauté sur place, le Transit Connect au devant redessiné, une camionnette normalement commerciale maintenant disponible en version «minivan» pour passagers avec la possibilité d’un nouveau moteur à essence de 2,0 litres ou avec un petit moteur turbodiesel de 1,5 litre, tous deux à traction avant avec la boîte automatique à huit rapports. Il semble que le Transit Connect en version pour passagers ait été la seule vraie nouveauté du salon de Chicago. (Photo Ford) Il faudra donc attendre le salon de New York pour de vrais nouveaux dévoilements! Autres nouvelles, Ford commercialisera sous peu une version Raptor de son nouveau Ranger mais pas encore en Amérique alors que Cadillac serait sur le point de terminer la production de ses CTS pour les remplacer par les nouvelles CT-5 qui devraient être vues au Salon de New York. On attend aussi le XT-4, un nouveau petit VUS de cette luxueuse marque américaine. Du lecteur Jacques Cloutier concernant l’Alfa Romeo Stelvio : »Je ne crois pas que cette belle Italienne, même si elle est représentative d’une grande tendance, n’attire plus qu’il ne faut nos automobilistes pour deux bonnes raisons : 1- le prix est trop élevé pour la catégorie et 2 – les voitures italiennes n’ont pas une belle réputation de fiabilité, du moins pour notre climat. Si l’on se fie à leur passé, ils auront toute une preuve à faire et leur coût d’entretien devra être réduit…» Pour lire le blog d'Éric Descarries