Martin Bisson a appris à se relever et d’être plus fort !

Chroniques Manon Landry
Cette semaine, je poursuis les présentations de pilotes et j’ai choisi d’y aller avec le voisin de Vincent Vachon # 83, un dénommé Martin Bisson, pilote de la série Procam Super Truck. C’est un pilote que je voyais en piste et que j’aimais beaucoup voir tourner, mais que je ne connaissais pas personnellement. J’ai fait la connaissance de Martin l’été passé lorsque je faisais partie de l’équipe de Samuel Charland et qu’il est venu donner un coup de pouce à quelques reprises au cours de la saison. Visiblement, ce n’est pas la seule chose qu’on ait en commun. En effet, on a le même idole Nascar soit Jeff Gordon. Mais pourquoi Gordon ? Martin a toujours aimé son style de conduite et il aime le personnage qu’il est en dehors de son bolide. Tout comme moi, il aimait le voir à la télévision lors des premières courses de Nascar l’été dernier, un bonhomme vraiment pertinent et plaisant à entendre. Pour la saison 2018, Martin prévoit faire environs 6 courses en Procam Super Truck cependant, s’il connaît un excellent début de saison, il n’est pas impossible qu’il envisage de faire la saison complète. Vous pourrez donc revoir le bolide # 26 à l’Autodrome Montmagny ainsi qu’à l’Autodrome Chaudière de Vallée-Jonction. Lorsque questionné sur son avenir à moyen terme (5 ans), Martin m’indiquait qu’il aimerait être dans la série ACT. Pourquoi pas ? Il est un excellent pilote. D’ailleurs, il se décrit comme un pilote patient, qui travaille beaucoup sur sa voiture entre les programmes pour l’améliorer. Il aime bien aider les autres équipes également. Quant à son point faible, lorsque les choses vont mal, il avait l’habitude de se décourager assez vite, cependant au cours de l’été il a appris à se relever et d’être plus fort après une journée difficile, de revenir en force le programme d’après. Pour ceux et celles qui ne connaissent pas Martin ou son historique de course, sachez qu’il a débuté les courses à l’âge de 12 ans dans des courses à obstacles. Il a ensuite commencé la course sur terre battue à East-Broughton au début des années 2000 où il a gagné quelques championnats. D’ailleurs, son père courait également sur terre battu à Vallée-Jonction et à East-Broughton. Il a également fait des courses de démolition. Il a fait ses débuts sur asphalte en 2011 dans la classe qui se faisait appeler à l’époque Kamikaze avec l’auto de Dominic Jacques (#67 Sportsman Québec) où il a gagné le championnat. En 2012, il achète le Sport Compact du père de Dominic, Paulo Jacques et il s’est mérité le titre de recrue de l’année. En 2013, il termine 2e au championnat puis en 2014 il gagne le championnat à l’Autodrome Montmagny. Il gagne l’année suivante (2015) le championnat de l’Autodrome Chaudière en plus de gagner la triple couronne Oricom. Crédit photo : FotoMarco En 2016, il décide de faire le saut dans la classe Semi-Pro à Vallée-Jonction où il s’est mérité le titre de recrue de l’année en plus de remporter le championnat. En 2017, il décide d’acquérir un Procam Super Truck puisqu’il a toujours aimé leur modèle. Il signe deux podium dès ses premières courses dans cette série cependant la malchance le rattrape avec quelques bris mécaniques et une crevaison pour finir l’année où il termine 5e au championnat et décroche le titre de recrue de l’année exæquo avec un autre pilote. À la fin juillet, Martin a eu l’occasion de faire une course de la série Sportsman Québec à l’Autodrome Saint-Félicien puisque Samuel Charland # 41 ne pouvait être à deux endroits en même temps. Martin a su démontrer de quel bois il se chauffait puisqu’il est parti en 16e position et il a terminé en 6e position sur une piste qu’il ne connaissait pas à bord d’une voiture qu’il ne connaissait pas. Martin a adoré son expérience avec la série et il a bien aimé ce trioval même s’il trouve que c’est une piste très difficile pour l’adaptation. Peut-être qu’un jour il aura l’occasion d’y retourner et de l’apprivoiser plus rapidement.