Crédit photo : Éric Descarries

Chevrolet Traverse Red Line

Essais routiers Éric Descarries
Chevrolet Traverse Red Line, le Salon de la voiture électrique et des miniatures Je l’avoue, je n’ai jamais été un «fan» du VUM (Véhicule Utilitaire Multisegment) Traverse de Chevrolet. Et je ne suis pas le seul. En fait, cette version de Chevrolet du VUM que nous avons également connu sous les noms de Buick Enclave et GMC Acadia n’a jamais été la plus spectaculaire du trio. Son design a laissé tellement de client froid que les designers de GM ont dû le revoir complètement. Ce n’est pas que le Traverse était laid…il n’était que «drabe». Heureusement, la nouvelle version de 2018 affiche un design nettement plus agréable à l’œil ce qui devrait donner au Traverse plus de possibilités de concurrencer des gagnants comme le Ford Explorer, le Honda Pilot ou le Toyota Highlander, par exemple. Au lieu d’imiter GMC qui a nous propose désormais une version légèrement rapetissée de son Acadia, Chevrolet a décidé d’élargir son Traverse et de le faire reposer sur un empattement un peu plus long. Notons que le Traverse n’est plus basé sur une plateforme Lambda de GM mais sur la nouvelle plateforme C1XX semblable à celle du VUS Cadillac XT5. Il en résulte un intérieur plus vaste alors que son design modernisé lui donne une allure plus sportive. Et pour insister sur le thème, Chevrolet nous propose même une version Red Line de Traverse (vous souvenez-vous des versions Red Line de Saturn?), une finition qui a d’abord été dévoilé il y a quelques années à l’exposition de la SEMA. La finition Red Line (qui n’inclut pas de modifications mécaniques, soulignons-le) se reconnaît à la peinture noire de la calandre, des emblèmes (Bowtie ou Nœud papillon) Chevrolet noirs, les lettres Traverse collées au centre des deux portières d’avant avec contour rouge et surtout de superbes jantes noires à multiples branches marquées d’une bande rouge. Spécifions que la version Red Line ne vient qu’avec la finition Premier haut de gamme. Le VUM Traverse de GM a été complètement redessiné. (Photo Éric Descarries) La nouvelle version du Traverse est disponible avec un moteur à quatre cylindres turbocompressé de 2,0 litres de 255 chevaux et 295 li-pi de couple mais mon véhicule d’essai était équipé du plus traditionnel (et très «corporatif»!) V6 de 3,6 litres de 310 chevaux et 266 li-pi de couple que l’on retrouve dans tant de véhicules de GM! Toutefois, la grande nouveauté, c’est la boîte automatique à neuf rapports (que GM a développé avec Ford pour les véhicules à traction avant ou intégrale tandis que Ford a développé avec GM la boîte automatique à dix rapports pour les Mustang, Camaro, F-150 et Silverado-Sierra). De base, un Traverse peut être commandé avec la traction avant mais vu que je conduisais un Traverse haut de gamme Premier Red Line, il était plutôt équipé de la traction intégrale. Et vu que le Traverse repose sur une nouvelle plateforme, aussi bien insister sur le fait que les suspensions ont été révisées incluant de nouveaux amortisseurs ZF plus silencieux et un agencement arrière à cinq bras tirés renforcés. Même vu de l’arrière, le nouveau Traverse affiche un design plus agressif, plus sportif, plus agréable à l’œil. (Photo Éric Descarries) La plus belle surprise, c’est l’aménagement intérieur et son espace plus grand et aéré pour les sept passagers (le Traverse est aussi livrable en configuration à huit passagers). Le design ne gagnera peut-être pas des prix d’originalité mais la sobriété de la construction donne à cet intérieur un look élégant qui plaît à l’œil. Malgré les nombreuses formes géométriques, tout y est bien accordé pour une allure moderne mais modérée. L’instrumentation numérique est regroupée dans sa propre niche devant le conducteur avec des cadrans faciles à lire et un centre d’information très utile. Le centre du tableau de bord est bien occupé par le grand écran de la navigation et de la radio. Les commandes ne sont pas si nombreuses mais elles sont facilement reconnaissables. Évidemment, plusieurs de ces commandes sont dédoublées sur le volant (chauffant, ce que j’apprécie en hiver!). Les sièges d’avant (chauffants eux aussi) sont confortables à souhait alors que ceux du centre procurent beaucoup d’espace à leurs passagers. Ces derniers sont un peu plus élevés pour une meilleure visibilité. Quant aux trois places arrière (une banquette divisible deux tiers/un tiers), elles sont facilement atteignables (les sièges du centre se replient facilement mais les enfants préféreront les contourner et passer par l’espace entre les deux) et relativement confortables mais que pour de courtes distances…à moins que vous soyez un enfant! Oh! À ne pas négliger, la possibilité de la connectivité WiFi! Le tableau de bord affiche un dessin original mais relativement sobre. (Photo Éric Descarries) Les places du centre sont généreuses mais les sièges ne sont pas aussi confortables que ceux d’avant. (Photo Éric Descarries) La dernière banquette demeure un siège d’appoint mais les enfants s’y plairont. (Photo Éric Descarries) Toutefois, il reste quand même un espace de chargement relativement vaste pour un usage courant. Si l’on veut plus de place, l’utilisateur n’a qu’à replier les dossiers de la troisième banquette et encore plus en repliant aussi les dossiers des sièges du centre. Et l’on obtient alors un véritable gouffre! Évidemment, Chevrolet a suivi le mouvement et le hayon arrière peut s’ouvrir en balançant la jambe sous le pare-chocs arrière. Même avec la dernière banquette en place, il reste un bon espace cargo pour le chargement. Celui-ci peut s’agrandir en abaissant les dossiers. Incidemment, il y aussi un autre espace de rangement sous le couvercle du plancher. (Photo Éric Descarries)

Sur la route

Les gens de Chevrolet ont-ils enfin réussi à rendre le Traverse plus intéressant à conduire? Si mes souvenirs de l’ancien Traverse sont bons, ils y sont vraiment parvenus. Spécifions qu’en adoptant la nouvelle plateforme C1XX, ils ont d’abord réussi à abaisser le poids du véhicule d’un peu plus de 300 livres. Et cela paraît à l’accélération…et au freinage. Non, le V6 n’est pas une bombe de performance mais il réussit à déplacer ce gros véhicule de plus de 4300 livres à 100 k/h en moins de huit secondes. Il faut avouer que la boîte automatique réagit plus rapidement que je ne l’avais espéré. Elle est aussi très douce. J’y ai perçu quelques soubresauts ou hésitations mais à peine. En vérité, je me demande si ça valait la peine d’être mentionné. Quant aux reprises, elles se sont faites vite et tout en douceur. J’ose espérer que cette nouvelle boîte de vitesses fera éventuellement l’unanimité. En ce qui a trait à la tenue de route, le Traverse n’est pas une sportive mais on sent que le châssis est plus solide lorsqu’on conduit le véhicule sur une route sinueuse. Et la visibilité y est très bonne. Mon véhicule d’essai est venu d’usine avec des pneus Continental Crosscontact Eco Plus toutes saisons qui auront besoin d’être remplacés par des pneus d’hiver très bientôt. Curieusement, je les ai trouvés un peu bruyants, comme si c’étaient des…pneus d’hiver! Les jantes de la version Red Line sont décorées de…lignes rouge. (Photo Éric Descarries) Question consommation, alors que l’ordinateur de bord marquait 11,5 l/100 km, mes calculs à la pompe se sont soldés à…11,8 l/100 km ! Pour ce genre de véhicule plus lourd, ce n’est pas si mal! Il faut dire qu’en conduite urbaine, le véhicule est aidé d’un système Start/Stop qui neutralise le moteur lorsque le VUM est arrêté à un feu rouge. Aucune surprise sous le capot, le Traverse peut être mû par un V6 «corporatif» de 3,6 litres si populaire dans plusieurs véhicules de GM. (Photo Éric Descarries) Le prix de base d’un Traverse Premier à traction intégrale est de 52 495 $. Ajoutez-y la finition Red Line de 995 $, la (toujours aussi ridicule) taxe de climatisation de 100 $ et les 1 700 $ de frais de transport et préparation et l’on obtient un total de 55 290 $ (plus taxes, bien entendu). Maintenant, la question qui tue! Est-il recommandable? Je ne peux pas prédire la fiabilité ou la popularité d’un nouveau modèle. Cependant, je peux vous dire que le Traverse 2018 est nettement mieux que le modèle qu’il remplace. Personnellement,sa nouvelle ligne qui n’est pas sans me rappeler celle du plus imposant Tahoe me plaît. Elle dégage une allure plus sportive et surtout plus moderne. Quant à sa conduite, c’est un gros véhicule, je l’admets. Mais il est agréable à conduire. Et si vous en avez besoin pour remorquer, il est capable de tirer 5200 livres.

Le salon de l’auto électrique de St-Hyacinthe

Bientôt débutera la saison des salons de l’automobile : Los Angeles, Detroit, Montréal, Chicago, Toronto, New York et j’en passe. Toutefois, chez nous, ça vient de débuter par le modeste Salon de la voiture électrique de St-Hyacinthe. Parrainé par des journalistes comme Daniel Breton et Jacques Duval, ce petit salon s’est tenu au nouveau centre de congrès de St-Hyacinthe. Malgré le fait qu’il n’y avait que moins de 50 véhicules sur place, l’intérêt fut suffisamment grand pour y attirer de bonnes foules selon ce que j’en ai su. J’ai assisté à la grande ouverture et sauf pour quelques détails techniques, je n’y ai rien noté de bien nouveau (j’y ai quand même découvert que Berthold Robidoux des «transmissions Bert» de St-Constant, un spécialiste de boîtes de voitures de course de type stock-car sur terre battue a travaillé à la conception d’une boîte de vitesses d’un prototype de pick-up F-150 électrique affecté à Hydro-Québec). Ce qui compte, c’est que le public ait apprécié… Le petit Salon de l’auto électrique de St-Hyacinthe semble avoir séduit plus d’un visiteur…(Photo Éric Descarries)

Expo modélistes Rive-Nord

Ceux qui me connaissent savent que je suis un grand mordu de miniatures. C’est pourquoi j’aime visiter certaines expositions de miniatures, que ce soit des autos, des trains, des avions ou autres. Je me suis donc rendu tôt dimanche matin dernier à l’Expo modélistes Rive-Nord 5 au Centre culturel de Mirabel pour y voir les travaux des spécialistes de la reproduction en miniature et je ne fus pas déçu. D’ailleurs, avant que je ne l’oublie, inscrivez dans votre agenda l’expo de miniatures à la Polyvalente Georges Vanier à Duvernay, Laval, les 7 et 8 avril 2018. Un peu trop tôt? Non, vaut mieux être prévenu d’avance. Le public était invité à voter au concours de l’Expo modélistes Rive-Nord 5 (Photo Éric Descarries) Pour lire le blog d'Éric Descarries